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 la violence

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hafsa hafosa
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MessageSujet: la violence   Jeu Fév 14, 2013 3:52 pm

La violence est l’utilisation de force physique ou
psychologique pour contraindre, dominer, causer des dommages ou la mort.
Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance.

Pour la philosophe Blandine Kriegel, la violence est « la force déréglée qui porte atteinte à l’intégrité physique ou psychique pour mettre en cause dans un but de domination ou de destruction l’humanité de l’individu2. » La violence est ainsi souvent opposée à un usage contrôlé, légitime et mesuré de la force
.
Dans les sociétés primitives la violence ne faisait souvent qu’un
avec la proximité du dieu - néanmoins les violences entre tribus, comme
celles d'Australie, n'avaient pas de rapport avec la proximité du dieu
selon Alain Testart.

À l'époque moderne, ce dieu n’apparaît plus, et la violence n’est plus exutoire : elle est privée de bouc émissaire (victime divinisée) et condamnée à l’escalade. Hölderlin, au temps de Hegel et de Clausewitz,
a compris le danger de cette proximité des hommes entre eux. Car le
dieu qui se mêlait aux hommes, chez les Grecs par exemple, c’était le
dieu de la réciprocité, des doubles mimétiques, de la folie contagieuse.
Il s’appelait Dionysos (c’est lui sur qui Nietzsche avait parié). Ce nom est celui que les Grecs ont donné à l’effroi que leur causait la promiscuité divine4.

Typologies des violences






Violence mise en scène au théâtre


Plusieurs types de violence sont distinguées. Leurs définitions -
parfois contradictoires - varient selon les époques, les milieux, les
lieux, les évolutions sociales, technologiques etc.




  • Violence criminelle : le crime, spontané ou organisé, peut avoir des causes sociales, économiques, ou psychologiques (schizophrénie, etc.). Cette forme de violence est selon certains auteurs l'envers d'une violence étatique et/ou symbolique.



  • Violence symbolique : c'est notamment la thèse de Pierre Bourdieu,
    qui désigne plusieurs sortes de violences : verbale (éventuelle
    première étape avant passage à l'acte) ; ou invisible,
    institutionnelle : c'est aussi la violence structurelle (Galtung) face à laquelle les individus semblent impuissants. Celle-ci désigne plusieurs phénomènes différents qui favorisent la domination d'un groupe sur un autre et la stigmatisation de populations, stigmatisation pouvant aller jusqu'à la création d'un bouc émissaire.


  • Violence économique : en droit civil, la violence économique
    est une hypothèse récente de vice du consentement, justifiant d'annuler
    les contrats dont la conclusion reposait sur ce vice. Elle est admise
    dans certaines limites par les tribunaux. Elle est maintenant considérée
    par certains juristes comme une nouvelle forme du "vice traditionnel de la violence5". En France, la 1re chambre civile de la Cour de cassation, dans un arrêt du 3 avril 2002, et sur le fondement de l'article 1112 du Code civil,
    a ainsi jugé que « l'exploitation abusive d'une situation de dépendance
    économique, faite pour tirer profit de la crainte d'un mal menaçant
    directement les intérêts légitimes de la personne, peut vicier de
    violence son consentement6 ».


  • Violence pathologique : certains désordres mentaux sont
    accompagnés de bouffées de violence. On a récemment trouvé dans l'urine
    et le sang des patients touchés par ces maladies mentales une toxine qui
    semble anormalement produite par leur organisme. Cette toxine (une bufoténine)
    n'a été trouvée à ces doses que chez des patients présentant des
    troubles psychiques, et aussi chez des patients non drogués, n'ayant pas
    eu de contacts avec des amphibiens, mais violents7.
    On la retrouve dans l'urine ou le sang des patients pour toutes les
    grandes maladies psychiatriques, au point de la proposer comme
    indicateur de diagnostic8.
    La toxine est identique à celle qu'on trouve parmi les bufotoxines (hallucinogènes et provoquant des symptômes évoquant une psychose de type schizophrénie) du venin des nombreuses espèces de crapauds. Mais on ignore encore si le même processus est en jeu dans les deux cas9 et à déterminer si cette molécule est à l'origine des troubles mentaux chez l'homme10,
    ou si elle est elle-même un sous-produit d'un autre processus
    pathologique. Des indices plaident en tous cas pour certaines
    similitudes entre l'action de bufotoxine sur le cerveau, et en
    particulier sur la dégradation de la sérotonine et des processus intervenant dans les désordres mentaux11.




« C’est dire que les Grecs de l'Antiquité considéraient que la question de la violence (bia) ne se pose pas pour les animaux (zôoi) mais seulement dans le domaine de la vie humaine (Bios). Cela suggère très précisément que la question de la violence a affaire avec la parole
qui est le propre de l’humain. Cela suggère aussi que les animaux ne
sont pas, à proprement parler, violents : leurs comportements obéissent
simplement aux lois inexorables de la nature. La « violence animale »
n’est donc qu’une projection anthropomorphique sur le comportement
animal3. »


Ce sont aussi d'autres types de violences ayant pour caractéristique l'absence apparente de conscience ou de volonté.


  • La cyber-violence: violence qui consiste en ce qu'une
    personne utilise la violence (physique ou verbale) pour ridiculiser
    quelqu'un et en fasse une vidéo, une publicité ou toute autre
    publication sur internet. 7 % des vidéos publiées sur Youtube en 2010,
    soit 50 000 vidéos, sont des vidéos contenant de la cyber-violence[réf. souhaitée]. Il y a notamment une remontée de popularité élevée de ce phénomène, c'est-à-dire plus de 57 %[pas clair].

Perceptions psychologiques






Combat de rue, en Chine.


L'analyse d'une série mensuelle de réponses des Français concernant la violence et la criminalité montre que :


  1. Les fluctuations de l'inquiétude manifestée par l'opinion ne sont pas corrélées avec celles des crimes ou délits tels qu'enregistrés par les statistiques judiciaires;
  2. Les pointes d'inquiétude qui hérissent la courbe de l'opinion
    correspondent assez systématiquement à des événements violents et
    impressionnants relayés par la presse et la télévision et dont les
    victimes sont des gens « ordinaires » auxquels chacun peut s'identifier12.

Effets et conséquences


Au-delà de la mort et des blessures, des formes de violence largement répandu (telles que la maltraitance sur mineur et la violence conjugale) entraînent de sérieux traumatismes non physiques à vie. Il arrive alors que ces victimes adoptent des comportements à risques tels que la consommation d'alcool et l'usage de stupéfiants, la consommation de tabac et les rapports sexuels à risques, ce qui peut dès lors participer au développement de maladies cardio-vasculaires, de cancers, de dépressions, de diabètes et du virus du SIDA ou d'autres maladies conduisant à une mort prématurée13.

Dans les pays présentant un niveau de violence élevé, la croissance
économique peut être ralentie, la sécurité dégradée et le développement
social entravé. Les familles sortant peu à peu de la pauvreté et
investissant dans l'éducation de leurs enfants peuvent être ruinées par
la mort violente ou la sévère infirmité de la principale figure de
famille générant les ressources. Les communautés peuvent être prises au
piège dans la pauvreté, où la violence omniprésente et la précarité
forment un cercle vicieux qui étouffe la croissance économique. Pour
les sociétés, le fait de couvrir les dépenses directement liées aux
coûts de la santé, de la justice et de la protection sociale résultant
de la violence empêche les gouvernements d'investir dans des mesures
sociales plus constructives. La majeure partie des coûts indirects de la
violence provenant de la productivité perdue et de l'investissement
dans l'éducation perdu contribuent ensemble à ralentir la croissance
économique, à dessiner davantage les clivages socio-économiques et à
dégrader le capital humain et social.

Justifications


Selon les points de vue, ces différentes formes de violences peuvent
être légitimes ou non, « bonnes » ou « mauvaises » : on pourra ainsi
justifier la contrainte étatique (police, armée) comme nécessaire face au crime ; inversement, on justifiera la « violence révolutionnaire » (Walter Benjamin, « Thèses sur le concept d'histoire ») des opprimés contre l'État, considéré par Marx et Engels comme le « bras armé de la bourgeoisie », ou encore contre la violence structurelle et symbolique (racisme institutionnel qui justifiait, selon les Black Panthers,
la constitution de milices d'auto-défense). Dans la sphère privée,
certains justifieront la violence comme moyen légitime d'exercer une autorité (fessée pour les enfants, violence conjugale ou violence contre les femmes :
on tentera alors de justifier la violence en distinguant différents
seuils : une gifle serait acceptable mais pas une bastonnade, etc.) ;
d'autres critiqueront au contraire ces comportements comme sexistes ou
autoritaires, conduisant à terroriser les sujets afin de les contraindre
à la soumission. La définition même de ce qui constitue une violence, a fortiori une violence « légitime », fait ainsi l'objet de débats politiques et philosophiques. Ce débat entre violence, force et justice est ramassé par Pascal dans un aphorisme célèbre des Pensées :



« Il est juste que ce qui est juste soit suivi ; il est nécessaire
que ce qui est fort soit suivi. La justice sans la force est
impuissante, la force sans la justice est tyrannique. La justice sans
force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants ; la force
sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et
la force et pour cela faire en sorte que ce qui est juste soit fort, ou
que ce qui est fort soit juste.

La justice est sujette à dispute, la force est très reconnaissable et
sans dispute. Ainsi on n'a pu donner la force à la justice, parce que
la force a contredit la justice et a dit qu'elle était injuste, et a dit
que c'était elle qui était juste. Et ainsi ne pouvant faire que ce qui
est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste…

Ne pouvant faire qu'il soit forcé d'obéir à la justice, on a fait
qu'il soit juste d'obéir à la force. Ne pouvant fortifier la justice, on
a justifié la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et
que la paix fût, qui est le souverain bien. »


Selon Howard Bloom, la violence est l'outil de la nature pour améliorer notre comportement social14.

Violence d'État, et violence politique


Selon la définition classique de Max Weber dans Le Savant et le politique (1919), « l'État revendique le monopole de la violence légitime ».
Historiquement, l'État moderne s'est construit en défaisant les autres
groupes (féodaux, etc.) du droit d'utiliser la violence pour leur propre
compte (pour se faire justice, etc.). Ce monopole peut être contesté
(par la mafia, des groupes révolutionnaires ou des guérillas, ou encore par des « justiciers » ou « vigilantes »).

Violence du système économique et social ?


Michel Onfray repose le problème des violences structurelles, et des injustices économiques (précarité, pauvreté, inégalité, non répartition)15 :« On
aurait tort de braquer le projecteur sur les seules violences
individuelles alors que tous les jours la violence des acteurs du
système libéral fabrique les situations délétères dans lesquelles
s'engouffrent ceux qui, perdus, sacrifiés, sans foi ni loi, sans
éthique, sans valeurs, exposés aux rudesses d'une machine sociale qui
les broie, se contentent de reproduire à leur degré, dans leur monde,
les exactions de ceux qui (les) gouvernent et demeurent dans l'impunité.
Si les violences dites légitimes cessaient, on pourrait enfin envisager
la réduction des violences dites illégitimes. »

Jean Baudrillard nous dit que même si la société de consommation
est une société d'abondance, c'est une abondance forcée conduisant
nécessairement à des violences de refus, alors que « Si l'abondance
était liberté, alors cette violence serait en effet impensable16. »



« L'abondance n'est qu'un (ou du moins est aussi) système de
contraintes d'un type nouveau pour comprendre aussitôt qu'à cette
nouvelle contrainte sociale (plus ou moins inconsciente) ne peut que
répondre un type nouveau de revendication libératrice. En l'occurrence,
le refus de la "société de consommation", sous sa forme violente et
érostratique (destruction « aveugles » de biens matériels et culturels)
ou non violente et démissive (refus d'investissement productif et
consommatif). Si l'abondance était liberté, alors cette violence serait
en effet impensable. Si l'abondance (la croissance) est contrainte,
alors cette violence se comprend d'elle-même, elle s'impose logiquement.
Si elle est sauvage, sans objet, informelle, c'est que les contraintes
qu'elle conteste sont elles aussi informulées, inconscientes,
illisibles : ce sont celles mêmes de la « liberté », de l'accession
contrôlée au bonheur, de l'éthique totalitaire de l'abondance. »


Débat sur la non-violence


Article détaillé : Non-violence.
Gandhi et Martin Luther King ont critiqué la violence et ont mis en pratique la non-violence, qui est tout même une force, émotionnelle selon Gandhi : donc communicationnelle.

D'autres critiquèrent cette tactique : Léon Trotski, Frantz Fanon, Reinhold Niebuhr, Subhas Chandra Bose, George Orwell, Ward Churchill17 et Malcolm X étaient de fervents critiques de la non-violence, soutenant de maintes façons que la non violence et le pacifisme sont des tentatives d'imposer au prolétariat la morale de la bourgeoisie,
que la violence est un accompagnement nécessaire au changement
révolutionnaire, ou que le droit à la légitime défense est fondamental.

Violence interpersonnelle


La violence dans les relations interpersonnelles (patron/employé,
parent/enfant, entre amis, entre collègue, etc.) est un phénomène qui se
manifeste sous de multiples formes : abus de pouvoir, agression
physique, intimidation verbale, menaces voilées, insultes et injures,
humiliation, etc.18.
Ces violences sont en relation d'inférence avec la violence globale
(institutionnelle, structurelle, systémique…), elle en sont donc liées
parfois plus ou moins directement, et parfois sont de réel écho ou
feedback/retour de la violence globale. En tous cas, selon
pédopsychiatre et psychanalyste Daniel Schechter, la violence dans les relations interpersonnelles a des conséquences importantes pour les victimes ainsi que pour leurs enfants19,20,21.


Violence criminelle


Article détaillé : Crime.
Ces violences criminelles sont également en relation d'inférence avec
la violence globale (institutionnelle, structurelle, systémique…), elle
en sont donc lié parfois plus ou moins directement, et parfois sont de
réel écho ou feedback/retour de la violence globale.

Les quatre causes majeures identifiées comme favorisant la violence criminelle23,24:


La nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise, ces facteurs sociétaux
sont la cause du retour de violence. Il existe des cas de criminels
ayant de réel problème psychologique, n'ayant pas pour cause ces
facteurs sociétaux, ceci représente un pourcentage minime de ce que l'on
considère aujourd'hui comme la violence criminelle.

Les criminels font partie et sont issus de la société, contrairement
au processus mental qui voudrait que l'on rejette le mal pour ne pas
comprendre l'implication de soi ou du système/société à laquelle on
appartient, et que l'on défend alors consciemment ou inconsciemment le statu quo (hypocrisie, cynisme).
Ce déni de la réalité et le refus de prendre ses responsabilités, le
refus de voir les relations, en éjectant le mal hors et loin de nous est
analysé notamment par le sociologue Slavoj Žižek25.
"La vérité n'est pas hors de nous, elle est en nous. La vérité n'est
pas à chercher ou à repousser loin de nous, la vérité est en nous" (ou
dans la société).

Ce déni du mal et de ces causes est également décrite par Georges Bernanos au sujet des totalitarismes et fascismes avec pour conséquences des crimes contre l'humanité26 : « Les
imbéciles mettent le nez sur le bubons et ils se disent entre eux : ”
Comment diables ces choses violacées, dont la plus grosse atteint à
peine la taille d'un œuf de pigeon, peuvent elle contenir tant de pus ! ”
L'idée ne vient pas aux imbéciles que le corps tout entier refait à
mesure cette purulence, qu'il faut en tarir la source. Et si par hasard,
une telle idée leur était venue, ils se seraient bien gardés de
l'avouer, car ils sont un des éléments de cette pourriture. La Bêtise,
en effet, m'apparait de plus en plus comme la cause première et
principale de la corruption des Nations. La seconde, c'est l'avarice.
L'ambition des dictateurs ne vient qu'au troisième rang. »

Typologie


Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d’ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.
La violence peut être instituante et instituée. Les relations
sociales évoluent dans le cadre de rapports de force généralement
inégalitaires qui se traduisent par des impositions et l'établissement
temporaire d'un statu quo fondé sur cette violence initiale.


  • Karl Marx a décrit la violence qu'a représentée l'accumulation primitive.
  • Michel Foucault a montré la violence instituée sous la forme de la répression étatique.
  • Pierre Bourdieu a démontré que la violence symbolique
    recouvre une situation de domination légitime ou non d'une personne sur
    une autre, d'un groupe de personnes sur un autre, mal vécue par l'une
    des deux parties. Exemples : autoritarisme d'une hiérarchie d'entreprise ou d'armée, organisation politique d'un pays, vie de famille mal vécue par un membre de la famille.
  • Max Weber considère que tout État possède le monopole de la violence
    physique légitime. Celle-ci s'exprime par le fait que les sujets de
    l'État consentent, soit par tradition ou par un désir d'égalité, à ce
    que l'État soit le seul pouvant, de façon légitime, exercer une violence
    sur son territoire, que ce soit par les forces policières, militaires
    ou bien juridiques.
  • Pour Michel Maffesoli,
    la violence serait consubstantielle à la dynamique de toute société
    qui, dès lors, se doit de la gérer. C'est pourquoi la violence est
    tantôt assumée institutionnellement dans le droit de mort que s'arrogent
    les États (guerres, exécutions capitales), tantôt ritualisée et
    canalisée dans la vie sociale à travers les arbitrages sociaux
    (syndicaux, politiques), les extases sportives ou les débordements
    juvéniles en tous genres ;

Michel Maffesoli, à la suite de Georges Sorel, a montré la violence réactionnelle qui, d'en bas, s'oppose à la violence instituante et instituée ; Karl Marx a légitimé la violence révolutionnaire.


  • Pour Charles Rojzman
    la violence est à distinguer impérativement du conflit : « Les mots
    « violence » et « conflit » sont souvent pris l’un pour l’autre. Ainsi
    par peur de la violence, ce sont les conflits que nous taisons. Et c’est
    l’impossibilité d’exprimer ces conflits qui provoque la violence. Au
    cours d’un conflit, nous envisageons la personne avec laquelle nous
    avons un différend et non plus seulement le groupe qu’elle est supposée
    représenter ou l’image que nous nous faisons d’elle. Nous ne considérons
    pas l’autre comme mauvais par essence. »27 Ainsi préconise-t-il la nécessité de « transformer la violence destructrice en conflit constructif ».


  • Le philosophe Krishnamurti affirme que « le conformisme est une forme de violence. » Être soi même naturellement serait une maladie, une déviance, sortir des rangs être créatif et penser c'est-à-dire être anticonformiste et libre-penseur est un crime car c'est un danger pour le pouvoir et le système en place, qui par nature est une force conformiste, force centripète.

    • Le conformisme
      des personnes conformiste punit d'eux-mêmes les personnes sortant des
      rangs (pression ou force sociale), le pouvoir et la violence de l'"état"
      n'a généralement pas besoin d'intervenir. Pour Krishnamurti le conformisme est un facteur des idéologies, idéologies
      qui sont pour lui la cause de la quasi totalité des problèmes de
      société, ainsi que des conflits, et des actes de violence à l'échelle
      humaine ou à l'échelle des états, les guerres.
    • Krishnamurti
      propose également des écoles et systèmes éducatifs plus ouvert,
      s'éloignant de la conception de l'éducation comme 'processus de socialisation' ou d'institution disciplinaire'. La socialisation des organismes sociaux obligent à se conformer, le synonyme en biologie est ici domestication avec des exemples de domestication génétique
      sur plusieurs génération, de même que tout système organisé doit dans
      la pensée humaine ainsi que dans la pensée de celui qui veut avoir
      l'ascendant est de contrôler et d'exercer un pouvoir - sans pouvoir de
      plus s'en empêcher (non-agir) -, ce qui équivaut dans la forme à un système fermé et hiérarchique
      conduisant à une vision du monde, qui peut même être à l'opposé des
      intentions des personnes composant cette organisation (ex : la gauche).


  • Pour Theodore Kaczynski, la sur-socialisation est parmi les pires choses, la pire violence, qu’un être humain peut infliger à un autre28.

« La pensée et le comportement d’une personne sur-socialisée sont bien plus aliénées que celles d’une autre modérément socialisée. »



« La personne sur-socialisée ne peut même pas avoir une expérience,
sans culpabilité, de pensées ou sentiments qui soient contraires à la
morale en place ; elle ne peut avoir de « mauvaises » pensées. Et la
socialisation n’est pas juste une question de morale ; nous sommes
socialisés pour nous adapter à de nombreuses normes qui n’ont rien à
voir avec la morale proprement dite. Ainsi, la personne sur-socialisée
est maintenue en laisse et sa vie avance sur les rails que la société a
construit pour elle. Pour beaucoup de personnes sur-socialisées, cela se
traduit par un sentiment de contrainte et de faiblesse qui peut être un
terrible handicap. Nous affirmons que la sur-socialisation est parmi
les pires choses qu’un être humain peut infliger à un autre." »



  • Le tiqqun invite à s'éloigner de toute "organisation", et à se diriger vers des "non-organisations", des systèmes ouverts et libre, et des auto-organisations.
  • Les libertaires placent la liberté comme valeur sine qua non pour un humain, et reconnaissant la violence systémique présente dans la société et les organisations, ils proposent également des sociétés plus ouvertes, humanistes, et libres.

La violence froide est un terme utilisé en opposition à la violence
agressive. Elle consiste à contraindre directement ou par exécutants
interposés, autrui à entrer et demeurer dans une situation de souffrance
(par exemple : séquestration, déportation, extermination).

Elle peut être retournée contre soi-même par une personne qui décide
de ne pas tenir compte de tous ses besoin dans ses actions et d'accepter
des tâches qui l’écrasent.

La violence éducative est perpétrée à des fins éducatives, à ne pas
confondre avec la maltraitance laissant des marques sur le corps et qui
n'ont pas de but éducatif.

La violence primitive est celle qui découle d'une simple opportunité de prédation hors de toute catégorie décrite ci-dessus, qu'il s'agisse de prédation matérielle (appropriation de biens) ou narcissique (appropriation du corps d'autrui, voir ci-dessous).

La violence sexuelle est le fait d’une personne consciente d'avoir un {{wikt:ascendant|ascendant}}(hiérarchique, parental, physique, psychologique) qui impose à une autre des actes sexuels non désirés ;

La domination
par une personne ou un organisme : après avoir établi un
{{wikt:ascendant|ascendant}}, impose à une autre des souffrances
psychiques et/ou physiques, pouvant avoir pour conséquences :


La violence conjugale et/ou familiale dont la maltraitance laissant
des marques sur le corps, sans but éducatif : le comportement d'un
conjoint ou d'un autre membre de la famille, est identifiable à l'une
des violences décrites ci-dessus sur l'autre conjoint ou sur divers
membres de la famille.

Légitimation et points de vue éthiques


L'usage de la force peut être légitimé. La légitime défense est invoquée quand une victime de violences se défend par la force. Un groupe humain (ethnie, classe sociale ou membres d'une religion) peut agir violemment lorsqu'une idéologie, une foi ou une autorité le justifie.

L'usage de la force peut ne pas être légitimé. Néanmoins des causes
psychiques internes sont juridiquement invocables pour décharger la
responsabilité de l'auteur des violences ; auquel cas un traitement
psychiatrique pourrait être requis. Aux crimes et délits de droit commun
(vol, kidnapping), une réplique juridique est nécessaire.

Les motivations de la violence sont l'objet de débats dans les champs
scientifique, juridique, philosophique et politique. Dans l'approche de
beaucoup de praticiens[Qui ?] de la psychologie, de l'aide sociale ou du droit (côté défense), la plupart des personnes adoptant des comportements de prédation et/ou de violence relèvent de la sociopathie ou d'une problématique sociale et/ou économique. D'autres approches, notamment en éthologie appliquée à l'espèce humaine, et certains chercheurs (dont Konrad Lorenz, ainsi que beaucoup de behavioristes)
estiment que les personnes adoptant des comportements de prédation
et/ou de violence ne le font pas forcément par manque de ressources,
d'éducation, d'émotion ou d'empathie (les séducteurs et les manipulateurs n'en manquent souvent pas, soulignent-ils) mais par choix narcissique, en vertu du principe du plus grand plaisir et/ou de la plus grande facilité/rentabilité.
Les points de vue les plus extrêmes (qui ressurgissent régulièrement
malgré la réprobation de la communauté scientifique) vont jusqu'à
affirmer que ces comportements seraient génétiquement inscrits et
héréditaires. D'autres spécialistes de l'éthologie humaine, tels Boris Cyrulnik et les cognitivistes,
nuancent ces points de vue et récusent tout héritage génétique de la
violence. Plusieurs spécialistes de la psychologie développementale tels
Richard Tremblay et Daniel Schechter
soulignent l'importance de multiples facteurs de risque pour le
développement de la violence, surtout les interactions entre la biologie
en incluant les gènes et l'environnement familial29.

Une partie des prescriptions religieuses vise à maintenir la paix
interne, la cohésion dans la communauté, en prévenant ou en ritualisant
sa violence. Les prêtres entrent en scène lorsque la violence ou le
désordre menacent, soit sur le plan interne (discorde civile) soit sur
le plan externe (agression ou menace extérieure). Pour apaiser le
« courroux de la divinité », la réponse sera la mise en œuvre d'une
violence rituelle : le sacrifice, humain ou animal, ou le recours à la
guerre extérieure. Dans les deux cas, le recours à la violence est perçu
comme défensif, comme un moyen de se protéger d'une autre violence
pouvant détruire la communauté. René Girard a montré que l'évolution culturelle conduisant vers les religions monothéistes
à vocation universelle, s'est accompagnée d'une évolution des rites
sacrificiels du concret vers l'abstrait, qui deviennent de plus en plus
symboliques, sans disparaître. Le christianisme, dans certains de ses
textes originels, n'abolit pas le sacrifice, mais il préconise le
« sacrifice de soi » comme alternative au sacrifice de l'autre.
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Abdelhalim BERRI
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MessageSujet: Re: la violence   Jeu Fév 14, 2013 5:10 pm



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MessageSujet: Re: la violence   Ven Fév 15, 2013 12:23 pm

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fatima ezzahra berri
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MessageSujet: Re: la violence   Mar Mar 12, 2013 9:58 am

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hafsa hafosa
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MessageSujet: Re: la violence   Mar Mar 12, 2013 10:57 am

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Firdawsse Samlali
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MessageSujet: Re: la violence   Mar Mar 19, 2013 2:06 pm

:MERCIIIIIIIII: :MERCIIIIIIIII: :MERCIIIIIIIII: :MERCIIIIIIIII:
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MessageSujet: Re: la violence   

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la violence
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