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  Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine

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Abdelhalim BERRI
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MessageSujet: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:49 pm

Mohamed Khair-Eddine

BIOGRAPHIE :

Ecrivain Marocain ,L Agounchich , l’enfant terrible de la littérature maghrébine d’expression française grâce à sa participation récréative et rénovatrice de cette littérature , cette école « Souffles -1966 » à laquelle il a donné de nouvelles dimensions. Né en 1941 à Tafraout (Sud du Maroc ) dans une famille berbère sous la charge d’un père commerçant .Il a fait ses études entre Agadir et Casablanca pour s’occuper des affaires sociales suite au tremblement de terre d’Agadir .Il a quitté son pays pour s’installer en France ou il a travaillé comme mineur .Parmi ses œuvres : Agadir et Moi l’aigre .Sentant sa fin ,il revient au pays pour succomber à Rabat en 1966.Ses œuvres ont été interdites jusqu’en 2002 ;

L’ŒUVRE :un roman engagé , un réquisitoire implicite où il relate la situation sociale du Maroc à cette époque

*Les personnages :

- Bouchaib :un vieux , c’est le héros du roman ,il a beaucoup voyagé au Maroc (nord) et en Europe à la recherche d’une vie aisée mais en vain .C’est un personnage lettré et croyant C’est l’Anflouss du village

-Talouquit : une vieille ,aimée et estimée par les voisins .Elle sait lire et écrire couramment l’arabe classique et surtout elle maitrisait la pharmacopée de l’époque ce qui lui a permis de soigner les souffrants .

- Le Mokhazni et le Mokadem représentent l’autorité. Ce dernier ex prisonnier pour avoir commercé dans le kif , marié à une arabe qu’il a berberisé

-Hmad :personnage craint par les habitants .

- L Imam :respectueux et homme de confiance ;

-Le guide touristique : polyglotte, marié à trois femmes l’aventurier

SITUATION DE LA FEMME

La figure féminine la plus dominante est la vieille. La femme de Bouchaïb. Une femme qui passe son temps à fabriquer des tajines pour son vieux époux et qui doit sous-estimer heureuse dans toutes les situations et à toutes les conditions : le bonheur est un apprentissage, un mode de vie et non un sentiment. Une obligation et non un choix. La femme à l’époque n’existe pas . La stérilité d’un homme n’est pas discutable. La femme ici, doit confirmer son bonheur même si elle ne pourra jamais être mère ou grand-mère. Pourtant, la stérilité d’une femme est une honte, une chose inexcusable. En effet, la société ne pardonne jamais une femme inféconde, qui doit remarier son mari et lui trouver une autre femme. Dieu dans ce sens aura d’autres choses à dire. Mohammed Khair-Eddine traite ici un problème socioculturel d’une manière dérisoire et met ainsi le bonheur de ce couple entre parenthèses. Ce qui nous pousse en tant que lecteurs réels, à poser la question : Y a- t- il vraiment un vieux couple heureux ? N’oublions pas que l’auteur n’a pas avancé le non de la vieille, qui sombre dans l’anonymat. D’ailleurs, Mohammed Khaïr –Eddine dans un style à détour semble bien répondre à cette question

L ARGENT DEVIENT REGLE DE JEU

Dans son roman : Il était une fois un vieux couple heureux, Mohammed Khaïr –Eddine signale le changement que la société a subi à cause de l’intervention européenne et américaine. Les gens sont devenus avides d’argent. Les principes et les valeurs humaines deviennent une mode archaïque sans importance. Cela veut dire, que Mohammed Khaïr -Eddine a remarqué cette évolution matérielle, qui pénétrait nos foyers et bouleversait nos convictions. La foi des anciens n’a plus de place dans un monde où : 

Vendre sa culture, son histoire, son patrimoine pour l’argent. Aujourd’hui les jeunes cherchent à se vendre pour l’argent, pour se trouver à l’autre côté du rive. Le talent du sociologue qui cherche à analyser les causes et les effets se voient dans les conversations interactionnelles entre le vieux et sa vieille, qui essayent d’approcher les phénomènes socioculturels, qui les inquiétaient et qui nécessitaient une étude urgente. Quoique ces conversations semblent ordinaires elles sont lourdes au niveau sémantique, surtout lorsqu’elles traitent les maux et les soucis Historiques ou lorsqu’elles s’expriment sur le conflit des générations, la crise de l’identité ou autres.

CONFLIT DE GENERATIONS

Un phénomène socioculturel évident qui distingue chaque époque et que Mohammed Khaïr -Eddine prend le temps d’exposer et d’analyser dans son roman : Il était une fois un vieux couple heureux, est celui du conflit des générations. D’abord, il met l’accent sur la solidarité qui n’existe plus même entre les membres de la même famille. Cette tendance de l’individualité égocentrique qui caractérise désormais la société marocaine. Cette envie de voler avec ses propres ailes, de partir, de vivre ailleurs, de s’enrichir loin du pouvoir paternel, d’imiter les européens, de trouver d’autres manières d’exister… : 

Pour les anciens, les jeunes sont des ingrats. Pour les jeunes, ils ont le droit de changer leur situation au lieu de rester coller à la terre qui nécessite un travail fou et régulier. Les villageois trouvent que les jeunes nés en Europe sont encore pires : 

« Ces enfants nés en Europe sont les pires qui soient, dit le vieux Bouchaïb. Ils ne respectent même pas les morts. J’en ai vu une bande qui profanait les tombes. Ils ne parlent même pas notre langue ? » (p.59)

En effet, il y a un grand problème de communication entre les générations. Les jeunes sont mal copris et mal vus par les anciens qui n’arrivent pas à saisir leur pensée, leurs transformations subites, leurs tentatives de se trouver dans un monde sans frontières où tout se complique et se croise. Mohammed Khaïr – Eddine a bien indiqué ces mutations que les jeunes subissent sans arrêt et qui modifient leur façon d’agir et de voir les choses. Il anticipe déjà sur le rôle de la technologie et la place qu’elle va occuper dans la société.

CRISE DE L' IDENTITE

Mohammed Khaïr Eddine évoque dans son œuvre : Il était une fois un vieux couple heureux, la crise de l’identité des jeunes marocains nés en Europe. Il semble que ces derniers sont perdus dans un monde qui leur est complètement étranger mais dont-il appartient par naissance. Déraillés, perdus,  égarés entre deux pays, deux origines, deux cultures, ils sont devenus des délinquants, des voleurs, des trafiquants : 

ISOLEMENT DU MILIEU RURAL

Mohammed Khair-Eddine n’oublie pas de dévoiler la réalité du milieu rural. Derrière le village paisible et beau se cachent d’autres réalités atroces. La vie difficile des villageois qui doivent subir seuls les malheurs des années de sécheresse. La pauvreté attaque le village autrefois fascinant et prodigieux. Un milieu isolé sans école, sans route… : 

« Même les vagabonds de jadis avaient déserté la région. »

Pour Mohammed Khaïr –Eddine : « L’Etat doit procéder à des fourrages coûteux. Mais l’Etat est bien loin d’ici. Il ne nous entend pas et nous voit encore moins. »
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Abdelhalim BERRI
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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:50 pm

Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine
Résumé des chapitres
Chapitre 1 : Un vieux couple dans un village reculé
Le vieux couple, Bouchaib et sa femme, menait une vie au milieu des ruines hantées par les reptiles et les animaux sauvages dans village montagneux au Sud du pays. Après plusieurs périples au Nord et dans une partie de l'Europe, l'homme y avait élu domicile. C'est un bon croyant et fin lettré qui possédait à Mazagan une échoppe lui permettant de vivre à l'aise dans ce village reculé. Les deux vieux vivaient en bons termes avec la nature hostile et les voisins. Et même s'ils n'avaient pas d'enfants, ils n'éprouvaient aucune amertume.
Chapitre 2: Un homme d'honneur
En sa qualité de policier du village, le Vieux reçut, du temps de la colonisation, un Mokhazni venu chercher des résistants en fuite. Il le rabroua en lui signifiant sèchement que les fuyards n'étaient pas au village, et en informa les concernés qui continuèrent à vivre en toute quiétude. Après s'être délecté de ce souvenir qui lui était cher, Bouchaib alla tendre un piège pour attraper des lièvres. Le lendemain, il en rapporta deux et somma sa femme d'offrir un peu de viande à une vieille voisine. Avant de dormir, il dit à sa femme que le lendemain, deux bœufs seraient sacrifiés à la mosquée, et lui parla d'un rêve qui hantait ses nuits.
Chapitre 3 : Le rêve lancinant
Cette nuit-là, le sommeil du Vieux est troublé par le même rêve: il tombait du haut d'un amandier qu'il grimpait. Le matin, il se rendit, en compagnie du boucher et d'un vieillard vénérable, à "la Mosquée haute" où régnait une ambiance de fête qui se déroulait dans un rituel mémorable.
Chapitre 4: Le souvenir douloureux de l'occupation française
Le Vieux décrivit la fête du sacrifice des deux bœufs à sa femme qui apprécia le quartier de viande qu'il avait rapporté. En buvant le thé et en fumant, il se rappela l'histoire du Maroc sous l'occupation française et les circonstances qui l'avaient conduit à s'installer définitivement dans le village: il avait fui les villes meurtrières et misérables pour s'établir dans le giron des montagnes où régnaient la quiétude et la sécurité. 1I y passait son temps à jardiner et à planter des arbres fruitiers, entourant de grands soins les oiseaux qui nichaient dans ses arbres et picotaient ses fruits. Il était devenu l'ami des oiseaux; aussi les gens le prenaient-ils pour un saint ou un magicien. Tout en mangeant les amandes grillées et en sirotant le thé, Bouchaïb parla à sa vieille épouse du passé colonial en en faisant le procès. Après, il s'endormit pour faire la sieste; mais ne tarda pas à se réveiller en sursaut à cause du rêve qui le persécutait. Il se remit à fumer et à boire le thé en contemplant la montagne où la chasse du mouflon était une entreprise à haut risque pour des chasseurs peu aguerris. Et de se rappeler ses anciennes parties de chasse en compagnie d'amis, dont certains avaient été des bandits qui pillaient les campagnes, Après le retour de la Vieille, qui était allée donner à manger et à boire aux bêtes qu’elle affectait, il lui parla d'une scolopendre (mille-pattes venimeux des régions méditerranéennes et tropicales, dont la première paire de pattes est transformée en crochets à venin) logeant dans les fentes du plafond et d'un serpent dans le réduit de l'âne, en affirmant qu'ils ne représentaient aucun danger pour eux. Ils conversèrent un long moment des rapports entre les bêtes et les hommes et de leur familiarité avec les bêtes. La femme en vint à se désoler de l'absence de progéniture, mais son mari la consola en lui citant les noms de prophètes et de rois qui n'avaient pas d'enfants.
Chapitre 5: La modernité envahissante
Les deux vieux assistaient à la modernité envahissante qui gagnait du terrain chaque jour. La première maison de béton, dont le propriétaire est un Casablancais, apparut à proximité du cimetière, au lendemain de l'indépendance. Des pistes furent aménagées et des voitures les sillonnèrent. Les anciennes maisons se ruinaient graduellement, surtout celles qui trônaient au sommet de la montagne. Des pompes d'eau firent irruption dans le village; les bruits des radios déchirèrent le silence des lieux. Le Vieux resta attaché à la tradition.
Chapitre 6: La mémoire saccagée par les mercantilistes
La modernité et la tradition cohabitaient bon gré mal gré. Les villageois continuaient à cultiver leurs terres et à se rendre au souk hebdomadaire en vue de s'approvisionner en produits modernes. Mais la femme de Bouchaïb rechignait toujours à aller à la minoterie installée dans le village pour faire moudre ses céréales; elle utilisait toujours sa meule. Et elle veillait pieusement à ses bijoux en argent qu'elle préférait à ceux en or. Le couple déplora le pillage du patrimoine archéologique, des bijoux ancestraux et des articles en bois porteurs d'histoire, par les trafiquants de tous acabits qui les revendaient à des étrangers. Et le Vieux de mettre sa femme en garde contre les camelots rapaces qui rôdent dans les villages. Bouchaib et sa femme étaient affligés par ces changements rapides qui annonçaient la ruine des valeurs ancestrales: la dépravation des jeunes à cause de la ville, le culte de l'argent, la rapacité qui mettait à mal les relations familiales et humaines, l'irrespect des coutumes. Ils stigmatisaient notamment 1'alcool et ses retombées désastreux sur les jeunes. Après cette conversation sur les temps ingrats, Bouchaïb révéla à sa femme qu’il était en train d'écrire des poèmes.
Chapitre 7: Le tremblement de terre entre explication scientifique et métaphysique
Un jour, à la fin de l'été, après de bonnes récoltes, Bouchaib fumait alors que sa femme préparait le tajine. Un chat roux et une mule avaient remplacé le chat noir et l'âne morts depuis quelques temps. Le nouveau félin disparut vite après avoir goûté à peine sa pitance. La nuit, le couple sentit un tremblement de terre. Le lendemain les deux Vieux apprirent que la ville d'Agadir avait été complètement détruite. Les habitants du village, pris de panique, firent montre d'une grande piété. D'aucuns virent un châtiment divin, contrairement à Bouchaib qui expliqua scientifiquement ce cataclysme naturel. Après une longue attente, les paysans se réjouirent des pluies torrentielles qui s'abattirent sur leur village. Ces paysans, qui peinaient beaucoup pour subsister, préféraient rester dans leur terroir que d'aller chercher une illusoire fortune dans les villes pestilentielles au Nord du pays, où les parvenus sont arrogants et avares. Dans ces villes régnaient la pauvreté, la mendicité et l'indifférence à l'égard du prochain.
Chapitre 8: L'Europe et la ville corrompent les cœurs et les mœurs
Le Vieux restait attaché à son village; il refusait catégoriquement de le quitter pour s'installer dans les ghettos de la ville, à l'instar des jeunes éblouis par la vie moderne. Ces derniers, ingrats à la terre qui les a nourris, émigrent pour exercer de sots métiers dans des conditions déplorables. La plupart de ceux qui ont émigré vers l'Europe ne sont pas mieux lotis: ils vivotent dans l'humiliation. Leurs enfants, nés en terre d'exil sont dépravés; ils ne respectent pas les vivants et profanent les tombes des ancêtres.
Chapitre 9: L'histoire du saint méconnu
L'hiver était rude; les habitants du village restaient tapis dans leurs demeures. Le couple conversa du nouveau fqih, jeune homme venu de l'institut de Taroudant en remplacement de l'ancien maître d'école mis en retraite. Pendant que la femme préparait, comme d'habitude, le tajine, le Vieux écrivait l'histoire épique d'un saint méconnu, Il lut à voix haute un fragment du poème qu'il avait composé. Son épouse le trouva fascinant.
Chapitre 10: Envolée lyrique à propos de l'orange
Le Vieux se réjouit de l'avènement de la verdure printanière après les averses de l'hiver, ce qui permit au couple de manger des fruits et des légumes frais. Un matin ensoleillé où les villageois étaient gais, Bouchaib sortit son attirail d'écriture. En sirotant le thé à l'absinthe, il pensa aux vieilles filles qui ne trouvaient pas de maris. Il conclut que le sort de ces dernières est mieux que celui des femmes mariées, battues par leurs époux et affaiblies par les multiples grossesses. Il continua l'écriture quand sa femme, qui revenait de l'extérieur, lui apporta des oranges. Il n'en mangea pas, étant occupé par l'inspiration. Mais lorsqu'il rédigea plusieurs pages, il dégusta une orange en débitant un discours poétique sur ce fruit. Après le repas, un plat decouscous aux navets, il parla à sa femme du Mokaddem, un ancien trafiquant, et s'endormit.
Chapitre 11: Les touristes
Le Vieux continuait l'écriture de la vie du saint méconnu tout en initiant sa femme aux mystères du monde. Le lendemain, un guide touristique vint le voir pour louer sa mule et des ânes: cinq touristes américains voulaient faire une randonnée dans la montagne. L’un d'eux était un étudiant qui faisait une recherche sur les coutumes de la région; les autres des contestataires de la politique belliqueuse de leur pays. Bouchaïb invita les visiteurs à prendre du thé, mais il refusa de louer sa monture. Pressés, le guide et les touristes s'excusèrent et partirent.
Chapitre 12: L'écriture
Les touristes partis, le Vieux descendit dans le jardin où il observa le chat aux aguets pour attraper un oiseau. Après avoir préparé le thé, il se mit à écrire. Au déjeuner, il informa sa femme de la visite du guide. Ce dernier ne tarda pas à réapparaître pour lui dire qu'il n'avait pas trouvé de bêtes de location: les villageois en avaient besoin pour leurs travaux de champ.
Chapitre 13: La circoncision
Deux jours plus tard, Salem, un jeune Noir, vint inviter le Vieux à la fête de circoncision des deux garçons de l'adjudant. Il se rendit à la demeure de son hôte qui le reçut chaleureusement. La circoncision des deux enfants effrayés terminés, les invités conversèrent autour de ce rite et de l’excision dans certains pays africains. Après ils allèrent manger du couscous aux tripes, et partirent.
Chapitre 14:
Le transistor japonais
Le Vieux vitupéra contre les riches qui s'étaient installés dans le village, et condamne leurs vices, leur engouement pour la modernité fallacieuse et leurs fortunes bâties grâce au vol. Sa colère s'apaisa à la vue des amandiers fleuris. Ce matin -là de février, il alla à la minoterie en vue de récupérer un colis en provenance de l'Hexagone. De retour chez lui, il y trouva, outre le thé et le tabac que lui envoyait régulièrement chaque trimestre un ami résidant en France, un transistor japonais et une robe française pour la Vieille. Aussitôt, il se mit à écouter les paroles d'Ahwach. Son épouse apprécia beaucoup ces chants berbères.
Chapitre 15: Les ennuis d'Amzil
Le Vieux fit venir Amzil pour qu'il ferre la meule. Le travail achevé, il invita le maréchal-ferrant à prendre un verre de thé. Ce dernier lui conta ses ennuis à cause de l'accouchement difficile de sa femme, et lui parla de la bienfaisance de Haj Lahcène qui l'avait aidé,
Chapitre 16: la modernité a ruiné le maréchal-ferrant
Au dîner, Bouchaib relata à sa femme la mésaventure d'Amzil et ne manqua pas de louer la générosité et la noblesse de Haj Lahcène. Il se désola à cause de la ruine du maréchal-ferrant provoquée par l'industrie moderne et la concurrence des produits étrangers que les gens se procuraient volontiers. Avant de dormir, le Vieux écouta à la radio l'Ahwach.
Chapitre 17: L'attrait de la modernité
Depuis l'agrandissement du magasin du village, les gens n'allaient que rarement au souk hebdomadaire; même le Vieux dérogeait à cette tradition. Ce jour-là, il fut au magasin dans le but de faire des emplettes: il voulait se procurer des objets modernes, dont un réchaud à gaz.
Chapitre 18: Le Vieux, fidèle aux traditions
Lorsque le patron du magasin lui conseilla de se procurer des engrais, Bouchaib s'indigna et refusa net. Il acheta un cuissot de chevreau et des plants puis revint chez lui. Après avoir planté les herbes achetées au magasin, il se remit à écrire l'histoire du saint, avec l'espoir qu'un jour quelqu'un découvrirait le manuscrit et le publierait.
Chapitre 19: Écrire contre l'oubli
Les propriétaires vendirent leur troupeau de chèvres et de brebis; ils n'en voulaient plus. L’aïeule, doyenne de la région, refusait cependant de quitter la demeure délabrée où elle végétait en compagnie de son fils démuni. Le Vieux vouait un grand respect à cette vieille femme. Il était affligé à l'idée qu'après la mort de la doyenne, le fils, renié par ses frères, vende la demeure qui serait démolie. Bouchaib déplora la vente du troupeau, dernier symbole de la région gagnée par une modernité frénétique. Le troupeau lui rappelait l'Ancêtre venu du Sahara pour s'installer dans la région. C’est pour préserver ce patrimoine que le Vieux écrivait.
Chapitre 20: De beaux poèmes
La medersa, attenante à un sanctuaire, était dirigée par un jeune imam lettré. Le Vieux, qui lui avait confié depuis quelques jours une partie de son manuscrit, se rendit ce matin-là à l'école pour le voir. Ce dernier fit des éloges enthousiasmés aux poèmes, et promit à l'auteur d'œuvrer pour leur publication. De retour à la maison, sa femme lui fit savoir que H'mad leur avait apporté deux perdreaux, et révéla son intention de faire moudre son orge à la minoterie. Le Vieux lui donna raison en expliquant qu'il y avait de bonnes et de mauvaises choses dans la modernité.
Chapitre 21: La publication de l'œuvre du Vieux
Au grand étonnement de son épouse, le Vieux se réveilla au milieu de la nuit pour se mettre à écrire. Il la rassura en disant que l'écriture le rajeunissait. Après quelques semaines de travail, il acheva son œuvre et fut voir l'imam à la medersa. Ce dernier la fit calligraphier par l'un de ses disciples et garda à la bibliothèque la belle calligraphie dans l'espoir qu'un mécène veuille l'imprimer. Un mois plus tard, un professeur à l'institut de Taroudant ouvrit une souscription, et le livre vit le jour. Mais bien que les medias aient ignoré cette œuvre, un chantre manifesta son désir de mettre l'histoire en chanson. Le Vieux refusa; mais sur insistance de l'éditeur et de l'imam, il finit par accepter cette offre. Ainsi, l'auteur gagna de l'argent dont il offrit une partie à l'imam pour la réfection de la medersa.
Chapitre 22: Diffusion audiovisuelle des poèmes
Le Vieux accepta la diffusion audiovisuelle de son livre, car de la sorte les analphabètes y auraient accès. Cependant, il préférait des lecteurs lettrés capables d'apprécier la beauté de son œuvre. Sa femme fut contente quand on le qualifia à la radio d'Agadir de grand poète. Bouchaib lui promit d'acheter un lecteur de cassettes afin qu'elle puisse écouter ses poèmes qui seraient enregistrés sur cassettes.

Chapitre 23: Le poème Tislit Ouaman
Quelques jours plus tard, le Vieux acheta au magasin un lecteur, des cassettes de Haj Belaïd et une lampe à gaz. Lorsqu'il fut de retour à la maison, il confia à son épouse son intention d'écrire un poème intitulé Tislit Ouaman. En sa qualité de poète devin, il exprima sa crainte d'une imminente sécheresse qui aurait des effets désastreux.
Chapitre 24: L'incendie du verger
Un jour, Bouchaib assista à l'incendie du verger d'Oumouh. Le lendemain, il apprit qu'on avait trouvé dans le verger des canettes de bière et des mégots. Il était sûr que Oumouh serait dédommagé par les parvenus dont les fils dépravés avaient provoqué l'incendie. Le couple conversa longuement de la famille dégénérée d'Oumouh, après quoi Bouchaib continua à écrire son poème en fumant et en sirotant le thé.
Chapitre 25: La visite de l'ami de France
Un matin, Radwane, le vieil ami de France, vint après trente ans d'exil, rendre visite au Vieux. Le visiteur dit qu'on parlait à Paris de son livre. Il déplora les conditions de vie des émigrés dans l'Hexagone, notamment à cause de la montée du fascisme et du racisme. Les deux hommes en vinrent à deviser de la modernité fallacieuse du village où règne la misère et le culte de l'argent. Au moment où ils parlaient de l'âne et de la mule, le Vieux et le visiteur entendirent un coup de feu. L'hôte expliqua que c'était H'mad qui chassait les perdreaux. Dix minutes plus tard, le braconnier apporta six volatiles ensanglantés. Le déjeuner terminé, Radwane dit au Vieux qu'il devait partir à Agadir où il avait rendez-vousavec des personnes importantes: il comptait acheter une ferme d'agrumes et installer une usine de production de jus d'orange. Après les salutations d'usage, le visiteur partit et le Vieux s'endormit.
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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:51 pm

Chapitre 26 La sécheresse
Cet hiver-là, la saison s'annonçait mal à cause des pluies qui tardaient à venir. C'était la sécheresse. Les bêtes crevaient de faim et de soif. Et bien que les autorités aient décrété qu'on ne sacrifierait pas de moutons à l'occasion de l'Aïd El Kabir, certaines gens égorgèrent des ovins. Dans les bidonvilles, éclata une émeute qui fut réprimée dans le sang. C'est alors que l'État se mit à construire des barrages. Au village, les effets de la sécheresse ne se faisaient pas sentir avec acuité. La vieille dit à son mari que ce qu’il avait prédit dans son poème Tislit Ouaman, se réalisa. Et de lui demander des livres pour leur vieille voisine lettrée. Vieux apprit à sa femme à faire fonctionner le magnétophone pour qu'elle puisse écouter ses poèmes mis en chanson par un raïs. Dans ces poèmes, il parlait de l'amour, de la beauté et de la nature. En buvant le thé, le Vieux contemplait la montagne et réfléchissait aux changements que le temps apportait. Il se souvint de Khoubbane qui lui apportait ses porte-plumes,ses crayons et ses cahiers. C'était un homme qui aimait sa femme d'un amour profond.
Chapitre 27: L'espoir
La deuxième année de sécheresse était plus terrible, Les bourgades furent déserté espar les habitants. Cependant le Vieux ne s'inquiétait pas pour son village, Il stigmatisait ceux qui émigrent pour s'entasser dans les ghettos des villes, et les parvenus indifférents au sort des démunis. En dépit du malheur, Bouchaib restait confiant dans l'avenir.


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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:51 pm

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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:52 pm

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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:52 pm

Résumé de "Profil littéraire Mohammed Khair-Eddine : il était une fois un vieux couple heureux"

Le vieux et sa femme, la vieille, forment un couple âgé et sans descendance, qui vivait au rythme doux des traditions villageoises. Le héros est prénommé Bouchaib, un sobriquet qu'il a dû ramener d'El Jadida où il était à la recherche d'un bonheur incertain. Sa femme, qui venait de loin, semblait peu identifiable. Bouchaib maudit la modernité en évoquant avec amertume son impact sur la vie des pauvres de son village reculé qui commence à peine à se moderniser. Quand la femme prépare des tagines ancestraux, Da Bouchaib compose un long poème (une geste) sur l'histoire épique d'un Saint méconnu qui revenait de l'Inde dans un piètre état. Peu de temps après, le livre parut enfin. La langue berbère allait donc connaître un nouveau cycle de vie. Le vieux aime produire encore un autre poème intitulé Tislit Ouman.



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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:54 pm


Bouchaïb aime sa femme, ce n’est pas au goût du jour, il pourrait en aimer une autre, c’est si simple mais lui continue de l’aimer et elle, en retour, l’aime aussi. Calmes et doux, ils s’aiment en silence, le couple parfait selon l’imaginaire de Khaïr-Eddine.




Une vie lente, au cœur des montagnes de granit, peut-être celles de Tafraout.




Une vie simple, cadencée par les seuls appels à la prière se heurtant aux roches abruptes. C’est l’art de vivre avec rien. Un rien qui fait le tout, pendant que passe l’orage colonial, une attente adoucie par l’hyperbole de l’amour et de la foi.




À vrai dire, rien ne nous distrait du souffle profond de cet homme que l’excès de sagesse recroqueville sur les pages blanches, noircies peu à peu de vers mélancoliques. Allongé à même le sol, sirotant un thé noyé de menthe fraîche, humant le souffle nouveau d’un vent occidentalisé. Le goût du « progrès », s’infiltrant jusqu’aux ruines-bidons-villes venu perturber les âmes tranquilles, changer les habitudes, modifier les valeurs dépasse le goût du pain et des succulents tajines.



Car ce couple, qui persiste et résiste à une époque déboussolée, et continue d’obéir à une force invisible qui règle au gré de son rythme leur banale existence, ne résistera pas longtemps.




Khair-Eddine est resté jusqu’à son dernier livre l’un des observateurs les plus perspicaces de notre modernité. Il la tient sous sa plume de romancier, de poète, examinant ses vices et effets pervers sur la nature humaine ; « si on n’y prend pas garde, le progrès de la science imposera un nouveau mode de vie où les repères actuels seront caducs ».




Khaïr-Eddine c’est aussi le vieux Bouchaïb, un fin lettré, un symbole, une idole vénérée. À mi-mots, une fin de vie espérée par tout exilé ; un retour sur la terre natale, respirer l’air qui a embaumé toute une enfance, oublier les chairs, libérer son esprit dans les hauteurs du Grand Sud.
   


Ce roman d’un silence remarquable est une conjuration émouvante du corps vivant, matérialisé par l’intelligence vive du féminin, de l’art poétique, calligraphique et clamé dans la langue de l’apaisement, langue qui sait transcender le tourment de l’amour-passion. Un roman inachevé pour une vie inachevée. Mais dans nos mémoires, Khaïr-Eddine, l’existentialiste, continue d’exister.

« Une des voix les plus fortes et les plus originales du Maghreb s’est tue » écrivait Tahar Benjelloun dans un article du journal Le Monde suite à la disparition de Mohamed Khaïr-Eddine, survenue le 18 novembre 1995, alors que les rues marocaines fêtaient une indépendance incertaine. Pas une minute de silence pour le talent d’écriture et de dénonciation de Khaïr-Eddine, inconnu et censuré jusqu’alors. Presque quinze ans ont passé déjà et trop rares sont les bibliothèques publiques au Maroc qui proposent dans leur fonds l’œuvre impressionnante mais complexe de Mohammed Khaïr-Eddine.  Même si les programmes scolaires lui préféreront ses compères Khatibi Abdelkébir ou Lâabi Abdellatif parce que plus « accessibles », son roman Il était une fois un vieux couple heureux est désormais étudié au baccalauréat et son succès résonne peu à peu sur tout le pays. Jusque dans les vallées reculées de Tafraout où, tout jeune, le petit Mohammed venait déverser aux bords des oasis ses premiers vers. D’abord en berbère, puis en arabe et très vite en langue française qui s’impose à lui, dit-il, comme elle s’est imposée à Aimé Césaire — ce qui n’a pas fait de lui un Français mais un francophone des plus habiles – ; il exprimera un véritable attachement à cette dernière qu’il  qualifie d'impertinente. L’homme qui descend de ses montagnes entraîne le lecteur dés les premières phrases de ses romans, des premiers vers, tordant le cou à la langue de Molière, vers des contrées lointaines.

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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:54 pm





 Emigrant et fils d’émigrant, puisqu’il est né à Tafraout (en 1942) alors qu’il a grandi à Casa auprès d’un père commerçant, en même temps qu’il a vécu l’exil en France, Mohammed Khaïr-Eddine n’a pas échappé aux empreintes de cette migration qui a marqué aussi bien son style amer que son tempérament « aigre ». En effet, il entame le chapitre préliminaire de son œuvre par un tableau de désolation frôlant la mort où la vie sauvage et hostile supplante des maisons de pierres sèches qui plus récemment encore grouillaient de vies humaines. Telle est l’impression générale que, à mon avis, crée l’écrivain. En archéologue au regard contemplatif interrogeant les pierres/ruines, il invite le lecteur-historien à s’interroger sur un passé gravé dans la pierre, indices du temps-espace qu’il faut réinterpréter.
Mais par effet de surprise, la réponse se dévoile lentement entre les lignes et la vérité
s’installe. Il s’agit bel et bien d’une émigration presque massive des habitants du village vers ce que l’auteur appelle les villes du Nord. Et pour cause, comme le glissera le texte, des années consécutives de sécheresse aux conséquences chaotiques pour le bétail et pour une culture pour le moindre vivrière lesquels dépendent dans leur totalité de la clémence du ciel : l’eau.
Et pire encore, le départ pour le Nord, non seulement il vide les villages de sa population la
plus active, mais crée la fissure. Un nouvel ordre social s’impose. En fait, les plus aisés rejoindront un parent solidaire dans un centre urbain pour exercer le commerce. Ils s’entasseront dans de petites maisons et travailleront très dur pour devenir « les parvenus», comme il convient de les appeler à Khaïr-Eddine.
Leurs femmes, par manque d’activité, prendront du poids, contractent des maladies et, suite normale, volatilisent une part du revenu de leurs maris dans l’achat des médicaments. Et pour parer, elles ne portent plus des bijoux en argent, mais plutôt des bijoux en or. Du trompe-l’œil, d’après la Vieille, femme de Bouchaïb, le héros du roman, qui tous deux déclarent être les défenseurs des traditions .Les « parvenus », c’est-à-dire les émigrants ayant fait fortune dans le commerce, ne retournent au bled que pendant les vacances pour passer quelques jours dans des villas et maisons de béton somptueuses qu’ils ont construit, plus bas, dans la vallée. L’eau coule dans les robinets grâce à des pompes à eau, et l’électricité est fournie par des groupes électrogènes. On peut donc voir toutes les chaines de télévision du monde et même des films impudiques. Ma pudeur m’empêche de vous dire autant. Les premières voitures font leur apparition pour lesquelles ils aménagent des pistes. Le transistor aussi résonne pour contrarier l’éternel chant des oiseaux. La musique symphonique de la nature est perturbée aussi par le ronronnement du moteur à gasoil de la minoterie. Les femmes cessent de moudre les céréales dans les petits moulins de grès.
L’écart social se creuse. Ceux qui n’ont pas quitté le village pour le Nord sont les plus pauvres.
Ils regardent d’un mauvais œil les émigrants. Ils leur reprochent d’avoir abandonné la terre et d’avoir ramené de mauvaises mœurs. En témoignent les cannettes vides de bière qui jonchent par- ci, par-là.
Quant à Mohammed Khair-Eddine, il prône l’exemple des Touaregs, vivant depuis toujours dans le désert sans jamais avoir quitté la terre. Qu’ont-ils fait ? D’après l’écrivain,
ils ont creusé des puits, se sont nourris de dattes et de lait de chamelle, ce que n’ont pas pu faire les « parvenus » partis pour le Nord.
Tel Candide de Voltaire, à la fin de son périple, l’écrivain préconise de cultiver la terre.
Que pensez-vous donc de cette vision de développement ? Mohammed Khaïr-Eddine a-t-il eu vraiment raison ?
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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:55 pm


Résumé :

Il était une fois, effectivement, un vieux couple heureux. Des Berbères de la montagne marocaine, soumis au rythme doux de la vie villageoise, à l'observation des saisons et des couleurs du ciel. La femme prépare des plats ancestraux, tandis que le vieux Bouchaïb compose, tout en fumant et savourant du thé, un long poème calligraphié dans la langue des anciens touaregs. Les changements du modernisme commencent à peine à atteindre leur village reculé. Et bientôt, grâce à l'imam qui dirige la mosquée, les poèmes de Bouchaïb sont mis en musique, diffusés à la radio et entendus par tous... Loin des fulgurances et des éclats flamboyants et sombres qui ont fait sa gloire, l'auteur d'Agadir et du Déterreur, mort en 1995, nous livre ici plus qu'un testament : le roman de l'apaisement qu'il avait tant rêvé.
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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 2:56 pm

fiche de lecture

le roman

bouchaib et sa femme assistent aux transformations sociales, économiques et morales que connaît le maroc au lendemain de son indépendance .ils vivent au jour le jour en s'attachant à une tradition qui respecte l'harmonie de la vie avec la nature, et en portant un regard critique sur ce qui se passe autour d'eux.

le cadre

l'action se passe dans un village maintenant tombé en ruine. les personnages principaux assistent à la mise à mort de ce village qui n'est que le symbole de tout un pays défiguré et ruiné par une génération dépourvue de conscience ,corrompue ,illettrée et perdue.

les personnages principaux

bouchaib et sa femme sont les protagonistes du roman. cependant leurs traits physiques ne sont pas développés par le narrateur; ce qui importe c'est leurs caractéristiques morales. le lecteur découvre à mesure ou il avance dans l'oeuvre que bouchaib n'est pas seulement sage mais qu'il est aussi doté d'un sens de l'analyse scientifique et religieuse. sa femme ,malgré son analphabétisme apprécie les poèmes écrits par son marie et fait preuve d'ouverture d'esprit et ce, au milieu d'une population superstitieuse et arriérée.

l'intrigue

l'intrigue du roman est à la fois absente et présente.

elle est absente dans la mesure ou bouchaib et sa femme ne sont pas des héros qui créent l'événement romanesque. leur vie se déroule dans la simplicité et au rythme des saisons, leurs gestes sont immuables. mais le regard que porte bouchaib sur ce qui se passe autour de lui en fait un témoin historique.

l'intrigue est présente dans la mesure ou il s'agit d'une macro intrigue, celle d'un pays en mutations profondes. le point de vue des héros sur ces mutations en font des constats de dégénérescence , de chute, de décadence généralisée. bouchaib tire la sonnette d'alarme et crie à qui veut l'entendre la ruine prochaine.

les thèmes

le roman de khair - eddine se présente comme une analyse sociologique des mutations que la société marocaine a connues lors de la colonisation et au lendemain de l'indépendance .

voici quelques exemples des thèmes de cette analyse :





  • les injustices commises par le colonisateur

  • la vie en harmonie avec la nature.

  • traditions et modernité.

  • la corruption des nouveaux riches.

  • pauvreté ,misère et sous développement.

  • conditions de la femme.

  • superstition, rationalisme et art..


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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 3:00 pm

PROJET PEDAGOGIQUE
Utile aux enseignants et aux élèves

La macro compétence du Module


  • Lire un roman maghrébin d'expression française: Il était une fois un vieux couple amoureuxde Mohammad Khair Eddine.


Les sous- compétences


  • Etudier les composants du paratexte;
  • Comprendre la construction d'un roman maghrébin d'expression française;
  • Comprendre la valeur ethnographique de l'oeuvre;
  • Etudier l'argumentation et la description dans le roman;
  • Comprendre les transformations en oeuvre dans la vallée et leur impact sur la pérennité culturelle et sociale des habitants;
  • Produire des écrits variés selon les thèmes dominants dans l'oeuvre;
  • Identifier les caractéristiques de la poésie chantée contemporaine.



Module 2
I – Elaboration du projet pédagogique

Lire un roman maghrébin: Il était une fois un vieux couple heureux
Séquence1

Séances
Durée
Activités
Supports
Capacités
1
1H
sensibilisation
- Paratexte du roman. - Questionnaire: guide de lecture.
- Identifier les composantes du paratexte. - Formuler des hypothèses de lecture d'après l'analyse de ses composantes. - Guider les élèves dans leur lecture en distinguant un questionnaire.
1
1H
Réception
- Correction du questionnaire. - Discussion du projet.- Evaluer la lecture des élèves. - Négocier le projet pédagogique.

Séquence2

Séances
Durée
Activités
Supports
Capacités
1
1H
Travaux encadrés.
- L'oeuvre et l'auteur.

- La littérature maghrébine d'expression française.
- Connaître l'auteur et la place du roman dans son oeuvre.
2
1H
Lecture analytique
- Ch.I pp. 10-11

«non! décidément…que Dieu t'entendre»

- Ch.II pp. 12-13

«mais qu'est ce que vous dites…en reparlerait souvent»

- Ch.IX pp. 63-64

«c'est trop enfumé…pruneaux».

- Ch.X pp.78-79

«tu veux me louer…va, fils».
- Identifier les différentes situations d»énonciations.

- Comprendre les informations contenues dans les dialogues et leur rôle dans le roman.

- Comprendre la construction du roman.
3
1H
Langue
Le dialogue dans le récit
- Identifier le rôle des dialogues dans le roman

.
4
1H
Production écrite
Produire un dialogue à partir des informations du récit Ch.II pp.14-15:

«cette pauvre vieille vivait dans une immense bâtisse…quel alim»
- Pouvoir transformer le récit en dialogue en s'appuyant sur les informations de ce passage.

Séquence3

Séances
Durée
Activités
Supports
Capacités
1
1H
Travaux encadrés.
La culture et les traditions berbères.
- Exposer certaines caractéristiques de la culture et des traditions berbères.
2
1H
Lecture analytique

Incipit

(p.5-8)
- Ch.I

« Qu'y a-t-il de plus fascinant et de plus inquiétant…de sa destinée, pensait-il?».

- Identifier l'ancrage spatial et temporel de l'oeuvre.

- Identifier les personnages et leurs caractéristiques.

- comprendre la valeur ethnographique de l'oeuvre.
3
1H
Langue
La focalisation
- Reconnaître les types de la focalisation.
4
1H
Production écrite
Ch.IV pp.24-25:

«Il but son thé…qui travaillait».
- Identifier la situation de communication.

- Comprendre l'implication du narrateur.

Séquence4

Séances
Durée
Activités
Supports
Capacités
1
1H
Lecture méthodique
Ch.I: pp.7-11

«dans l'étable; la vache …que Dieu t'entende».

Ch.VI: p. 43

«une petite minoterie…la farine qu'elle produisait elle-même»
- Identifier la condition de la femme rurale à travers le roman.

- Comprendre l'implication du narrateur.

- Comprendre la valeur ethnographique de l'oeuvre.
2
1H
Langue
-Description valorisante et dévalorisante.
- Repérer les moyens de la description

- Identifier la description valorisante et dévalorisante.
3
1H
Travaux encadrés
L'analphabétisme au Maroc
-Exposer les caractéristiques (cause, conséquence) de l' 'analphabétisme au Maroc.
4
1H
Production écrite
Elaborer le plan d'une dissertation
Pouvoir respecter les règles de base pour l'élaboration du plan de la dissertation.

Séquence5

Séances
Durée
Activités
Supports
Capacités
1
2H
Lecture analytique
Ch.VI: pp.43-44

«Chacun a son point de vue…est-ce vrai?».

Ch.VII: pp.51-52

«on commenta cet…pourquoi d'une telle catastrophe?»

Ch.XIV: pp.91-92

« Bon, remercie…aux navets, dit-il».

Ch.XXIII:pp.127-128

« je crois encore…c'est bien connu».
- Identifier la situation de communication.

- Identifier les éléments de la culture berbère.

- Comprendre l'implication du narrateur.

- Comprendre la valeur ethnographique de l'oeuvre.
3
1H
Langue
- Les procédés linguistiques de l'argumentation.
- pouvoir relever les procédés linguistiques de l'argumentation.
4
1H
Production écrite
Rédiger un sujet de réflexion: les mentalités et le modernisme.
Pouvoir rédiger un récit argumentatif.

Séquence6

Séances
Durée
Activités
Supports
Capacités
1
1H
Lecture analytique
Ch.I: pp.6-7

« A Mazagan,…le vieux couple ».

Ch.VI: pp. 45-46

«là-dessus…par la ville»

Ch.VIII: pp. 59-61

«ces enfants …si sûr»

Ch.IX: p 68

«le printemps…sortir de là»

Ch.XXV: pp. 138-139

«merci…illettrés»
- Identifier les aspects positifs et négatifs de l'émigration dans la vallée.

- Comprendre les effets de cette émigration.
2
1H
Langue
- les connecteurs logiques et rhétoriques.
- Reconnaître les connecteurs logiques et rhétoriques.

- Pouvoir les employer convenablement.
3
1H
Travaux encadrés

«Discussion»
L'émigration marocaine
- s'exprimer oralement autour d'un thème.
4
1H
Production écrite
Immigration clandestine vue par les jeunes et les adultes
- Comprendre et produire un écrit comportant un croisement des regards.

Séquence7

Séances
Durée
Activités
Supports
Capacités
1
1H
Lecture méthodique
Ch.XXVII: pp. 150-153

« la deuxième année de sécheresse…dans le désert le plus aride»
- Comprendre le cri d'espoir à la fin de l'oeuvre.
2
1H
Langue
- Le champ lexical de l'espoir et du bonheur.
- Identifier le champ lexical de l'espoir et du bonheur dans l'oeuvre.
3
1H
Lecture transversale
Des extraits de différents chapitres de la page 8 à la page 127.
-Comprendre la notion du bonheur dans l'oeuvre.
4
1H
Production écrite
Résumé de texte de Michel Platini « ma vie comme un match»
- Réaliser le résumé du texte en respectant le problème de l'emploi de la première personne et celui des énumérations.
Evaluation

Séquence de la poésie contemporaine chantée.

Séances
Durée
Activités
Supports
Capacités
1
1H
Lecture analytique
«les vieux» de Jacques Brel
- Identifier la forme d'un poème.

- Comprendre les thèmes et relever les champs lexicaux.
2
1H
Production écrite (compte rendu des lectures cursives des textes poétiques)
- «La montagne» Jean Ferrat

- « heureux qui comme Ulysse»Georges Brassens
- Reconnaître la poésie contemporaine chantée.

- Dégager les spécificités de ce genre de poésie.

3
1H
Langue
Le registre lyrique
- Reconnaître le registre lyrique.

- Identifier ses caractéristiques.

4
1H
Oral

(chanson)
«La vie en rose» d'Edit Piaf


    Ecouter et comprendre une chanson française





II – les fiches pédagogiques:

Séquence1

Séance 1 : séance de sensibilisation Activité : sensibilisation Durée : une heure Capacités: - Identifier les composantes du paratexte - Formuler des hypothèses de lecture après l'analyse de ces composantes - Guider les élèves dans leur lecture en distribuant un questionnaire Support : Il était une fois un vieux couple heureux Contrainte: donner le travail à l'avance (2 semaines)

Démarche possible:


  1. Mettre en situation



  • Avez-vous déjà lu un roman ou plusieurs romans de littérature maghrébine d'expressions française?
  • Qu'en pensez-vous?



  1. Emettre des hypothèses à partir du paratexte



  • Qui est l'auteur de cette oeuvre?
  • Mohammed Khair Eddine
  • Qu'évoque le titre de cette oeuvre?
  • Un conte; une histoire heureuse
  • Le titre et le résumé nous incitant-ils à lire l'ouvrage?
  • Accepter les réponses des élèves.
  • Observez l'illustration de la première de couverture, que constatez-vous?
  • Au premier plan, une femme drapée dans un vêtement assez ample; la tête couverte d'un châle et portant une jarre sur la tête.
  • Au deuxième plan, un vieil homme vêtu de djellaba et chassé de babouches est assis sur le pas de la porte. Il est barbu et a la tête couverte d'un turban. Il semble parler à quelqu'un.



  • D'après l'image, que déduisez-vous du milieu dans lequel va se dérouler l'histoire?
  • L'histoire se déroulera dans la compagne.



  1. donner des questions à préparer.


Guide de lecture


  1. Où se situe l'histoire?
  2. Qui sont les personnages principaux?
  3. De quelle manière vivent-ils?
  4. Quelles sont leurs ressources de revenus?
  5. Faites le portrait de chaque personnage.
  6. Par quels moyens avance le récit?
  7. Quels sont les thèmes abordés dans l'oeuvre?
  8. Cette oeuvre vous paraît-elle ancrée dans la réalité?
  9. Avez-vous aimé cette oeuvre? Justifie votre réponse.


Séquence1

Séance 1 : séance de réception Activité : réception Durée : une heure Capacités: - Evaluer la lecture des élèves. - Négocier le projet pédagogique. Support : Guide de lecture Démarche possible:
Correction du guide de lecture


  1. Où se situe l'histoire?


Dans le Sud marocain, dans la région de Tafraout


  1. Qui sont les personnages principaux?


Bouchaib et sa femme, un vieux couple.


  1. De quelle manière vivent-ils?


Ils vivent de manière très simple.


  1. Quelles sont leurs ressources de revenus?


Ils vivent des revenus de leur terre et d'un magasin à El Jadida


  1. Faites le portrait de chaque personnage.


Bouchaib est un homme pieux, sage et lettré. Il se consacre à la rédaction d'une épopée. Sa femme lui est entièrement dévouée, elle se consacre aux travaux ménagers et aux travaux de la ferme.


  1. Par quels moyens avance le récit?


Le récit avance par le moyen des dialogues entre les deux personnages qui se retrouvent au moment des repas ou du thé et par les dialogues avec des personnages secondaires qui informent le lecteur sur les événements historiques ou de» société.


  1. Quels sont les thèmes abordés dans l'oeuvre?


Le thème de la valeur de la terre et de la culture marocaine. La lutte pour l'indépendance. Les problèmes liés à la modernité; l'émigration,…


  1. Cette oeuvre vous paraît-elle ancrée dans la réalité?


Oui, car les lieux et les événements évoqués font partie de la réalité marocaine.

Négociation du projet pédagogique

(Les thèmes de recherches à faire formuler et à faire choisir par les élèves)

On peut prévoir une série d'exposés à partir de cette réflexion:


  • La biographie de l'auteur
  • La littérature maghrébine d'expression française
  • Art et traditions berbères
  • La femme rurale
  • L'analphabétisme
  • L'émigration et l'immigration…
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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 3:09 pm



Séquence5

Séance 1 : 1 et 2 Activité : Lecture analytique Durée : deux heures Capacités: - Identifier la situation de communication -Identifier les éléments de la culture berbère - Comprendre l'implication du narrateur - Comprendre la valeur ethnographique de l'oeuvre Supports : - Chapitre VI - Chapitre VII - Chapitre XIV - Chapitre XXIII

Démarche possible Support N°1: chapitre VI pp.43-44 «chacun a son point de vue…est-ce vrai?»


  1. Identifier la situation de communication


    • Qui parle? A qui?
    • Bouchaib parle à sa femme.
    • De quoi parlaient-ils?
    • Ils parlent du modernisme
    • Où?
    • Chez eux.




[*]Identifier les éléments de la culture berbère


  • Dans quel métal sont les bijoux portés par les femmes en ville?
  • Ce sont des bijoux en or
  • Que pensent les personnages de ceux qui mettent les bijoux?
  • Elles ressemblent à des bijouteries ambulantes.
  • Quel sentiment éprouve les deux personnages à l'égard des femmes de la ville?
  • Du mépris
  • Par opposition, quel métal met en valeur la femme de Bouchaib?pourquoi?
  • Elle met en valeur l'argent parce que c'est un métal noble et berbère. Ses bijoux ont une histoire.
  • Pourquoi attachent-ils autant d'importance à ces bijoux?
  • Ces bijoux représentent le patrimoine de leur région. Ce sont des objets transmis de générations en générations
  • Quelle attitude reprochent-ils à leurs compatriotes?
  • Ils ne se rendent pas compte de la valeur de leur patrimoine.

[*]

Support N°2: chapitre VII pp.51-52 «Le lendemain, on commenta cet événement à la mosquée…et le pourquoi d'une telle catastrophe». 1-Comprendre la mentalité des gens


  • Quel est l'événement raconté à travers ce passage? En quelle année a-t-il eu lieu?
  • C'est le tremblement de terre d'Agadir qui a eu lieu en 1960.
  • Pourquoi cet événement a-t-il marqué l'auteur?
  • Il a enquêté à Agadir pour le compte de la Sécurité sociale, après le séisme.
  • La région où se situe l'action du roman a-t-elle été touchée?
  • Non, mais ils ont ressenti des secousses.
  • Quelles conséquences cet événement a-t-il eues sur le comportement des gens?
  • Ils se sont remis à fréquenter les lieux saints et sont retournés à une vie pieuse.
  • Comment les gens ont-ils interprété cette catastrophe? A quel événement biblique ont-ils fait référence?
  • Ils ont pensé qu'il s'agissait d'une vengeance divine contre la perversion des moeurs des habitants de la ville à cause des touristes. Ils ont fait référence à Sodome et Gomorrhe.
  • Bouchaib partageait-il l'opinion des gens?
  • Non, parce qu'il avait des connaissances géologiques.
  • Relevez les expressions montrant son point de vue sur la mentalité des gens.
  • «…des gens bornés».



  • Que veut montrer l'auteur à travers ce récit?
  • Il veut dénoncer la mentalité rétrograde des gens non instruits qui mêlent les superstitions à la religion.

[*]

Support N°3: chapitre XIV pp.91-92 «bon, remercie ton ami…un couscous aux navets, dit-il».


  1. Identifier la situation de communication


    • Qui parle? A qui?
    • Bouchaib parle à sa femme.
    • De quoi parlaient-ils?
    • Ils parlent d'une radio envoyée par leur ami
    • Quand?
    • Au mois de février, avant le repas
    • Où?
    • Chez eux





[*]Identifier les éléments de la culture berbère


  • Relevez le mot en italique au début du passage. Que signifie-t-il?
  • «L'Ahwach» est une danse traditionnelle berbère.
  • Quelle est la place de la femme dans ce genre de danse?
  • Elle danse avec les hommes
  • A quels moments pratiquait-on ce genre de festivité?
  • Au moment des fêtes collectives
  • Qu'éprouvent les personnages devant l'abandon de ces traditions?
  • Le regret
  • Comment Bouchaib explique-t-il l'abandon de ces traditions?
  • Par l'enrichissement des gens qui se tournent vers le modernisme; «les traditions sont mortes et enterrés»; « les riches se veulent résolument modernes, actuels,…»
  • Par quoi ont été remplacées les traditions?
  • Par la télévision, la voiture,…
  • Qu'est ce que ces danses et ces festivités traduisent du mode de vie berbère?
  • La solidarité et l'égalité: « tous s'entraident»; « tous sont égaux»

[*]

Support N°4: chapitre XXIIIpp.127-128 «je dois encore avoir des cahiers vierges quelque part…c'est bien connu».


  1. Identifier la situation de communication




  • Qui parle? A qui?
  • Bouchaib parle à sa femme
  • De quoi paraient-ils?
  • De son cahier de poésie.
  • Où?
  • Chez eux




  1. Identifier la valorisation de la culture berbère par le narrateur




  • Quel est le titre du futur poème de Bouchaib?
  • «Tislit Ouaman».
  • Dans quelle langue va-t-il être rédigé?
  • En berbère.
  • Quel en est le thème?
  • La fiancée de l'eau perd son ami à cause du soleil. Alors, pour se venger, elle arrête les orages ce qui entraîne la sécheresse.
  • En quoi l'histoire de Bouchaib est-elle poétique?
  • Par la création des images: la fiancée de l'eau monte au septième ciel et s'élance dans le vide sidéral.
  • Quel est le pouvoir du poète, d'après Bouchaib?
  • Il est divin.
  • Quel sentiment éprouve la femme de Bouchaib?
  • Elle l'admire bien qu'elle ne comprenne pas grand-chose.
  • Que défend l'auteur à travers le projet de Bouchaib?
  • Il défend la valeur de la langue berbère et de la poésie.

[*]

Synthèse


  • En quoi ces extraits ont-ils une valeur ethnographique?
  • Ils rappellent les valeurs de la société ancestrale et celles du patrimoine culturel berbère (bijoux, danses traditionnelles…). Mais; il dénonce en même temps les mentalités arriérées et rétrogrades.
  • Quelles valeurs défend Khair-Eddine?
  • Il se présente comme le chantre de la berbérité en défendant la beauté de la langue berbère qui se prête à la poésie.



Séquence 5
[*]

Séance : 3 Activité : Langue Titre : Les procédés linguistiques de l'argumentation Durée : Une heure Capacité: Pouvoir relever les procédés linguistiques de l'argumentation. Support : Un corpus de phrases.

Démarche possible
Observez les énonces suivants


  1. « Qui fréquenterait un ancien tueur? Ses semblables sont morts depuis longtemps. Il est tout seul maintenant. Tout seul, certes, mais solide et dangereux, aussi dangereux qu'un cobra d'Egypte

[*]

Questions


  1. Le lexique employé pour caractériser le personnage est-il péjoratif ou mélioratif? Justifier votre réponse en relevant ce lexique.
  2. Relevez la figure de style employée et identifiez- la. Sur quel aspect du personnage insiste-t-elle?





  1. «On était devenu fou à lier mais cette folie payait. Voilà pourquoi je rejette cette humanité avilie

[*]

Questions


  1. Qu'exprime cette phrase?
  2. Quelle différence faites-vous entre la phrase extraite du roman et celle-ci:

[*]

«Voilà pourquoi je jette entièrement cette humanité avilie.» Qu'exprime le locuteur dans cette dernière phrase?
Retenons


Dans un texte, le lexique peut être au service de l'argumentation par l'emploi:


  • d'un lexique mélioratif ou péjoratif
  • de figures de style qui mettent en valeur une idée ou une impression;
  • d'expressions présentant le point de vue personnel ou la modalisation d'un jugement.



Les marques du jugement: la modalisation


Catégories grammaticales:La certitude:Le doute:
Adverbes:


  • Sans doute
  • Bien sur
  • Evidemment
  • Certainement




  • Peut-être
  • Probablement
  • Hélas
  • … … …

Verbes ou Locution Adverbiales:


  • il faut
  • je crois
  • je soutiens
  • je maintiens
  • je pense
  • rien n'est plus probable
  • … … …

- Il est probable (possible) que…


  • il semble que…
  • je ne crois pas que…
  • je crains que…
  • c'est peu probable…
  • l'emploi du conditionnel


[*]

Activité1

A) Soulignez les expressions mélioratives des énoncés suivants.


  1. «Candide fit l'exercice bulgarien devant le général de la petite armée avec tant de grâce, de célérité; d'adresse, de fierté, d'agilité, qu'on lui donna une compagnie à diriger.»
  2. «Pour moi, j'étais ravissante, j'étais la beauté, la grâce même.»
  3. «C'était un très beau jeune homme, le visage plein, assez blanc, haut en couleur, les lèvres vermeilles, l'air fier.»
  4. «Les chemins étaient couverts ou plutôt ornés de voitures d'une forme et d'une matière brillante, portant des hommes et des femmes d'une beauté singulière.»

[*]

B) Soulignez les expressions péjoratives des énoncés suivants.


  1. «Il parlait aux hommes avec le dédain le plus noble, portant le nez si haut, élevant si impitoyablement la voix, prenant un ton si imposant, affectant une démarche si altière, que tous ceux qui le saluaient étaient tentés de la battre.»
  2. «La méchanceté des hommes se présentait à son esprit dans toute sa laideur; il ne se nourrissait que d'idées tristes.»
  3. «Le tendre amant Candide, en voyant sa belle Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les bras rouges et écaillés, recula trois pas saisi d'horreur.»
  4. «Sa femme devenant tous les jours plus laide, devint acariâtre et insupportable.»

[*]

Activité2

Relevez, dans un tableau, les expression mélioratives, les expressions péjoratives,et les figures de style des énoncés suivant:


  1. «Les peuples du monde entier avancent dans la lumière d'un jour nouveau pendant que nous stagnons au fond d'une obscurité semblable à une eau croupie qui déjà pue la vermine.»
  2. «Quant aux juifs, ils croupissaient dans les Mellahs.Ils étaient aussi misérables que les musulmans les plus misérables.Chacun suspectait l'autre de félonie, de mauvaise foi, de filouterie.»
  3. «Il faut se méfier des camelots qui passent.Ce sont des pilleurs de patrimoine, des rapaces et des menteurs.Des mécréants! Maudits soient-ils!»
  4. «L'ignorance est aussi malsaine que la mécréance.»
  5. «On aimait cette femme dont on savait seulement qu'elle était une sainte.»

[*]

Activité3


  1. Soulignez la modalisation du jugement dans les énoncés suivants.


    1. «Il y a certainement une traînée de souffre sous terre depuis Lima jusqu'à Lisbonne.»
    2. «Rien n'est plus probable dit Candide.»
    3. «Il est impossible que les choses ne soient pas ou elles sont.»
    4. «Je soupçonne fort un révérend…»
    5. «Nous allons certainement être rôtis et bouillis.»



  2. Transformez ces énoncés afin de mettre en doute l'idée exprimée.

[*]

Activité4


  1. Donnez votre point de vue à propos:

[*]

-de Candide; - de la philosophie de l'optimisme; - du roman de Khair- Eddine. B) Modalisez votre jugement.

Corrigé
[*]

Observation: a) 1Qui fréquenterait un ancien tueur? Ses semblables sont morts depuis longtemps. Il est tout seul maintenant.Tout seul, mais solide et dangereux aussi dangereux qu'un cobra d'Egypte.» 2-«Aussi dangereux qu'un cobra d'Egypte»: comparaison. Elle insiste sur l'aspect cruel du personnage. b) «On était devenu fou à lier mais cette folie payait.Voilà pourquoi je regrette cette humanité avilie.» 1-Elle exprime un point de vue. 2- La différence est l'empli de la modalisation:«entièrement».le locuteur exprime un rejet total. Activité1 A/



    1. « Candide fit l'exercice bulgarien devant le général de la petite armée avec tant de grâce, de célérité; d'adresse, de fierté, d'agilité, qu'on lui donna une compagnie à diriger.»
    2. «Pourquoi moi, j'étais ravissante, j'étais la beauté, la grâce même
    3. «C'était un très beau jeune homme, le visage plein, assez blanc, haut en couleur, les lèvres vermeilles, l'air fier
    4. «Les chemin étaient couverts ou plutôt ornés de voitures d'une forme et d'une matière brillante, portant des hommes et des femmes d'une beauté singulière


[*]
B/ a) « Il parlait aux hommes avec le dédain le plus noble, portant le nez si haut élevant si impitoyablement la voix, prenant un ton si imposant, affectant une démarche si altière, que tous ceux qui le saluaient étaient tentés de le battre.»


  1. «La méchanceté des hommes se présentait à son esprit dans toute sa laideur; il ne se nourrissait que d'idées tristes
  2. «Le tendre amant Candide, en voyant sa belle Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les bras rouges et écaillés, recula trois pas saisi d'horreur
  3. «Sa femme devenant tous les jours plus laide, devient acariâtre et insupportable

[*]

Activité2
Expressions mélioratives:Expressions péjoratives:Figures de style:


  • dans la lumière d'un jour nouveau;
  • on aimait cette femme;
  • elle était une sainte.



  • nous stagnons au fond d'une obscurité;
  • ils croupissaient;
  • chacun suspectait l'autre de félonie, de mauvaise foi, de filouterie;
  • se méfier des camelots;
  • des pilleurs de patrimoines, des rapaces et des menteurs

-d'une obscurité semblable à une eau croupie qui déjà pue la vermine; - aussi misérables que les musulmans les plus misérables; - l'ignorance est aussi malsaine que la mécréance.
[*]

Activité3 A/



    1. Il y a certainement une traînée de souffre sous terre depuis Lima jusqu'à Lisbonne.
    2. Rien n'est plus probable dit Candide.
    3. Il est impossible que les choses ne soient pas où elles sont.
    4. Je soupçonne fort un révérend…
    5. Nous allons certainement être rôtis et bouillis.


[*]

Activité4 Accepter toutes les réponses possibles

Séquence5
[*]

Séance : 4 Activité : Production écrite Durée : une heure Capacité : - Pouvoir rédiger un récit argumentatif

Démarche possible
I- Présentation du sujet:

«Dans le texte de Khair-Eddine, on trouve la réflexion suivante:«Tout évolue, sauf les mentalités. L'ennuyeux, c'est qu'elles ont plutôt tendance à empirer» Pensez- vous, vous aussi, que malgré le modernisme, les mentalités n'évoluent pas? Appuyez votre point de vue par des exemples.

  • Lecture du sujet
  • Souligner les mots-clés
  • Explication de la consigne

[*]

II-Elaboration du plan:

  • Amener les élèves à élaborer le plan de la rédaction.

[*]

A) Introduction: -Définir les mots-clés: modernité, mentalité -Rappel du sujet -Poser la problématique puis le plan. B) Développement: - Déterminer la position: les mentalités évoluent, les mentalités n'évoluent pas. -Présenter les arguments illustrés par des exemples. C) Conclusion: - Synthèse finale. - Ouverture.

- Donner 10 minutes aux élèves pour rédiger leurs productions selon le plan proposé.

III- Ecriture du sujet:


  • Demander aux apprenants de proposer une ou plusieurs phrases pour chaque étape du plan.
  • Noter les meilleures propositions sur le tableau. (un élève qui note la rédaction collective sur le tableau)

[*]

IV- Affinement:


  • Initier les élèves à corriger le texte obtenu en évitant les répétitions et les imperfections de la syntaxe.

[*]

V- Trace écrite: - Le texte obtenu, après l'affinement, sera recopié par les élèves sur leurs cahiers.

Séquence de la poésie contemporaine chantée
[*]

Séance : 1 Activité : lecture analytique Durée : une heure Capacités : - Identifier la forme d'un poème - Comprendre les thèmes - Relever les champs lexicaux Support : Les vieux de Jacques Brel

Démarche possible

Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux

Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un coeur pour deux

Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan

Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps

Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier

Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières ?

Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent

Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends ?

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés

Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter

Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est trop petit

Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit

Et s'ils sortent encore bras dessus, bras dessous, tout habillés de raide

C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide

Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent

Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps

Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant

Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère

Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer

Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin

Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin

Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent

Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends

Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.

1- La biographie de Jacques Brel. (Bruxelles, 1929-Bobigny, 1978)

Fils d'un industriel belge, Jacques Brel est depuis son enfance destiné à prendre la direction de la cartonnerie familiale. Très jeune, il veut chanter et passe, le dimanche dans les Kermesses. Jusqu'au jour ou il vient à Paris, passe aux « Trois baudets» (cabaret célèbre)et rencontre Jacques Canetti qui prend en main sa carrière. Il enregistre des disques et commence à se produire sur scène.

Les textes de Brel, très marqués à l'origine par une nette inspiration chrétienne prennent peu à peu une force corrosive et critique qui contraste avec le ton de ses débuts. Recherchant, tout d'abord, la beauté, la fraternité et l'amour, il en vient à douter de leur existence. Les femmes remplacent l'amour, elles sont «nos pires ennemies».A coté de cette misogynie qui se développe tout au long de son oeuvre, on trouve chez lui une obsession marquée de la mort qui se transformera en fatalisme tranquille lorsqu'il se saura condamné par un cancer et surtout un anticonformisme qui le fera s'attaquer à toutes les formes de bourgeoisie.

Il fut un des rares chanteurs à être à la fois auteur- compositeur et interprète de talent.

Sur scène, il avait une technique gestuelle très au point, venant paraphraser le texte, l'amplifier et le caricaturer.

Universellement connu et apprécié, il a sans doute senti qu'il ne pouvait pas aller plus loin et quitte la scène en 1967.Il se tourne alors vers le cinéma comme acteur, puis comme metteur en scène. Sa longue absence laisse au public le temps de sentir à quel point son oeuvre était important. Son retour, en 1977 est très apprécié.Il meurt l'année d'après.

2-L'étude du poème.


  • Quels sont les axes de lecture?




  1. La forme du poème et le thème;
  2. Les caractéristiques de la vieillesse;
  3. Le temps en sursis.





    1. Comprendre la forme du poème et le thème principal.





  • Observez la forme de ce poème, que remarquez-vous?
  • Il est composé de 3 strophes, les deux premières comportent 8 vers chacune et la dernière comporte 9 vers.
  • Une succession de rimes plates.
  • La présence d'un refrain à la fin de chaque strophe, puis qui se dédouble à la fin de la dernière.
  • De quoi parle- t-on dans ce poème?
  • Des vieux, des personnes âgées.
  • Comment le poète en parle-t-il?
  • Il fait leur description.
  • De quelle manière les décrit-il?
  • De manière pathétique avec, parfois des traits d'ironie (vers 12).
  • Quelle est la thématique dominante ici? Quelle est la thématique dominante?
  • La thématique du temps.

[*]

2- Les caractéristiques de la vieillesse. A/ Le temps humain: l'age de la vieillesse Il se caractérise par:


  • Les trais physiques

[*]

Difficultés à communiquer: V.1 «Les vieux ne parlent plus ou alors seulement du bout des yeux» Altération du timbre de la voix: V.5 « Est- ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier» Des yeux larmoyants: V.6 «Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières» Tremblements: V.7 «Et s'ils tremblent un peu est- ce de voir vieillir…»


  • Des activités très réduites dans un espace de plus en plus restreint

[*]

V.9 «…leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés» La léthargie: V.11 « Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides..» Leur monde est miniaturisé: V.11 «Leur monde est trop petit» V .12 «du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil, et puis du lit au lit»

B/Le temps en sursis: la survie


  • Futilité de leur vie car il n'y a plus de place au rêve ou à l'illusion

[*]

V.2: «ils n'ont plus d'illusion…» V.9: «les vieux ne rêvent plus»


  • Pauvreté, misère morale et marginalisation que traduisent les antithèses

[*]

V.2: «même riches ils sont pauvres» V.4: «que l'on vive à Paris, on vit tous en province…»


  • Néant de leur devenir, déjà fermé par le destin

[*]

Ils sont en instance de mort et même leur sommeil est synonyme de mort. V.17: «Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps»
Synthèse
La symbolique du temps à travers la pendule et que traduit le retour- à intervalles réguliers- des refrains, renforce l'idée de mort qui guette ces personnes. En fait, le temps, ici, inspire le terme fatal, l'issue fatale; il est la tombe elle-même.
L'évolution dans le choix des pronoms personnels n'est pas fortuite. Elle est porteuse de sens dans la mesure où la mort n'épargne personne:


  • qui dit: je vous attends
  • et puis qui les attend
  • qui leur dit: je t'attends
  • et puis qui nous attend

[*]

La mélodie accentue la notion du temps qui passe par le son qui est sensé rappeler le tintement de l'horloge.

Séquence de poésie
[*]

Séance: 2 Activité: Production écrite Titre : Compte rendu des lectures cursives des textes poétiques contemporains chantés Durée : Une heure Capacités: - Reconnaître la poésie contemporaine chantée -Dégager les spécificités de ce genre de poésie Contrainte: Donner le travail à l'avance à plusieurs groupes d'élèves Supports : La montagne (Jean Ferrat) Heureux qui comme Ulysse (Georges Brassens)

Démarche possible

-Chaque groupe fait écouter la chanson à ses camarades; -Chaque groupe fait le compte rendu de son travail; -L'ensemble de la classe remplit le tableau de synthèse; -Le groupe classe dégage les spécificités de ce genre de poésie.

Jean Ferrat Ils quittent un à un le pays

Pour s'en aller gagner leur vie

Loin de la terre où ils sont nés

Depuis longtemps ils en rêvaient

De la ville et de ses secrets

Du formica et du ciné

Les vieux ça n'était pas original

Quand ils s'essuyaient machinal

D'un revers de manche les lèvres

Mais ils savaient tous à propos

Tuer la caille ou le perdreau

Et manger la tomme de chèvre

Pourtant que la montagne est belle

Comment peut-on s'imaginer

En voyant un vol d'hirondelles

Que l'automne vient d'arriver ?

Avec leurs mains dessus leurs têtes

Ils avaient monté des murettes

Jusqu'au sommet de la colline

Qu'importent les jours les années

Ils avaient tous l'âme bien née

Noueuse comme un pied de vigne

Les vignes elles courent dans la forêt

Le vin ne sera plus tiré

C'était une horrible piquette

Mais il faisait des centenaires

A ne plus que savoir en faire

S'il ne vous tournait pas la tête

Pourtant que la montagne est belle

Comment peut-on s'imaginer

En voyant un vol d'hirondelles

Que l'automne vient d'arriver ?

Deux chèvres et puis quelques moutons

Une année bonne et l'autre non

Et sans vacances et sans sorties

Les filles veulent aller au bal

Il n'y a rien de plus normal

Que de vouloir vivre sa vie

Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires

De quoi attendre sans s'en faire

Que l'heure de la retraite sonne Il faut savoir ce que l'on aime

Et rentrer dans son H.L.M.

Manger du poulet aux hormones

Pourtant que la montagne est belle

Comment peut-on s'imaginer

En voyant un vol d'hirondelles

Que l'automne vient d'arriver ?
Questions: 1-Identifiez les caractéristiques de la poésie? 2-Quel est le thème du poème? 3-Relevez dans un tableau ce que les jeunes reprochent au monde de vie rural et ce qui les attirent en ville?

Reproches
Attirances



[*]

4-Par quels vers le poète met-il en valeur la beauté de la montagne et les désagréments de la ville? 5-Quel mode de vie préfère le poète? Justifiez votre réponse par l'emploi du lexique. 6-Qu'est-ce que la mélodie apporte à la poésie? 7-Quel rapport faites-vous entre cette chanson et l'oeuvre étudiée?

Corrigé
[*]


Support n 1: La montagne, Jean Ferrat Questions: 1 -C'est un octosyllabe; -Il y a des rimes; -Le texte comporte des images. 2- L'exode rural 3-
Reproches
Attirances
«Les vieux ça n'était pas original quand ils s'essuyaient machinal d'un revers de manche les lèvres». (la négligence/le manque de raffinement). «Une année bonne et l'autre non et sans vacances et sans sorties». (la pénibilité du travail).«Depuis longtemps ils en rêvaient de la ville et ses secrets du formica et du ciné». (l'attrait du modernisme). «Les filles veulent aller au bal il n'y a rien de plus normal que de vouloir vivre sa vie». (les loisirs).
[*]

4-
La beauté de la montagne
Les désagréments de la ville
«Ils savaient tous à propos tuer la caille ou le perdreau et manger la tomme de chèvre». (on consomme des produits sains que l'on fabrique soi-même). «Ils avaient tous l'âme bien née noueuse comme un pied de vigne. Mais elle faisait des centenaires». (les habitants de ces régions sont solides). «Pourtant que la montagne est belle comment peut-on s'imaginer en voyant un vol d'hirondelles que l'automne vient d'arriver». (la vie à la montagne est belle pour ceux qui veulent se donner la peine d'ouvrir les yeux).«Manger du poulet aux hormones». (on consomme de la nourriture industrielle malsaine). «Leur vie ils seront flics ou fonctionnaires de quoi attendre sans s'en faire que l'heure de la retraite sonne. Il faut savoir ce que l'on aime et rentrer dans son HLM». (leur vie est monotone et ils habitent les uns sur les autres).
[*]

5-Il préfère celui de la montagne car il emploie un lexique péjoratif pour parler de la vie en ville (flic, HLM …) alors qu'il utilise un lexique mélioratif pour parler de la montagne (les vignes courent dans la forêt (métaphore), l'âme bien née noueuse comme un pied de vigne (comparaison) …. 6-Accepter les réponses des élèves. 7-Comme Khair-Eddine, le poète loue les beautés de la montagne malgré les difficultés que l'on a à y vivre.

Heureux qui comme Ulysse
[*]

Georges Brassens

A fait un beau voyage

Heureux qui comme Ulysse

A vu cent paysages

Et puis a retrouvé après

Maintes traversées

Le pays des vertes allées

Par un petit matin d'été

Quand le soleil vous chante au coeur

Qu'elle est belle la liberté

La liberté

Quand on est mieux ici qu'ailleurs

Quand un ami fait le bonheur

Qu'elle est belle la liberté

La liberté

Avec le soleil et le vent

Avec la pluie et le beau temps

On vivait bien contents

Mon cheval, ma Provence et moi

Mon cheval, ma Provence et moi

Heureux qui comme Ulysse

A fait un beau voyage

Heureux qui comme Ulysse

A vu cent paysages

Et puis a retrouvé après

Maintes traversées

Le pays des vertes allées

Par un joli matin d'été

Quand le soleil vous chante au coeur

Qu'elle est belle la liberté

La liberté

Quand c'en est fini des malheurs

Quand un ami sèche vos pleurs

Qu'elle est belle la liberté

La liberté

Battus de soleil et de vent

Perdus au milieu des étangs

On vivra bien contents

Mon cheval, ma Camargue et moi

Mon cheval, ma Camargue et moi

Questions

1
-Identifiez les caractéristiques de la poésie?
2-
De quel poème la chanson est-elle inspirée?
3
-
Quel est le personnage évoqué? Qu'en savez-vous?
4-

Que'est-ce qui va apporter le bonheur au poète?
5-
Quel est le thème du poème?
6-


Qu'est-ce que la mélodie apporte à la poésie?
7
-
Quel rapport faites-vous entre cette chanson et l'oeuvre étudiée?

Corrigé
[*]
Support n 5: Heureux qui comme Ulysse, Georges Brassens

1- -Le texte est écrit en vers; -Il y a des rimes; -Le texte est imagé. 2-La chanson est inspirée du sonnet de Joachim du Bellay: «Heureux qui, comme Ulysse a fait un beau voyage, Ou comme celui-là qui conquit la raison, Vivre entre ses parents le reste de son age!» 3-Ulysse, personnage de la mythologie grecque qui, après la victoire sur les troyens, va être confronté à toutes sortes de difficultés sur le chemin du retour vers la Grèce. Il sortira vainqueur de toutes ces épreuves et retrouvera à Ithaque sa femme Pénélope. 4-C'est ce qu'il va trouver dans sa région, son pays natal: sa Provenance, le soleil, son cheval et un ami. 5-Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas la liberté que l'on ressent quand on part à l'aventure mais lorsqu'on a du bonheur à être chez soi. 6-Accepter les réponses des élèves. 7-Le poète évoque, comme Khair-Eddine, le bonheur que l'on a de vivre dans sa région et de profiter des choses simples.

Synthèse

Les invariants: -Les caractéristiques du poème; -La défense d'une idée; -La mélodie qui accentue le message du poème. Les spécificités: -Les mélodies spécifiques à chaque poème; -Les niveaux de langue.

Séquence de poésie
[*]

Séance 3 Activité: Langue Titre : Registre lyrique Durée : Une heure Capacités: -Reconnaître le registre lyrique -Identifier ses caractéristiques Support : Lettres à Juliette Drouet (V. Hugo)

«Quand tu liras ce papier, mon ange, je ne serai pas auprès de toi, je ne serai pas là pour te dire: pense à moi! Je veux que ce papier te le dise. Je voudrais que dans ces lettres tracées pour toi, tu puisses trouver tout ce qu'il y a dans mes yeux, tout ce qu'il y a sur mes lèvres, tout ce qu'il y a dans mon coeur, tout ce qu'il y a dans ma présence quand je te dis: je t'aime! Je voudrais que cette lettre entrât dans ta pensée comme mon regard, comme mon souffle, comme le son de ma vois pour lui dire à cette charmante pensée que j'aime: n'oublie pas

Démarche possible
I-Observation
-Questions de compréhension: 1-Qui est l'auteur de ce texte? A quel courant littéraire appartient-il? 2-Qu'est-ce qui montre qu'il s'agit d'une lettre? 3-Quelle est la relation entre le destinateur et le destinataire? Justifie votre réponse. 4-Quels sont les pronoms personnels employés? 5-Relevez les mots appartenant au champ lexical du sentiment. Qu'en déduisez-vous? 6-Quelle est la valeur des phrases exclamatives? 7-Quelle est la tonalité dominante?

II-Conceptualisation

-Le registre lyrique s'adresse à notre coeur, il cherche à faire vibrer nos émotions. Traits d'écritures: Marques de l'énonciation: pronoms personnels de la première (et deuxième) personne; Champ lexical des sentiments; Figures de style (comparaisons, métaphores, anaphores); Travail sur les sonorités et le rythme; Les interjections.

III-Appropriation

« Ce toit tranquille, où marche des colombes, Entre les puis palpite, entre les tombes; Midi le juste y compose de feux La mer, la mer toujours recommencée! Ô récompense après une pensée Qu'un long regard sur le calme des Dieux!» P. Valéry, Charmes 1-Etudier les procédés (rythme, ponctuation,…) qui soulignent la force de l'émotion. 2-Quel sentiment se dégage de cet extrait?

IV-Prolongement

Rédiger l'éloge lyrique d'un lien qui vous tient à coeur en respectant les caractéristiques du registre lyrique.

Séquence de poésie
[*]

Séance 4 Activité: oral Titre : chanson La vie en rose d'Edit Piaf Durée : une heure Capacité: écouter et comprendre une chanson française

Démarche possible

Des yeux qui font baiser les miens, Un rire qui se perd sur sa bouche, Voila le portrait sans retouche De l'homme auquel j'appartiens

Quand il me prend dans ses bras Il me parle tout bas, Je vois la vie en rose.

Il me dit des mots d'amour, Des mots de tous les jours, Et ca me fait quelque chose.

Il est entre dans mon coeur Une part de bonheur Dont je connais la cause.

C'est lui pour moi. Moi pour lui Dans la vie, Il me l'a dit, l'a jure pour la vie.

Et des que je l'aperçois Alors je sens en moi Mon coeur qui bat

Des nuits d'amour a ne plus en finir Un grand bonheur qui prend sa place Des ennuis des chagrins, des phases Heureux, heureux à en mourir.

Quand il me prend dans ses bras Il me parle tout bas, Je vois la vie en rose.

Il me dit des mots d'amour, Des mots de tous les jours, Et ca me fait quelque chose.

Il est entre dans mon coeur Une part de bonheur Dont je connais la cause.

C'est toi pour moi. Moi pour toi Dans la vie, Il me l'a dit, l'a jure pour la vie.

Et des que je l'aperçois Alors je sens en moi Mon coeur qui bat

I- Définition de« la chanson» «La chanson est un texte mis en musique, généralement divisé en couplets et refrains, et destiné à être chanté.

II-Auditionner la chanson Les apprenants sont appelés à écouter la chanson pour formuler les toutes premières impressions.


  • Qu'est-ce que vous venez d'entendre?
  • Pourquoi vous avez dit qu'il s'agit d'une chanson?
  • Quel est le titre de la chanson?
  • Qui chante?

[*]

III- Une seconde audition Se familiariser avec le texte au moyen d'une seconde audition puis étudier sommairement l'organisation du teste (couplets, refrains, présence ou absence de rimes,…).


  • Combien de couplets avez-vous dans cette chanson?
  • Quel est le refrain qui se répète chaque fois?
  • Quelles sont les rimes utilisées?
  • Comment les appelle-t-on?

[*]

Clarifier les faits de langue spécifiques (registre, figures de style,…)


  • Quelle est la tonalité dominante dans cette chanson?
  • Existe-t-il une figure de style?

[*]

IV- Mémorisation de la chanson Prendre connaissance du texte écrit pour une mémorisation totale ou partielle de la chanson. V-Exercice -Remplir les trous par les expressions qui conviennent. -Correction en écoutant la troisième fois la chanson
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Abdelhalim BERRI
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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 3:10 pm

EVALUATION
Texte support :

Ce souvenir était si cher au vieil homme qu’il en reparlait souvent. « Cette époque était celle de l’enthousiasme, du sacrifice et de l’honneur. Où est tout cela, à présent ? » affirmait-il, puis il revenait au quotidien. Un quotidien calme qu’il appréciait car il n’avait aucun souci à se faire, et sa seule obligation était de vivre et de prier. Ses journées se passaient entre la mosquée, les champs et la maison où, après le repas de midi, il faisait une longue sieste, à l’abri de la canicule qui régnait dehors. Il dormait dans un coin frais du rez-de-chaussée où seul le bourdonnement des mouches prises dans des toiles d’araignée se faisait entendre. Ce bruit ne le dérangeait pas. Il représentait pour lui l’une des musiques secrètes de la vie, un langage essentiel adapté à l’univers des êtres qui luttent contre la mort omniprésente.

-Ce soir, j’irai mettre des pièges. On mangera du lièvre demain.

Il avait plusieurs assortiments de pièges et il savait où les tendre pour capturer tel ou tel gibier. Il aimait bien la chair du porc-épic, mais il lui préférait celle du lièvre, qui sentait bon les aromates. Et c’est sans surprise que le lendemain à l’aube il rapporta deux lièvres qu’ils dégustèrent, sa femme et lui, le soir même sur la terrasse. Le chat eut une grosse part.

-J’ai donné un peu de ce gibier à la voisine, dit la vieille.

-Tu as bien fait. Elle ne mange pratiquement pas de viande. Une fois l’an peut-être, à l’occasion de l’Aïd, si des gens charitables lui en offrent. Il y a longtemps qu’elle vit seule. Elle n’a personne au monde. Il faut penser à cette femme de temps en temps, recommanda le Vieux.

-Je pense souvent à elle, je ne la néglige pas.

Chapitre 2 Pp. 13 et 14

Édition Al-Ouma

ÉTUDE DE TEXTE /20:

Lisez le texte ci-dessus et répondez aux questions suivantes :

1. Complétez les informations dans le tableau ci-dessous : (2pts)

Titre de l’œuvre

Auteur

Genre

Nom du personnage principal

2. Situez le passage en répondant aux questions suivantes :

a- Quels deux personnages étaient venus voir le Vieux? (1pt)

- …………………………………………………….

b- Qui cherchaient-ils? (1pt)

- …………………………………………………….

3. a- À quel souvenir le vieil homme faisait-il allusion au début du texte ? (1pt)

- …………………………………………………….

b- Le vieil homme s’en rappelait avec nostalgie. Relevez du texte la phrase qui le montre. (1pt)

- …………………………………………………….

4. Relevez de ce passage trois verbes d’action décrivant les activités quotidiennes du vieil homme. (1.5pt)

- ……………………………………………………..

5. Répondez par VRAI (V) ou FAUX (F) en justifiant votre réponse :

a- La voisine du couple habite depuis toujours avec ses enfants. (1pt)

-…… : ……………………………………………...

b- Le vieux a bien aimé le geste de sa femme vis-à-vis de sa voisine. (1pt)

-…… : ……………………………………………...

c- Le vieil homme fait sa sieste dans un silence de mort. (1pt)

-…… : ………………………………………………

6. La vie quotidienne du vieil homme se passait en trois lieux, lesquels ? (1.5pt)

- ……..……………………………………………...

7. ‘’Le vieux paya et demanda au patron si on pouvait livrer la marchandise chez lui. Il accepta avec plaisir. ‘’ (2pts)

Transformez ce court récit en dialogue.

-……………………………………………………...

………………………………………………………………………

8. a- Le narrateur décrit le quotidien de Bouchaïb d’une manière :

⃝ valorisante. ⃝ dévalorisante. ⃝ neutre.

Cochez la bonne réponse. (1pt)

b- Justifiez-la par deux modalités appréciatives tirées du texte. (1pt)

-……………………………………………………...

9. Le vieux couple ressent une certaine obligation morale à l’égard des démunis.

a- Laquelle ? (1pt)

-………………………………………………...

b- Qu’en pensez-vous ? (1pt)

-…………………………………………………

……………………………………………….…

10.« La vie à la campagne est monotone». Partagez-vous cette affirmation ? Justifiez votre réponse par deux arguments. (2pts)

-……………………………………………..………

………………………………………………...........
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MessageSujet: Re: Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine   Mer Aoû 28, 2013 3:11 pm

Il était une fois, effectivement, un vieux couple heureux. Des berbères
de la montagne marocaine, soumis au rythme doux de la vie
villageoise, à l'observation des saisons et des couleurs du ciel. Le vieil
homme, revenu d'un passé agité, passe ses journées à calligraphier en
langue tifinagh, héritée des anciens touaregs, un long poème à la gloire
d'un saint. Sa poésie sera chantée à la radio, diffusée en cassettes,
imprimée et reconnue. Les portraits de visiteurs, étudiants américains
ou amis revenant de l'étranger, ou de héros locaux promis à la
désuétude, tel le forgeron africain, agrémentent le rythme austère des
journées, scandées par la cérémonie du thé ou la préparation des plats
ancestraux, dont un délicieux couscous aux jeunes pousses de navet.
Tout en maugréant contre la « modernité fanfaronne » et ceux qu'il
appelle les « parvenus », il entreprend un nouveau poème sur le thème
de l'arc-en-ciel. Loin des fulgurances et des éclats flamboyants et
sombres qui ont fait sa gloire, l'auteur d'Agadir et du Déterreur, mort
en 1995, nous livre ici plus qu'un testament : le roman de l'apaisement
qu'il avait tant rêvé
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