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 Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc

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Abdelhalim BERRI
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MessageSujet: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:35 am


La ficelle
Aux Champs
Le bourgeois gentilhomme
Fiches types de textes
Module 1
Textes divers autour de la typologie textuelle (narratif, descriptif, argumentatif, prescriptif)
Module 2
La nouvelle réaliste -Maupassant : « la ficelle » ou « aux champs » Ou -Tournier : « le Coq de Bruyère » La poésie : -Une ode et une chanson
Module 3
La nouvelle fantastique -Mérimée : « la chambre bleue » Ou -Gautier : « le chevalier double » La poésie : le sonnet (2 poèmes au moins).
Module 4
Le théâtre : la comédie -Molière : le bourgeois gentilhomme. La poésie libre (2 poèmes au moins).
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:38 am

Premier semestre
Module 1 : mise à niveau et consolidation des acquis antérieurs
Propositions d’oeuvres
-Textes divers autour de la typologie textuelle (narratif, descriptif,
argumentatif, prescriptif)
Compétences
-Reconnaître le genre (romanesque, théâtral, poétique, …) et le type d’un texte :
narratif, descriptif, argumentatif et prescriptif ; -Anticiper le contenu d’un
document à partir d’indices significatifs ; -identifier le thème d’un texte, le
destinateur, le destinataire ; -repérer et interpréter le point de vue dans un
document ; -lire et comprendre une consigne -produire des énoncés corrects
linguistiquement et conformes à la consigne ; -ponctuer et mettre en page
correctement ; -produire une suite d’un texte en maintenant la cohérence et la
cohésion textuelles ; -produire un écrit cohérent et conforme à une intention de
communication précise ; -s’exprimer d’une voix claire, audible et intelligible ;
-écouter activement (interactivement) ; -prendre la parole ;
-s’informer en fonction de son projet ; Sélectionner, traiter et reformuler
l’information ; -lire une BD -Analyser une image : s’initier à la notion de
représentation ; -utiliser les codes et les références spécifiques des lieux de
l’information
Activités
Activités de lecture(s) :
-observation et analyse de documents relevant de genres divers.
-lecture analytique
-lecture méthodique
Contenus
Réception de l’écrit
Le texte/discours narratif :
- progression d’une séquence narrative
- les marques du discours narratif (marques de l’énonciation)
- les repères spatio-temporels
- les personnages (1ère approche), l’action
- le point de vue (qui raconte) (1ère approche)
le texte /discours descriptif :
- organisation et fonctions de la description
- les marques du discours descriptif
- les points de vue dans la description (qui voit, qui sent) (1ère approche)
le texte/discours argumentatif (initiation au raisonnement argumentatif :
- l’accord/le désaccord
- la thèse, l’antithèse
- le circuit argumentatif
- les procédés argumentatifs : vocabulaire, modalisateurs,
le texte/discours prescriptif :
- les marques de la prescription
- les enjeux du prescriptif (conseil, ordre
Activités de production écrite :
-Reformulation de consignes
- production d’écrits
-ponctuation de passages
Contenus
Production de l’écrit
- donner une suite à un petit récit
- insérer un passage descriptif dans un récit
- exprimer son point de vue au sujet d’une idée (opinion)
- rédiger un texte prescriptif
- produire un texte dans le cadre d’un projet
Activités orales et TE
-présentations orales ;
-jeux de rôle
-simulations
-discussions
Contenus
Production de l’oral et TE
- techniques de la recherche de l’information (sélection, traitement et
reformulation) ;
- élaboration d’un plan ;
Activités de langue
-pratiques intégrée de la langue et du discours à partir de la production et de la
réception de l’oral et de l’écrit.
Contenus
Langue (grammaire de la phrase et grammaire du texte)
- retour sur les types de phrases (déclarative, interrogative, exclamative)
- la phrase simple (constituants)
- valeurs des temps verbaux (en relation avec les types de texte)
- indicateurs spatio-temporels
- connecteurs logiques
- l’expression de l’accord/désaccord
- l’expression de l’ordre, du conseil
etc.
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:41 am


Axes pour l’étude de la nouvelles Aux Champs
La structure narrative
Le traitement du temps dans la nouvelle
Les temps du récit
Les paroles rapportées
Les registres de langue
Narrateur et point de vue
La structure narrative de la nouvelle
Le schéma narratif :
La situation initiale, l’élément perturbateur, les péripéties ou déroulement et la situation finale ou retour à
l’équilibre
La composition du récit.
la situation initiale :
Description de la vie de deux familles paysannes : les Tuvache et les Vallin
l’élément perturbateur :
L’arrivée des d’Hubières : la rupture est marquée par l’adverbe « brusquement »
Péripéties :
La négociation et le départ de Jean
Résolution des péripéties : la vie après le départ de Jean
La situation finale :
Il n’y a pas de retour à l’équilibre. La scène finale est inattendue, c’est une chute.
le traitement du temps dans la nouvelle
Scène / ellipse temporelle/….
Relever /observer / commenter…
Combien de temps s’écoule de la ligne…… à ligne ….. ? Selon l’édition la négociation et le départ de Jean
Combien de temps s’écoule de la ligne ….. à la ligne ….. ? La vie après le départ de Jean
Quand le narrateur utilise beaucoup de lignes pour raconter un moment court : il veut donc insister sur ce
moment très important de l’histoire. C’est une scène : un moment très important de l’histoire racontée en
détails par le narrateur.
Au contraire, le narrateur résume une vingtaine d’années en quelques lignes pour accélérer le récit et ne
s’attarder que sur les moments importants. C’est une ellipse temporelle : le narrateur passe sous silence ou ne
raconte pas en détails un long moment de l’histoire.
L’emploi des temps du récit : l’imparfait et le passé simple
Cours/ Observations/Relevés
L’imparfait : actions de second plan, sert à décrire le décor et les personnages.
Le passé simple : actions de premier plan .Actions ponctuelles et successives.
Exercices
Conjugaison de l’imparfait et du passé simple
Emploi justifié des temps du récit.
Les registres de langue
Relever les marques de l’oral dans les dialogues
Élisions orales (effacements des sons non prononcés).
Fautes de grammaire.
Interjections.
Marques du patois normand (prononciation déformée, expressions ou tournures incorrectes).
Mots familiers.
Noter les personnages concernés par ce registre, comparer avec les d’Hubières et conclure
Les familles paysannes …. ..Patois normand et le langage familier
Les d’Hubières…………… langage courant ou soutenu.
les paroles rapportées
Observations, relevés, transformations
Transformer des paroles rapportées au discours direct en paroles rapportées au discours indirect
Noter les marques du discours rapporté.
Déduire les caractéristiques du discours direct et du discours indirect.
Le discours direct
Un verbe introducteur
Des indices typographiques (deux points, un tiret ou des guillemets).
Les pronoms personnels de la première et de la deuxième personne.
Intention du narrateur.
Les paroles prononcées par les personnages sont restituées avec exactitude, fidélité.
Lecteur témoin direct du dialogue
Le discours indirect
Paroles insérées dans le récit avec un verbe introducteur, une proposition subordonnée complétive ou une
interrogative indirecte,
Des transformations (la troisième personne et les temps des verbes pour la concordance des temps).
Intention du narrateur.
Mettre une distance entre celui qui parle et le lecteur.
Dans Aux Champs, le narrateur utilise surtout le discours direct, le dialogue, pour montrer au lecteur la manière
de parler des personnages.
narrateur et point de vue
Le narrateur est-il un personnage de l’histoire ? Le narrateur est-il neutre, objectif ? Exprime-t-il son
opinion ?
Relever tous les mots qui désignent l’enfant ou les enfants de la ligne 1 à la ligne 57 et classer les dans l’une des
catégories suivantes : vocabulaire neutre, vocabulaire péjoratif ou vocabulaire mélioratif.
Trouver la comparaison qui assimile les enfants à des animaux. Cette comparaison est –elle neutre ?
Le narrateur désigne les enfants à travers des mots du langage familier : « mioches », « moutard » et du
langage courant : « petits », « produits », « enfants ». Le nom « enfants » est neutre mais les noms familiers
« mioches » et « moutard » peuvent être interprétés comme péjoratifs et les termes de « petits » et de
« produits » sont péjoratifs car ils assimilent les enfants à des animaux ou à des objets.
La comparaison « comme des gardeurs d’oies assemblent leurs bêtes » n’est pas neutre mais péjorative car elle
assimile les enfants à des animaux.
Le narrateur n’est pas un personnage de l’histoire, il est donc externe ou extérieur. Pourtant, il n’est pas neutre,
même s’il n’exprime pas son opinion directement, le lecteur peut deviner qu’il se moque des paysans à travers le
vocabulaire péjoratif.

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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:42 am


Résumé de aux champs
biographie

Né le 5 août 1850 à Fécamp, Guy de Maupassant se familiarisat avec la campagne normande, ses paysans, son patois et ses scènes typiques, qui devaient lui fournir un inépuisable champ d'inspiration pour ses contes et ses nouvelles. A douze ans, il entra au collège religieux d'Yvetot, et termina ses études secondaires au lycée de Rouen. En 1870, il fut mobilisé lors de la guerre contre la Prusse et, après la défaite, commença une carrière médiocre de fonctionnaire à Paris. Parallèlement, il se mit à écrire, sous l'influence de Flaubert, ami d'enfance de sa mère.
En une douzaine d'années, il publia environ quinze recueils de contes et de nouvelles, six romans et de très nombreux articles de journaux. Ses thèmes d'inspiration étaient variés : il s'agissait aussi bien du monde rural de sa Normandie natale, que du monde des petits bourgeois et des médiocres employés de bureaux.
Fêté, choyé dans les salons parisiens, grand amateur de femmes, romancier à succès, Maupassant finit sa vie dans les souffrances de la maladie. Il sombra petit à petit dans un délire hallucinatoire et la démence s'étant emparée de son esprit, il termina ses jours à la clinique du docteur Blanche, le 6 juillet 1893.
L'histoire : résume
Deux familles nombreuses de pauvres paysans normands; Les Vallin et Les Tuvache vivent misérablement dans deux chaumières mitoyennes au pied d’une colline.
Mr et Mme D’Hubières, Un couple aristocrate ne peuvent pas avoir d'enfants. Ils expriment le désir d'adopter le fils des Touvache moyennant une bonne somme d’argent . La mère refuse. Mais, Les Vallin marchandent, acceptent et signent le contrat. L’affaire est conclue, provoquant la rupture entre les familles. Le fils vendu se fait une situation et revient voir ses parents biologiques après vingt ans.
Jalousie et sentiment d’injustice poussent Charlot à reprocher à ses parents de ne pas l’avoir vendu et à les quitter pour toujours.

Les thèmes
Une nouvelle qui a pour cadre la campagne normande et comme thèmes l'argent, la cupidité, et la jalousie. L'adoption peut paraitre légitime mais La proposition des D'Hubiéres est plus qu'indécente. Qui a tort et qui pourrait avoir raison? Les D'Hubiéres, Les Vallins, La mère Tuvache, ou son fils qui lui reproche de ne pas l'avoir vendu?
Pistes pour les exposés :
Recherche documentaire sur l'adoption / Le point de vue du légiste et l'image de l'enfant et des parents adoptifs chez les marocains / le cadre géographique de la nouvelle: la normandie, une recherche documentaire / .Profils: présenter des personnages de Maupassant suites à des lectures parallèles.
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:44 am


Resume de La Ficelle de Guy de maupassant
Biographie de Guy de maupassant

Né le 5 août 1850 à Fécamp, Guy de Maupassant se familiarisat avec la campagne normande, ses paysans, son patois et ses scènes typiques, qui devaient lui fournir un inépuisable champ d'inspiration pour ses contes et ses nouvelles. A douze ans, il entra au collège religieux d'Yvetot, et termina ses études secondaires au lycée de Rouen. En 1870, il fut mobilisé lors de la guerre contre la Prusse et, après la défaite, commença une carrière médiocre de fonctionnaire à Paris. Parallèlement, il se mit à écrire, sous l'influence de Flaubert, ami d'enfance de sa mère.
En une douzaine d'années, il publia environ quinze recueils de contes et de nouvelles, six romans et de très nombreux articles de journaux. Ses thèmes d'inspiration étaient variés : il s'agissait aussi bien du monde rural de sa Normandie natale, que du monde des petits bourgeois et des médiocres employés de bureaux.
Fêté, choyé dans les salons parisiens, grand amateur de femmes, romancier à succès, Maupassant finit sa vie dans les souffrances de la maladie. Il sombra petit à petit dans un délire hallucinatoire et la démence s'étant emparée de son esprit, il termina ses jours à la clinique du docteur Blanche, le 6 juillet 1893.
L'histoire : Résumé
C’est jour de marché dans le bourg normand de Goderville où se rend un paysan, maître Hauchecorne. Maître Hauchecorne ramasse un petit morceau de ficelle, sous les yeux d’un bourrelier, Malandain, avec lequel il est fâché. Plus tard, un crieur public fait savoir que quelqu’un a perdu un portefeuille. Maître Hauchecorne est accusé d’avoir trouvé et conservé le portefeuille. il est dénoncé par Malandain. Convoqué chez le maire pour s’expliquer,on ne peut rien retenir contre Hauchecorne, mais il n’arrive pas non plus à prouver son innocence. Tous ceux qu’il rencontre alors sont persuadés qu’il a conservé le portefeuille.Le lendemain, un valet de ferme restitue le portefeuille qu’il a trouvé sur la route; maître Hauchecorne se croit enfin délivré. Hélas, dans les conversations, plus il raconte son récit et plus les autres croient que c’est lui qui, après avoir trouvé le portefeuille, l’a fait rapporter par un tiers. Hauchecorne tombe dans l’obsession, il est malade puis il meurt et ses derniers mots sont encore pour clamer son innocence, c’est « une ‘tite ficelle » était sa dernière phrase.
Les thèmes
L'individu confronté à la foule cruelle et stupide.Il cherche incessamment à prouver son innocence mais ne peut que sombrer dans la maladie et la folie.Il manque de force et de courage et doit par la suite mourir.
Maitre Hauchecorne, un héros ?
D’habitude, héros suppose des traits caractéristiques comme le courage, la force et l’intelligence. S’il y a des situations menaçantes, le héros agit tout de suite pour se défendre ou pour sauver la vie des autres. Il sacrifie sa propre vie. Dans la guerre, on parle d’un héros, si il a réussi à emporter la victoire. Il y a aussi des héros tragiques. Ce sont des personnages qui doivent faire des choix difficiles.Mme Loisel, le personnage principal de « La Parure » correspond plus ou moins à une héroïne tragique au sens classique. Elle tâche de payer toutes ses dettes et à la fin, elle y réussit. Cependant, le gueux n’est pas un héros. Un jour, il a un accident fatal qui le réduit à la mendicité. C’est son sort triste qui lui est donné par hasard. Il souffre sans cesse et il a peur des gens qui lui refusent l’aumône. Le gueux n’a pas de force ou de courage et, par conséquent, on ne peut pas parler d’un vrai héros. Dans « La Ficelle », le destin de la figure centrale est comparable à celui du gueux. Maître Hauchecorne n’est pas susceptible de prouver son innocence. Il devient - comme le gueux ou la folle, une femme malade qui ne reçoit pas d’aide et qui doit mourir - une victime de la société qui échoue à cause de la cruauté vécue des gens en général et par suite de leur stupidité qui culmine à la simplicité et la platitude.
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:46 am


Résumé de chevalier double de Gautier Théophile
Mon résumé: Edwige la blonde devrait être aux anges, enfin enceinte de son vieux comte, elle se ronge cependant du charme trouble qu'un bohémien de passage lui a laissé. Le fils naissant au sombre regard et à la peau blanche et vermeille est fêté et nommé Oluf mais son thème astral contient deux étoiles, une verte et une rouge, comme si deux hommes avaient présidés à sa conception et l'influençait en alternance.
Le mire déclare qu'il sera très heureux ou très malheureux voire les deux à la fois.

De fait, un moment charmant, l'autre presque démoniaque, il fait la fierté de son père qui le voit et de sa mère qui garde son lourd secret. Le jeune homme grandit et reprend le titre de son père à sa mort et devient donc le nouveau comte de Lodbrog Il a 20 ans et ravage les coeurs disponibles sans pouvoir vraiment s'accrocher, sa mère est morte de ses angoisses mais le jeune désire enfin connaître l'amour qu'il pense avoir trouvé en la personne de la comtesse Brenda.
Las, celle-ci le rejette car refusant d'aimer deux hommes à la fois, le sommant de se débarrasser du chevalier à l'étoile rouge avant de lui céder, il quitte ne comprenant pas pourquoi la comtesse voit deux hommes alors qu'ils sont seuls.
Las, bourré de questions et alors qu'il retourne la voir à travers une terrible tempête, il se retrouve face à un chevalier au panache rouge tandis que lui porte un panache vert. Étant sur une étroite sente, l'un des deux devrait reculer pour laisser passer l'autre, un féroce combat entre les chevaliers et leurs molosses et alors que le heaume du chevalier rouge saute, Oluf se rend compte que tous les coups portés à l'autre le lui sont aussi et inversément et qu'il ne se bat que contre lui-même.
A cette révélation, son double maléfique s'évanouit en fumée et tout se calme.

Ses yeux sont devenus couleur de l'azur de la réconciliation céleste et la comtesse accepte désormais de l'épouser tandis que ses parents reposent enfin en paix.
2ème résumé
Le combat commença. Les épées, en tombant sur les mailles d'acier, en faisaient jaillir des gerbes d'étincelles pétillantes ; bientôt, quoique d'une trempe supérieure, elles furent ébréchées comme des scies. On eût pris les combattants, à travers la fumée de leurs chevaux et la brume de leur respiration haletante, pour deux noirs forgerons acharnés sur un fer rouge.
Les chevaux, animés de la même rage que leurs maîtres, mordaient à belles dents leurs cous veineux, et s'enlevaient des lambeaux de poitrail ; ils s'agitaient avec des soubresauts furieux, se dressaient sur leurs pieds de derrière, et se servant de leurs sabots comme de poings fermés, ils se portaient des coups terribles pendant que leurs cavaliers se martelaient affreusement par-dessus leurs têtes ; les chiens n'étaient qu'une morsureet qu'un hurlement.
Les gouttes de sang, suintant à travers les écailles imbriquées des armures et tombant toutes tièdes sur la neige, y faisaient de petits trous roses. Au bout de peu d'instants, l'on aurait dit un crible, tant les gouttes tombaient fréquentes et pressées. Les deux chevaliers étaient blessés.
Chose étrange, Oluf sentait les coups qu'il portait au cavalier inconnu ; il souffrait des blessures qu'il faisait et de celles qu'il recevait : il avait éprouvé un grand froid dans la poitrine, comme d'un fer qui entrerait et chercherait le cœur, et pourtant sa cuirasse n'était pas faussée à l'endroit du cœur : sa seule blessure était un coup dans les chairs au bras droit.
Singulier duel, où le vainqueur souffrait autant que le vaincu, où donner et recevoir était une chose indifférente.
Ramassant ses forces, Oluf fit voler d'un revers le terrible heaume de son adversaire. - Ô terreur ! que vit le fils d'Edwige et de Lodbrog ? il se vit lui-même devant lui : un miroir eût été moins exact. Il s'était battu avec son propre spectre, avec le chevalier à l'étoile rouge ; le spectre jeta ungrand cri et disparut.

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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:48 am


Résumé de Le Bourgeois Gentilhomme de Molière
Le Bourgeois gentilhomme est une comédie-ballet en cinq actes en prose de Molière, représentée pour la première fois le 14 octobre 1670, devant la cour de Louis XIV, au château de Chambord par la troupe de Molière. La musique est de Jean-Baptiste Lully, les ballets de Pierre Beauchamp, les décors de Carlo Vigarani et les costumes turcs du chevalier d'Arvieux.

Cette pièce incarne le genre de la comédie-ballet à la perfection et reste même l'un des seuls chefs-d'œuvre du genre en regroupant les meilleurs comédiens et musiciens du temps. Elle répondait au goût de l'époque pour ce qui était nommé les turqueries, l'Empire ottoman étant alors un sujet de préoccupation universel dans les esprits, et que l'on cherchait à apprivoiser. L'origine de l'œuvre est liée au scandale provoqué par l'ambassadeur turc Suleyman Aga qui, lors de sa visite à la cour de Louis XIV en 1669, avait affirmé la supériorité de la cour ottomane sur celle du Roi-Soleil.
Les ajouts turcs ont disparu dans les représentations ultérieures. En 2004 toutefois, le musicien Vincent Dumestre, le metteur en scène Benjamin Lazar et la chorégraphe Cécile Roussat ont proposé une version intégrale de l'œuvre, en prononciation restituée, avec les ballets de Beauchamp et la musique composée par Lully.
À la création, Molière jouait le rôle de Monsieur Jourdain, habillé de couleurs vives, paré de dentelles d'argent et de plumes multicolores, face à Hubert, travesti dans celui de Madame Jourdain ; Mlle de Brie était Dorimène, Armande Béjart jouait Lucile, tandis que le musicien Lully était le muphti au cours de la cérémonie turque du quatrième acte.
L'histoire :
ACTE PREMIER
Scène première
Nous sommes en 1670 dans la maison de Monsieur Jourdain, un bourgeois de Paris. Afin de devenir un homme de qualité, Monsieur Jourdain a engagé un maître de musique, un maître à danser, un maître de philosophie et un maître d’armes qui sont chargés de lui enseigner leur savoir et d’en faire un homme instruit. Le maître de musique et le maître à danser se félicitent d’avoir Monsieur Jourdain comme élève car, malgré le fait qu’il ne sache rien, il paye bien. Le maître à danser apprécie les applaudissements autant que l’argent mais le maître de musique affirme que les louanges ne font pas vivre et, bien qu’il méprise Monsieur Jourdain, il l’apprécie pour son argent.
Scène II
Monsieur Jourdain entre en scène et demande à voir ce que les deux maîtres lui ont préparé. Le maître de musique présente un de ses élèves qui a composé un air pour la sérénade demandée par M. Jourdain. Celui-ci aurait préféré une œuvre du maître lui-même mais consent tout de même à écouter. Il trouve la chanson lugubre et chante lui-même une chanson légère. Les deux maîtres complimentent M. Jourdain et chacun lui assure que son art est indispensable à la bonne marche de l’État. En effet, sans la danse, un homme ne saurait rien faire et si tous les hommes apprenaient la musique, ce serait la paix universelle assurée, affirment-ils. Les musiciens sont appelés et exécutent un dialogue en musique pour M. Jourdain qui trouve cela bien troussé. Quatre danseurs s’amènent ensuite et exécutent la danse imaginée par le maître à danser de M. Jourdain.
ACTE II
Scène première
M. Jourdain trouve que les danseurs se trémoussent bien. Le maître de musique lui affirme que lorsque la musique et la danse seront mêlées, ce sera du plus bel effet. M. Jourdain a commandé ce ballet pour une personne de qualité qui doit venir dîner le soir même. Le maître à danser lui assure que tout sera prêt, le ballet sera beau et M. Jourdain sera content. M. Jourdain demande qu’on lui apprenne à faire la révérence pour une marquise qui s’appelle Dorimène. C’est la dame qui doit venir dîner. Soudain, un laquais annonce l’arrivée du maître d’armes.
Scène II
Le maître d’armes enseigne à M. Jourdain l’art du maniement de l’épée. Tout le secret des armes consiste à donner et à ne pas recevoir. M. Jourdain est content car il est sûr de tuer son homme et de pas être tué lui-même. Le maître d’armes affirme que son art l’emporte sur tous les autres, dont la musique et la danse. Une violente dispute éclate alors entre les trois maîtres et M. Jourdain essaie de les calmer.
Scène III
Le maître de philosophie fait son entrée. M. Jourdain lui demande de rétablir la paix. Le philosophe affirme que la raison doit être maîtresse de tous nos actes et la colère est une passion honteuse qui fait d’un homme une bête féroce. Un homme sage doit être au-dessus de toutes les injures et il doit y répondre avec la modération et la patience. Le maître de philosophie affirme ensuite que la philosophie domine tous les autres arts. La dispute reprend de plus belle entre les différents maîtres et le philosophe y prend une belle part. Les insultes pleuvent et M. Jourdain, découragé, les laisse se battre entre eux.
Scène IV
La dispute terminée, le maître de philosophie peut commencer sa leçon. Il demande à M. Jourdain ce qu’il désire apprendre. Celui-ci lui répond qu’il veut apprendre tout ce qu’il peut. Le maître lui offre de lui enseigner la logique mais M. Jourdain désire apprendre quelque chose de plus joli. La morale ? Non, car M. Jourdain veut se mettre en colère comme bon lui semble. La physique ? Non, M. Jourdain trouve cela trop compliqué. L’orthographe est demandée par M. Jourdain et aussi l’almanach pour les différentes phases de la lune.
La leçon commence par les voyelles et leur prononciation. Ensuite, le maître explique à M. Jourdain la signification de la prose et des vers. M. Jourdain veut écrire un billet doux à Dorimène et demande la façon la plus joli de l’écrire. Sa leçon terminée, le maître philosophe se retire.
Scène V
Le maître tailleur fait son entrée. M. Jourdain se plaint de son habit et de ses souliers qui le blessent mais le maître tailleur rétorque que ce ne sont que des imaginations. Il défend son travail en disant qu’il a fait l’habit de M. Jourdain comme tous les habits des gens de qualité. Quatre garçons l’aident à enfiler son habit neuf et M. Jourdain se promène entre eux en recherchant les compliments et les flatteries. Un des garçons l’appelle « gentilhomme » et M. Jourdain en est tellement content qu’il lui donne de l’argent pour le récompenser. Viennent ensuite d’autres appellations flatteuses dont « Monseigneur » , « Votre grandeur » qui valent à leurs auteurs de belles récompenses.
ACTE III
Scène première
M. Jourdain désire aller faire une promenade en ville afin de montrer son nouvel habit. Il demande à ses deux laquais de l’accompagner mais avant de se mettre en route, il fait appeler Nicole, la servante de la maison afin de lui donner des ordres.
Scène II
Nicole ne peut s’empêcher de rire en voyant la façon ridicule dont M. Jourdain est vêtu. Celui-ci menace de lui donner un soufflet si elle n’arrête pas de se moquer de lui. M. Jourdain lui demande de bien nettoyer la maison pour les invités qui doivent venir le soir même. À l’annonce de visiteurs, Nicole n’a plus du tout envie de rire.
Scène III
Madame Jourdain, apercevant son mari, lui demande pourquoi il s’est habillé de façon à faire rire tout le monde à ses dépens. Elle lui fait des reproches sur sa façon de vivre et Nicole se plaint également du trop grand nombre de visiteurs qui salissent continuellement la maison. Mme Jourdain conseille à son mari de chercher un époux pour sa fille au lieu de prendre des cours qui ne sont plus de son âge. M. Jourdain réplique qu’il désire devenir un homme de qualité et être capable de bien raisonner en compagnie d’honnêtes gens. Il déclare avoir honte de l’ignorance de sa femme et de sa servante. Mme Jourdain reproche à son mari de trop fréquenter les nobles et un certain Monsieur le comte qui lui emprunte continuellement de l’argent. M. Jourdain rétorque que ce comte parle de lui au Roi et c’est un honneur qu’il vienne dans sa maison. Il ajoute que c’est un honneur de lui prêter de l’argent car c’est un homme de qualité. De plus, il est certain que Dorante, le gentilhomme lui rendra tout ce qu’il a emprunté. Mme Jourdain n’y croît pas.
Scène IV
Dorante fait une entrée flamboyante. Il couvre M. Jourdain de flatteries et de compliments mais Mme Jourdain n’est pas dupe. Dorante déclare vouloir rendre tout ce qu’il doit à M. Jourdain. Il lui fait compter tout l’argent dû et demande qu’on lui en prête encore plus qu’il rendra au premier jour. Mme Jourdain essaie d’ouvrir les yeux de son mari mais en vain. Dorante dit qu’il ira chercher ailleurs si M. Jourdain refuse. M. Jourdain accepte de prêter encore plus d’argent à Dorante. Mme Jourdain traite M. Jourdain de vrai dupe. Celui-ci rétorque qu’il ne peut rien refuser à un homme qui parle de lui au Roi.
Scène V
Dorante s’entretient avec Mme Jourdain et lui demande où se trouve sa fille, Lucile, et comment elle se porte. Mme Jourdain lui répond sèchement que Lucile est bien où elle est et qu’elle se porte sur ses deux jambes. Dorante les invite à venir voir un jour, le ballet et la comédie que l’on présente chez le Roi.
Scène VI
M. Jourdain apporte l’argent à Dorante et celui-ci le remercie en lui promettant les meilleures places au divertissement royal. Dorante annonce que la marquise Dorimène viendra dîner chez M. Jourdain et qu’elle a accepté le diamant que M. Jourdain lui a offert par l’intermédiaire de Dorante lui-même. Il ajoute que les femmes aiment les dépenses que l’on faits pour elles. M. Jourdain avoue qu’il est prêt à toutes les folies pour conquérir une femme de qualité. Mme Jourdain demande à Nicole d’essayer d’écouter ce que les deux hommes se disent. M. Jourdain confie à Dorante qu’il sera libre au dîner car sa femme ira chez sa sœur où elle passera tout l’après-dîner. Dorante a tout préparé et c’est lui qui a donné les ordres au cuisinier de M. Jourdain pour le dîner en l’honneur de Dorimène. M. Jourdain aperçoit soudain Nicole qui écoute et lui donne un soufflet.
Scène VII
Nicole fait son rapport à Mme Jourdain et lui dit qu’il y a anguille sous roche. Les deux hommes parlent d’une affaire où Mme Jourdain n’est pas la bienvenue. Mme Jourdain sait que son mari la trompe depuis longtemps et n’est pas surprise. Cependant, elle veut le bonheur de sa fille, Lucile, et elle veut la marier à Cléonte, dont Lucile est amoureuse. Elle demande à Nicole d'aller parler à Cléonte et lui dire qu’il vienne la trouver tout à l’heure afin de faire sa demande à M. Jourdain. Nicole obéit et cours faire la commission.
Scène VIII
Cléonte accueille Nicole avec colère et ne veut rien entendre de ce qu’elle a à lui dire. Nicole cherche à comprendre la raison de cette colère et demande à Covielle, le valet de Cléonte. Covielle lui demande de s’en aller et de les laisser en paix. Nicole cours raconter cette histoire à Lucile.
Scène IX
Cléonte se plaint à Covielle du fait que Lucile, lors d'une rencontre fortuite, l’a totalement ignoré. Il la traite d’ingrate et de perfide. Covielle se plaint de Nicole de la même façon et la traite de pendarde. Les deux hommes énumèrent tous les services et les soins rendus à ces dames qui les payent en leur tournant le dos. C’est une véritable trahison. Cléonte veut rompre avec Lucile et demande à Covielle d’en dire tout le mal qu’il pourra. Mais, tous les efforts de Covielle pour déprécier Lucile sont vains car Cléonte en est encore follement amoureux et ne voit que ses qualités. Toutefois, il mijote sa vengeance.
Scène X
Nicole raconte à Lucile la façon dont Cléonte l’a traitée. Lucile croit connaître l’explication de cette étrange attitude de Cléonte. Lucile demande à Cléonte si c’est bien la rencontre de tantôt qui l’a mis en colère. Cléonte confirme le fait. Lucile tente d’expliquer pourquoi elle l’a ignoré mais Cléonte ne veut rien entendre malgré tous les efforts de Lucile. Nicole essaie de même avec Covielle mais en vain, il ne veut rien entendre lui non plus et la traite de traîtresse. Lasse, Lucile renonce à s’expliquer et s’apprête à sortir lorsque Cléonte se ravise et veut savoir le fin fond de l’histoire. Lucile et Nicole ne veulent plus rien dire malgré les supplications de Cléonte et de Covielle. Cléonte et Covielle menacent alors de se tuer si Lucile et Nicole refusent de s’expliquer. Lucile, ébranlée, raconte alors que c’est une vieille tante qui est la cause de tout. La seule approche d’un homme est un déshonneur pour une fille, d’après elle. Tous les hommes sont des diables et les saluer équivaut à la perte de son âme. Voilà pourquoi Lucile et Nicole ont ignoré les deux jeunes hommes. Cléonte et Covielle les croient et s’en trouvent apaisés.
Scène XI
Mme Jourdain rencontre Cléonte et lui rappelle de demander Lucile en mariage à son mari qui vient. Cléonte est enchanté et trouve cet ordre charmant.
Scène XII
Cléonte fait sa demande à M. Jourdain. Celui-ci veut savoir si Cléonte est un gentilhomme. Devant la réponse négative du jeune homme, M. Jourdain refuse de lui donner sa fille en mariage. Mme Jourdain rappelle à son mari qu’il n’est pas gentilhomme lui-même car son père n’était qu’un simple marchand. Mais M. Jourdain déclare qu’il veut avoir un gentilhomme pour gendre. Mme Jourdain préfère pour sa fille un honnête homme riche et bien fait qu’un gentilhomme gueux et mal bâti. M. Jourdain ajoute qu’il veut faire de sa fille une marquise. Mme Jourdain n’est pas d’accord car les alliances avec plus grand que soi sont sujettes à de fâcheux inconvénients. M. Jourdain lui reproche de vouloir rester dans la bassesse et lui ordonne de se taire. Mme Jourdain demande à Lucile d’essayer de convaincre M. Jourdain qu’il a tort.
Scène XIII
Cléonte est désespéré mais Covielle lui conseille d’user de ruse pour obtenir la main de Lucile car avec un homme aussi fou que M. Jourdain, il n’y a pas d’autres solutions. Covielle a un plan qu’il explique à Cléonte.
Scène XIV
Un laquais annonce à M. Jourdain, l’arrivée de Monsieur le Comte et d’une dame qu’il mène par la main. M. Jourdain a des ordres à donner et demande de les faire attendre un peu.
Scène XV
En attendant M. Jourdain, Dorante converse avec Dorimène. Dorimène exprime ses scrupules à recevoir tellement de cadeaux et d’attentions de la part de Dorante, dont un magnifique diamant. Et ce dîner fastueux commandé par Dorante qui veut lui exprimer son amour et obtenir sa main, est selon elle, de folles dépenses dont elle n’a jamais exprimé le besoin. Dorimène est veuve et hésite à se marier une seconde fois. Les dépenses de Dorante, payées par M. Jourdain ce qu’elle ignore, l’inquiètent car elle ne veut pas s’engager. Mais, Dorante annonce soudain l’arrivée du maître du logis.
Scène XVI
M. Jourdain fait sa révérence à Dorimène comme lui a enseigné le maître à danser. Il exagère un peu. M. Jourdain souhaite la bienvenue à Dorimène en longues phrases ampoulées ce qui fait bien rire Dorante. Dorimène juge son homme aussitôt. Dorante conseille tout bas à M. Jourdain de ne point parler du diamant offert à Dorimène, car ce serait vilain et indigne d'un gentilhomme. Ils peuvent passer à table car tout est prêt. M. Jourdain ordonne de faire venir les musiciens.
ACTE IV
Scène première
Dorimène trouve le repas tout à fait magnifique mais M. Jourdain le juge indigne d’elle. Dorante fait les honneurs de la maison de M. Jourdain. Il explique à Dorimène que c’est lui qui a commandé le dîner et, bien que le repas ait coûté fort cher, il aurait bien aimé en préparer un encore plus fastueux. Bien entendu, c’est M. Jourdain qui a tout payé. Dorimène montre son diamant à M. Jourdain et celui-ci la complimente sur ses belles mains et dédaigne la pierre. Dorante leur demande de faire silence car les musiciens et la musicienne commencent à chanter des chansons à boire, accompagnés de toute la symphonie. Dorimène est enchantée et M. Jourdain la couvre de compliments et de flatteries de toutes sortes.
Scène II
Mme Jourdain entre et surprend M. Jourdain en train de faire sa cour à Dorimène. Dorante explique que c’est lui qui donne le dîner pour Dorimène et M. Jourdain ne fait que lui prêter sa maison. Mme Jourdain n’est pas dupe et elle fait des reproches à Dorimène de se laisser courtiser par un homme marié. Dorimène n’y comprend plus rien et sort. M. Jourdain demande à Dorante de la ramener et demande à sa femme de s’excuser mais Mme Jourdain s’en moque et sort.
Scène III
Covielle fait son entrée déguisé et se présente à M. Jourdain comme un grand ami de son père qui était, d’après lui, un fort honnête gentilhomme. M. Jourdain est enchanté d’apprendre que son père n’était pas marchand mais gentilhomme. Covielle annonce qu’il a voyagé partout dans le monde et est revenu depuis quatre jours. Il vient annoncer à M. Jourdain une nouvelle incroyable. Le fils du Grand Turc est amoureux de Lucile, la fille de M. Jourdain et désire l’épouser. De plus, il veut faire de M. Jourdain un Mamamouchi, c’est-à-dire un paladin, ce qui rendra M. Jourdain égal au plus grands seigneurs de la terre. M. Jourdain veut qu’on le mène immédiatement chez le fils du Grand Turc mais Covielle lui annonce qu’il viendra lui rendre visite dans sa maison. M. Jourdain est enchanté mais il a peur que Lucile refuse ce mariage car, elle est amoureuse de Cléonte. Covielle le rassure car le fils du Grand Turc ressemble à s'y méprendre à Cléonte…
Scène IV
Cléonte fait son entrée déguisé en Turc et souhaite dans la langue turque, que le cœur de M. Jourdain soit toute l’année comme un rosier fleuri. Covielle sert d’interprète. Cléonte demande à M. Jourdain d’aller se préparer pour la cérémonie de Mamamouchi et de conclure ensuite le mariage avec Lucile. M. Jourdain s’empresse d’obéir.
Scène V
M. Jourdain parti, Cléonte et Covielle rient de bon cœur en se moquant de la crédulité de M. Jourdain. Ils aperçoivent Dorante et lui expliquent toute l’affaire. Pendant que Covielle donne à celui-ci des détails, la cérémonie turque pour ennoblir M. Jourdain commence en danse et en musique.
ACTE V
Scène première
Mme Jourdain, apercevant M. Jourdain habillé pour la cérémonie, lui demande qui l’a fagoté comme cela. M. Jourdain exige plus de respect car il est maintenant un Mamamouchi. Mme Jourdain n’y comprend rien et exige des explications. M. Jourdain se met à parler en langue turque et Mme Jourdain, convaincue qu’il a perdu l’esprit, sort.
Scène II
Dorante, désireux d’aider Cléonte, demande à Dorimène d’appuyer sa mascarade. Dorimène accepte d’aider Cléonte et aussi de se marier avec Dorante afin qu’il cesse ses folles dépenses pour la conquérir. Ils se taisent en voyant arriver M. Jourdain.
Scène III
Dorante rend hommage à M. Jourdain pour sa nouvelle dignité et le félicite pour le mariage de sa fille avec le Grand Turc. M. Jourdain le remercie à la turque et s’excuse auprès de Dorimène du comportement de Mme Jourdain. Dorante demande où est Son Altesse Turque et M. Jourdain dit qu’il le voit venir et demande qu’on aille chercher sa fille pour lui donner sa main.
Scène IV
Dorante s’incline devant Cléonte déguisé et lui présente ses respects. Cléonte lui répond en langue turque que Covielle s’efforce de traduire du mieux qu’il peut. Le Grand Turc dit que la pluie des prospérités arrose en tout temps le jardin de la famille de Dorante. Dorante trouve cette phrase admirable.
Scène V
En apercevant Lucile, M. Jourdain lui demande de s’approcher et de donner sa main au fils du Grand Turc. Lucile demande à son père si c’est une comédie mais M. Jourdain lui affirme que c’est le mari qu’il lui destine. Lucile refuse de se marier avec le fils du Grand Turc. Mais, reconnaissant Cléonte, elle se ravise et obéit à son père en acceptant le mariage. M. Jourdain est ravi d’avoir une fille si obéissante.
Scène VI
Mme Jourdain, n’ayant pas reconnu Cléonte, s'oppose de toutes ses forces à ce mariage insensé. Elle s’étonne que sa fille consente à épouser un Turc et oublie Cléonte si vite. Elle traite sa fille de coquine. Covielle prend Mme Jourdain à part et lui explique toute l’affaire. Mme Jourdain annonce aussitôt qu’elle consent au mariage et envoie quérir un notaire. Dorante annonce qu’il se servira du même notaire pour son mariage avec Dorimène, ce qui apaise la jalousie de Mme Jourdain envers son mari. M. Jourdain pense que Dorante annonce son mariage avec Dorimène dans le simple but de confondre Mme Jourdain et il accepte. M. Jourdain donne Nicole en mariage à Covielle qui accepte de bon cœur. En attendant le notaire, tout le monde se divertit en regardant le ballet donné en l’honneur du fils du Grand Turc.
La pièce se termine avec un ballet nommé « Ballet des Nations » . Pour ce ballet, Molière eut la collaboration de Lully, non seulement pour la partie musicale mais pour les vers italiens, et celle de Quinault pour les vers français.
Le Bourgeois gentilhomme est une Comédie-ballet faite pour le divertissement du Roi Louis XIV et représentée en public à Paris, pour la première fois sur le théâtre du Palais-royal, le 23 novembre 1670, par la Troupe du Roi.
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:51 am

tronc commun: projet pédagogique

professeur: bouchra el bakry

module1: les genres et les types de textes

séquenceactivités:objet:objectifs spécifiques:support:
sq 1: travaux encadrés:.genres de texte
.type de texte
. types de la phrase.

. identifier les genres littéraires et leurs caractéristiques.
-connaître les types de textes.
. identifier les types de la phrase simple et ses constituants.
extraits diversifiés.
séq. 2:etude de texte:le texte narratif:identifier les caractéristiques du texte narratif(le schéma narratif).extrait1:
contes de la bréau de guy de maupassant
langue:les indicateurs spatio-temporels.identifier les indicateurs spatio-temporels.‘'
a. orale:résumérésumer la séquence narrative étudiée.‘'
prod. ecrite:séquence narrative.rédiger une séquence narrative
séq. 3:etude de texte:le texte descriptif.identifier les caractéristiques du texte descriptif.extrait2: notre dame de paris de v. hugo
langue:la caractérisationreconnaître les procédés de la caractérisation.‘'
a. orale:décrire décrire un évènement marquant.
prod. ecrite:une catastrophedécrire une catastrophe
séq.4:etude de texte:le texte argumentatifidentifier les caractéristiques du texte argumentatif.extrait4:
extraits diversifiés.
langue:les connecteurs logiques:reconnaître les connecteurs logiques.
a. orale:débat: le tabacdébattre
prod. ecrite:le tabacrédiger un texte argumentatif concernant le tabac.
séq.5:etude de texte:le texte injonctifidentifier les caractéristiques du texte injonctif.extrait5:
knock de jules romain
langue:la prescriptionreconnaître les procédés de la prescription


a. orale:recette de cuisineprésenter une recette de cuisine en utilisant les procédés de la prescription.


prod. ecrite:l'obésitéprésenter des conseils et un régime à suivre à un ami souffrant de l'obésité.
poésie:

poème1:demain dès l'aubeetudier les caractéristiques formelles d'un poème.extrait6: victor hugo
poème2:mignonne etudier les caractéristiques formelles d'une odeextrait8: ronsard
evaluation, correction et exercices de soutien et de remédiassions.



module2: la nouvelle réaliste

«au champs» de guy de maupassant.

«la ficelle» de guy de maupassant.

les compétences visées:

- etudier le genre littéraire: «la nouvelle réaliste»

- etudier la structure formelle de la nouvelle réaliste.

- etudier la fonction de la description dans la nouvelle réaliste.

- découvrir la dimension socioculturelle d'une oeuvre réaliste de 19ème siècle.

- saisir la portée satirique d'une oeuvre réaliste.

- rendre compte

- s'auto-évaluer.



séquenceactivitéobjet:objectif spécifique:support:
séq. 1:travaux
encadrés
*le réalisme: reconnaître les caractéristiques du courant réaliste.
*la nouvelle: reconnaître le genre littéraire «la nouvelle réaliste».
*la biographie de l'auteur guy de maupassant.
*lecture préparatoire à l'étude de la nouvelle: personnages, lieux et temps, évènements principaux (schéma narratif).

la nouvelle aux champs de guy de maupassant.
sq.2:etude de texte:extrait1: de «les deux chaumières…» jusqu'à «…tous les jours» .etudier la situation initiale
.reconnaître l'effet réaliste
.découvrir la réalité paysanne du xixème siècle français.

aux champs(l1-l93: manuel les oeuvres intégrales)
langue:les temps du récitidentifier les temps du récit et leurs valeurs.


a. orale:discussion: la famille nombreuse.discuter les problèmes de la famille nombreuse.


prod. ecrite:situation initiale d'un récit.rédiger une situation initiale d'un récit.


sq.3:etude de texte:extrait: de «par un après midi…» jusqu'à «…parce qu'on l'avait pas vendu).etudier la perturbation, les péripéties
.reconnaître le sommaire et l'ellipse.

aux champs(l40-l140: manuel les oeuvres intégrales)
langue:la focalisation.identifier le point de vu du narrateur

extraits diversifiés.
a. orale:jeux de rôle. dramatiser la scène de l'adoption du petit jean.aux champs(l40-l140: manuel les oeuvres intégrales
prod. ecrite:suite d'un récitrédiger la suite d'un récit: la perturbation et les péripéties.


sq.4:etude de texte:etrait3: de «les vallin vivotaient…» jusqu'àla fin..repérer le rebondissement dans un récit.
.identifier la chute dans une nouvelle

aux champs(l141-la fin: manuel les oeuvres intégrales
langue:le champ lexicalrepérer et analyser un champ lexical


a. orale:jeux de rôle.dramatiser la scène du départ de cahrlot tuvache.


prod. ecrite:fiche de lecture.elaborer une fiche de lecture de la nouvelle aux champs


evaluation et correction
la ficelle de g. de maupassant:
sq.5:
soutien
et
ouverture
travaux encadrésla ficelle.les personnages
.temps et lieux.
.evènements principaux

la ficelle de guy de maupassant
langue:les registres littérairesidentifier les registres littéraires.

extraits diversifiés
a. orale:jeux de rôle.dramatiser la scène entre maître hauchecorne, le maîre et m. maladin


prod. ecrite:fiche de lectureelaborer une fiche de lecture de la nouvelle la ficelle de maupassant

la ficelle de guy de maupassant
poésiepoème2:ode: mignonne etudier les caractéristiques formelles d'une ode.

mignonne de ronsard
poème3:chanson: chanson de fortunioetudier les caractéristiques formelles d'une chanson.

chanson de fortunio de musset



module3: la nouvelle fantastique

le chevalier double de théophile gautier.

compétences visées:


  • etudier le genre littéraire: la nouvelle fantastique.
  • etudier la structure formelle de la nouvelle fantastique.
  • etudier un genre de production artistique et culturelle.
  • rendre compte.


séquenceactivitéobjet:objectif spécifique:support:
sq1:travaux encadrés

  1. reconnaître la nouvelle et le conte.
  2. . identifier et distinguer entre le fantastique et le merveilleux

. reconnaître la littérature fantastique.


sq2:etude de texte:extrait1: dès le début jusqu'à «…dans l'aigle de la fenêtre».iddentifier l'ordre de a narration: le retour en arrière.
.etudier l'intrusion du surnaturel
le chevalier double:
(l1-l40)
langue:les figures de style1: les figures d'analogieidentifier les figures d'analogie: la comparaison, la métaphore et la personnification.
act. orale:l'état initial d'un récitimaginer l'état initial d'un récit.
prod. ecrite:l'état initial d'un récit. rédiger l'état initial d'un récit.
sq3:etude de texte:extrait2: de «edwige est mère…» jusqu'à «…la mourante».etudier les éléments de l'univers fantastique.
.etudier l'ellipse narrative.
le chevalier double:
(l41-l108)
langue:les figures de style1: les figures de substitution.identifier les figures de substitution: la périphrase, la métonymie et la synecdoque.


act. orale:restitution des événements supprimés par l'ellipse narrativeimaginer des événements supprimés par l'ellipse narrative


prod. ecrite:restitution des événements supprimés par l'ellipse narrativerédiger les événements supprimés par l'ellipse narrative


sq4:etude de texte:extrait3: de «oluf, le fils brun…» jusqu'à «…ne reconnaît pas la terreur»identifier la pause commentaire dans un récit.

le chevalier double:
(l109-l163)
langue:les figures de style1: les figures d'opposition.identifier les figures d'opposition: l'antithèse, l'oxymore et l'antiphrase.
act. orale:le portraitdécrire une personne monstrueuse.


prod. ecrite:le portraitrédiger le portrait physique d'une personne monstrueuse.
sq5:etude de texte:extrait4: de «le chemin se serre…» jusqu'à «…la garde de son épée.identifier les procédés du registre fantastique.

le chevalier double:
(164-l221)
langue:les figures de style1: les figures d'instance.identifier les figures d'instance: l'anaphore, l'hyperbole et la gradation.
act. orale:film fantastique (1)raconter l'intrigue d'un film fantastique que vous avez vu.
prod. ecrite:suite d'un récit: avec un groupe d'amis, vous passez la nuit sous une tente dans une forêt. au milieu de la nuit…imaginez et rédigez une suite dans laquelle vous introduisez un avertissement annonçant le fantastique.
sq6:etude de texte:extrait5: de «l'inconnu tira la sienne… jusqu'à la fin..identifier la moralité de la nouvelle le chevalier double.
.identifier ses caractéristiques.
le chevalier double:
(l122-la fin)
langue:la phrase complexeidentifier les types de la phrase complexe.
act. orale:film fantastique (2)raconter l'intrigue d'un film fantastique que vous avez vu.
prod. ecrite:récit fantastique: une personne que l'on croyait morte réapparaît un jour et donne des explications fantastiques.rédiger un récit fantastique dans le quel vous imaginez les explications que peut donner cette personne à sa disparition et à sa réapparition.
soutien et investissement: travaux encadrés:elaborer le schéma narratif du chevalier double.
elaborer le schéma actantiel du chevalier double.

le chevalier double.
exercices de régulation:identifier et distinguer les figures de style étudiées.
identifier le mode et le temps d'un verbe dans un récit et reconnaître leurs valeurs.
evaluer les acquis et corriger les lacunes.
exercices diversifiés.



module4: le théâtre le bourgeois gentilhomme de molière

les compétences visées:

.etudier une pièce de théâtre: une comédie classique.

.etudier: la structure d'une comédie.

les formes du comique.

les personnages, l'espace, le temps.

le langage théâtral.

.découvrir la portée critique d'une comédie du 17ème siècle.

séq:activité:objet:objectifs spécifiques:support:
sq1:travaux encadrés:définir le genre du théâtre
définir la comédie ballet.
connaître la biographie de molière.
analyser le titre de la comédie: définir les mots «bourgeois» et «gentilhomme»emettre des hypothèses de lecture à partir du titre.


sq2:etude
de texte:
extrait1: de «l'ouverture se fait» jusqu'à «le premier intermède», acte i, scènes 1 et 2.etudier un passage de la scène d'exposition.
identifier les caractéristiques du langage théâtral.

scènes 1 et 2 de la pièce
langue:les procédés de repriseidentifier les procédés de reprise.


act. orale:jeux de rôledramatiser la scène 1 de l'acte i.


pord. ecrite:exposition/l'incipit d'une nouvelle.réécrire l'exposition étudiée de manière à en faire l'incipit d'une nouvelle.
sq3:etude
de texte:
extrait2: de «pour moi…» jusqu'à «…je suis sourd», acte iii, scène 10.identifier les formes du dialogue.scène 10, acte iii.
langue:les temps du discoursreconnaître les temps du discours et leurs valeurs.

les temps du discours
act. orale:jeux de rôledramatiser la scène étudiée.


pord. ecrite:l'écoute dans la communication.rédiger un texte argumentatif dans lequel on montre l'importance de l'écoute dans la communication.
sq4etude
de texte:
extrait3: de «monsieur, la plupart des gens…» jusqu'à «…dinez chez moi» acte iii, scène 12.etudier le noeud
identifier les relations entre les personnages.
etudier l'affrontement de deux visions du monde.
scène 12, acte iii.
langue:types de discours: discours direct, discours indirect et discours indirect libre.identifier les types du discours et leurs caractéristiques.
act. orale:jeux de rôledramatiser la scène étudiée.


pord. ecrite:compte-rendurendre compte à la scène 12 de l'acte iii.scène 12 de l'acte iii
sq5:etude
de texte:
extrait4: de « lui marchand!...» jusqu'à « …les plus grands seigneurs de la terre», acte iv, scène 3.etudier le rebondissement.
identifier les formes comiques.
saisir la valeur critique chez molière.
scène 3, acte iv.
langue:le discours indirect (1)transformer des propos du discours direct au discours indirect et inversement.phrases-support
act. orale:discussion: renier son originediscuter les causes qui mènent les gens à renier leur origine.
dire son avis à propos de ces gens.

pord. ecrite:renier son originerédiger un texte argumentatif:
sujet: que pensez-vous des gens qui renient leurs origines pour une raison ou une autre?

sq6:etude
de texte:
extrait5: de « monsieur si elle veut écouter…» jusqu'à «… je l'irai dire à rome», acte v, scène dernière.etudier le dénouement.
identifier la fonction critique de la comédie.
dernière scène de l'acte v.
langue:le discours direct (2): avec un verbe introducteur au passé.transformer des propos du discours direct au discours indirect. micro-textes support
act. orale:monologue de m. jourdain après avoir découvrir que le fils du grand turc n'est que cléonte.imaginer un monologue de m. jourdain après avoir découvert qu'il est dupé, en mettant l'accent sur les sentiments qu'il peut éprouver.
pord. ecrite:fiche de lecture de la pièce.elaborer une fiche de lecture de la pièce.la pièce
soutien et
consolidation
exercices de régulationexercices portant sur le discours direct, indirect et la double énonciation dans le théâtre.
evaluation
exercices diversifiés.
etude d'un poème:ma bohèmeetudier les caractéristiques formelles d'un sonnet.extrait7: arthur rimbaud
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 8:52 am

Tronc commun Module II


                                                                Tronc commun             
                                                                    Module II
Lire une œuvre intégrale : la nouvelle réaliste                            
La ficelle de Guy de Maupassant, 1883
Aux champs, 1883
Compétences visées :
1)      Étudier un genre littéraire, la nouvelle réaliste.
-         Sa structure formelle ;
-         Sa dimension socioculturelle ;
-         Sa portée satirique ;
2)      Rendre compte de la lecture d’un texte relativement long par une fiche de lecture.
3)      Théâtralisation du récit. 

                                                          Définition de la nouvelle
   La nouvelle est un genre narratif qui est caractérisé par sa brièveté et par l’économie de ses faits (actions) qui tournent autour d’une seule intrigue. Elle est également marquée par la réduction de ses personnages. Mais elle est orientée vers sa conclusion qui constitue une chute.
                                               Biographie de l’auteur de «  la ficelle »
                                                   Guy de Maupassant (1850- 1893)
    Dans son enfance, Maupassant se familiarisa avec les paysans de la Normandie (ancienne province française). Plus tard, il décrira dans ses nombreuses nouvelles les traditions rustiques de la Normandie (de la compagne).
    Il a débuté une carrière de fonctionnaire à Paris, se mit à écrire sous la tutelle de Flaubert, un ami de la famille qui lui servira de maitre et de père. C’est ainsi qu’il a écrit des nouvelles réalistes puis fantastiques. Il publia six romans et quinze contes et nouvelles ainsi que de nombreux articles.
    Vers la fin de sa vie, il sombra dans la folie et mourut le 6 juillet 1893.
Parmi  ses œuvres :
Une vie
Bel-Ami
Clair de lune
Le Horla
Aux champs
                                                Le réalisme de Maupassant
« Le réaliste,  s’il est un artiste, cherchera non pas à nous montrer la photocopie banale de la vie, mais à nous en donner une vision plus complète, plus saisissante, plus probante que la réalité même…
   Raconter tout serait impossible… Un choix s’impose donc, ce qui est une première atteinte à la théorie de toute la vérité…
   Faire vrai consiste donc à donner l’illusion complète du vrai, suivant la logique ordinaire des faits, et non à le transcrire servilement dans le pèle- mêle de leur succession.
   J’en conclus que les réalistes de talent devraient s’appeler plutôt des illusionnistes. »
                                                                         Maupassant, préface de Jean et Pierre, 1887

                                                         La ficelle
C’est une nouvelle réaliste qui raconte l’histoire de Maitre Hauchecorne, un vieux paysan injustement accusé de vol et qui meurt suite aux calomnies et aux soupçons. 
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Abdelhalim BERRI
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 9:05 am

LE CHEVALIER DOUBLE


Qui rend donc la blonde Edwige si triste ? que fait−elle assise à l'écart, le menton dans sa main et le
coude au genou, plus morne que le désespoir, plus pâle que la statue d'albâtre qui pleure sur un tombeau?
Du coin de sa paupière une grosse larme roule sur le duvet de sa joue, une seule, mais qui ne tarit
jamais ; comme cette goutte d'eau qui suinte des voûtes du rocher et qui à la longue use le granit, cette seule larme, en tombant sans relâche de ses yeux sur son coeur, l'a percé et traversé à jour.
Edwige, blonde Edwige, ne croyez−vous plus à Jésus−Christ le doux Sauveur ? doutez−vous de

l'indulgence de la très sainte Vierge Marie ? Pourquoi portez−vous sans cesse à votre flanc vos petites mains diaphanes, amaigries et fluettes comme celles des Elfes et des Willis ? Vous allez être mère ; c'était votre plus cher voeu ; votre noble époux, le comte Lodbrog, a promis un autel d'argent massif, un ciboire d'or fin à l'église de Saint−Euthbert si vous lui donniez un fils.

Hélas ! hélas ! la pauvre Edwige a le coeur percé des sept glaives de la douleur ; un terrible secret

pèse sur son âme. Il y a quelques mois, un étranger est venu au château ; il faisait un terrible temps cette

nuit−là : les tours tremblaient dans leur charpente, les girouettes piaulaient, le feu rampait dans la cheminée,

et le vent frappait à la vitre comme un importun qui veut entrer.

L'étranger était beau comme un ange, mais comme un ange tombé ; il souriait doucement et regardait

doucement, et pourtant ce regard et ce sourire vous glaçaient de terreur et vous inspiraient l'effroi qu'on

éprouve en se penchant sur un abîme. Une grâce scélérate, une langueur perfide comme celle du tigre qui guette sa proie, accompagnaient tous ses mouvements ; il charmait à la façon du serpent qui fascine l'oiseau.

Cet étranger était un maître chanteur ; son teint bruni montrait qu'il avait vu d'autres cieux ; il disait

venir du fond de la Bohême, et demandait l'hospitalité pour cette nuit−là seulement.

Il resta cette nuit, et encore d'autres jours et encore d'autres nuits, car la tempête ne pouvait s'apaiser, et

le vieux château s'agitait sur ses fondements comme si la rafale eût voulu le déraciner et faire tomber sa

couronne de créneaux dans les eaux écumeuses du torrent.

Pour charmer le temps, il chantait d'étranges poésies qui troublaient le coeur et donnaient des idées

furieuses ; tout le temps qu'il chantait, un corbeau noir vernissé, luisant comme le jais, se tenait sur son

épaule ; il battait la mesure avec son bec d'ébène, et semblait applaudir en secouant ses ailes. − Edwige

pâlissait, pâlissait comme les lis du clair de lune ; Edwige rougissait, rougissait comme les roses de l'aurore,

et se laissait aller en arrière dans son grand fauteuil, languissante, à demi−morte, enivrée comme si elle avait respiré le parfum fatal de ces fleurs qui font mourir.

Enfin le maître chanteur put partir ; un petit sourire bleu venait de dérider la face du ciel. Depuis ce

jour, Edwige, la blonde Edwige ne fait que pleurer dans l'angle de la fenêtre.

Edwige est mère ; elle a un bel enfant tout blanc et tout vermeil. − Le vieux comte Lodbrog a

commandé au fondeur l'autel d'argent massif, et il a donné mille pièces d'or à l'orfèvre dans une bourse de peau de renne pour fabriquer le ciboire ; il sera large et lourd, et tiendra une grande mesure de vin. Le prêtre qui le videra pourra dire qu'il est un bon buveur.

L'enfant est tout blanc et tout vermeil, mais il a le regard noir de l'étranger : sa mère l'a bien vu. Ah !

pauvre Edwige ! pourquoi avez−vous tant regardé l'étranger avec sa harpe et son corbeau ? ...

L'oeuvre fantastique .

I. Nouvelles

Le chevalier double 55

Le chapelain ondoie l'enfant ; − on lui donne le nom d'Oluf, un bien beau nom ! − Le mire monte sur

la plus haute tour pour lui tirer l'horoscope.

Le temps était clair et froid : comme une mâchoire de loup cervier aux dents aiguës et blanches, une

découpure de montagnes couvertes de neiges mordait le bord de la robe du ciel ; les étoiles larges et pâles brillaient dans la crudité bleue de la nuit comme des soleils d'argent.

Le mire prend la hauteur, remarque l'année, le jour et la minute ; il fait de longs calculs en encre rouge

sur un long parchemin tout constellé de signes cabalistiques ; il rentre dans son cabinet, et remonte sur la

plate−forme, il ne s'est pourtant pas trompé dans ses supputations, son thème de nativité est juste comme un trébuchet à peser les pierres fines ; cependant il recommence : il n'a pas fait d'erreur.

Le petit comte Oluf a une étoile double, une verte et une rouge, verte comme l'espérance, rouge comme

l'enfer ; l'une favorable, l'autre désastreuse. Cela s'est−il jamais vu qu'un enfant ait une étoile double ?

Avec un air grave et compassé le mire rentre dans la chambre de l'accouchée et dit, en passant sa main

osseuse dans les flots de sa grande barbe de mage :

"Comtesse Edwige, et vous, comte Lodbrog, deux influences ont présidé à la naissance d'Oluf, votre

précieux fils : l'une bonne, l'autre mauvaise ; c'est pourquoi il a une étoile verte et une étoile rouge. Il est

soumis à un double ascendant ; il sera très heureux ou très malheureux, je ne sais lequel ; peut−être tous les deux à la fois."

Le comte Lodbrog répondit au mire : "L'étoile verte l'emportera." Mais Edwige craignait dans son

coeur de mère que ce ne fût la rouge. Elle remit son menton dans sa main, son coude sur son genou, et

recommença à pleurer dans le coin de la fenêtre. Après avoir allaité son enfant, son unique occupation était de regarder à travers la vitre la neige descendre en flocons drus et pressés, comme si l'on eût plumé là−haut les ailes blanches de tous les anges et de tous les chérubins.

De temps en temps un corbeau passait devant la vitre, croassant et secouant cette poussière argentée.

Cela faisait penser Edwige au corbeau singulier qui se tenait toujours sur l'épaule de l'étranger au doux regard de tigre, au charmant sourire de vipère.

Et ses larmes tombaient plus vite de ses yeux sur son coeur, sur son coeur percé à jour.

Le jeune Oluf est un enfant bien étrange : on dirait qu'il y a dans sa petite peau blanche et vermeille

deux enfants d'un caractère différent ; un jour il est bon comme un ange, un autre jour il est méchant comme un diable, il mord le sein de sa mère, et déchire à coup d'ongles le visage de sa gouvernante.

Le vieux comte Lodbrog, souriant dans sa moustache grise, dit qu'Oluf fera un bon soldat et qu'il a

l'humeur belliqueuse. Le fait est qu'Oluf est un petit drôle insupportable : tantôt il pleure, tantôt il rit ; il est capricieux comme la lune, fantasque comme une femme ; il va, vient, s'arrête tout à coup sans motif

apparent, abandonne ce qu'il avait entrepris et fait succéder à la turbulence la plus inquiète l'immobilité la plus absolue ; quoiqu'il soit seul, il paraît converser avec un interlocuteur invisible ! Quand on lui demande la cause de toutes ces agitations, il dit que l'étoile rouge le tourmente.

Oluf a bientôt quinze ans. Son caractère devient de plus en plus inexplicable ; sa physionomie, quoique

parfaitement belle, est d'une expression embarrassante ; il est blond comme sa mère, avec tous les traits de la race du Nord ; mais sous son front blanc comme la neige que n'a rayée encore ni le patin du chasseur ni maculée le pied de l'ours, et qui est bien le front de la race antique des Lodbrog, scintille entre deux paupières orangées un oeil aux longs cils noirs, un oeil de jais illuminé des fauves ardeurs de la passion italienne, un regard velouté, cruel et doucereux comme celui du maître chanteur de Bohême.

Comme les mois s'envolent, et plus vite encore les années ! Edwige repose maintenant sous les arches

ténébreuses du caveau des Lodbrog, à côté du vieux comte, souriant, dans son cercueil, de ne pas voir son nom périr. Elle était déjà si pâle que la mort ne l'a pas beaucoup changée. Sur son tombeau il y a une belle statue couchée, les mains jointes, et les pieds sur une levrette de marbre, fidèle compagnie des trépassés. Ce qu'a dit Edwige à sa dernière heure, nul ne le sait, mais le prêtre qui la confessait est devenu plus pâle encore que la mourante.

Oluf, le fils brun et blond d'Edwige la désolée, a vingt ans aujourd'hui. Il est très adroit à tous les

exercices, nul ne tire mieux l'arc que lui ; il refend la flèche qui vient de se planter en tremblant dans le coeur du but ; sans mors ni éperon il dompte les chevaux les plus sauvages.

Il n'a jamais impunément regardé une femme ou une jeune fille ; mais aucune de celles qui l'ont aimé

n'a été heureuse. L'inégalité fatale de son caractère s'oppose à toute réalisation de bonheur entre une femme et lui. Une seule de ses moitiés ressent de la passion, l'autre éprouve de la haine ; tantôt l'étoile verte l'emporte, tantôt l'étoile rouge. Un jour il vous dit : "O blanches vierges du Nord, étincelantes et pures comme les glaces du pôle ; prunelles de clair de lune ; joues nuancées des fraîcheurs de l'aurore boréale ! " Et l'autre jour il s'écriait : "O filles d'Italie, dorées par le soleil et blondes comme l'orange ! coeurs de flamme dans des poitrines de bronze ! " Ce qu'il y a de plus triste, c'est qu'il est sincère dans les deux exclamations.

Hélas ! pauvres désolées, tristes ombres plaintives, vous ne l'accusez même pas, car vous savez qu'il est

plus malheureux que vous ; son coeur est un terrain sans cesse foulé par les pieds de deux lutteurs inconnus, dont chacun, comme dans le combat de Jacob et de l'Ange, cherche à dessécher le jarret de son adversaire.

Si l'on allait au cimetière, sous les larges feuilles veloutées du verbascum aux profondes découpures,

sous l'asphodèle aux rameaux d'un vert malsain, dans la folle avoine et les orties, l'on trouverait plus d'une pierre abandonnée où la rosée du matin répand seule ses larmes. Mina, Dora, Thécla ! la terre est−elle bien lourde à vos seins délicats et à vos corps charmants ?

Un jour Oluf appelle Dietrich, son fidèle écuyer ; il lui dit de seller son cheval.

"Maître, regardez comme la neige tombe, comme le vent siffle et fait ployer jusqu'à terre la cime des

sapins ; n'entendez−vous pas dans le lointain hurler les loups maigres et bramer ainsi que des âmes en peine les rennes à l'agonie ?

− Dietrich, mon fidèle écuyer, je secouerai la neige comme on fait d'un duvet qui s'attache au manteau ;

je passerai sous l'arceau des sapins en inclinant un peu l'aigrette de mon casque. Quant aux loups, leurs griffes s'émousseront sur cette bonne armure, et du bout de mon épée fouillant la glace, je découvrirai au pauvre renne, qui geint et pleure à chaudes larmes, la mousse fraîche et fleurie qu'il ne peut atteindre."

Le comte Oluf de Lodbrog, car tel est son titre depuis que le vieux comte est mort, part sur son bon

cheval, accompagné de ses deux chiens géants, Murg et Fenris, car le jeune seigneur aux paupières couleur d'orange a un rendez−vous, et déjà peut−être, du haut de la petite tourelle aiguë en forme de poivrière, se penche sur le balcon sculpté, malgré le froid et la bise, la jeune fille inquiète, cherchant à démêler dans la blancheur de la plaine le panache du chevalier.

Oluf, sur son grand cheval à formes d'éléphant, dont il laboure les flancs à coups d'éperon, s'avance dans

la campagne ; il traverse le lac, dont le froid n'a fait qu'un seul bloc de glace, où les poissons sont enchâssés, les nageoires étendues, comme des pétrifications dans la pâte du marbre ; les quatre fers du cheval, armés de crochets, mordent solidement la dure surface ; un brouillard, produit par sa sueur et sa respiration, l'enveloppe et le suit ; on dirait qu'il galope dans un nuage ; les deux chiens, Murg et Fenris, soufflent, de chaque côté de leur maître, par leurs naseaux sanglants, de longs jets de fumée comme des animaux fabuleux.

Voici le bois de sapins ; pareils à des spectres, ils étendent leurs bras appesantis chargés de nappes

blanches ; le poids de la neige courbe les plus jeunes et les plus flexibles : on dirait une suite d'arceaux

d'argent. La noire terreur habite dans cette forêt, où les rochers affectent des formes monstrueuses, où chaque arbre, avec ses racines, semble couver à ses pieds un nid de dragons engourdis. Mais Oluf ne connaît pas la terreur.

Le chemin se resserre de plus en plus, les sapins croisent inextricablement leurs branches lamentables ;

à peine de rares éclaircies permettent−elles de voir la chaîne de collines neigeuses qui se détachent en

blanches ondulations sur le ciel noir et terne.

Heureusement Mopse est un vigoureux coursier qui porterait sans plier Odin le gigantesque ; nul

obstacle ne l'arrête ; il saute par−dessus les rochers, il enjambe les fondrières, et de temps en temps il arrache aux cailloux que son sabot heurte sous la neige une aigrette d'étincelles aussitôt éteintes.

"Allons, Mopse, courage ! tu n'as plus à traverser que la petite plaine et le bois de bouleaux ; une jolie

main caressera ton col satiné, et dans une écurie bien chaude tu mangeras de l'orge mondée et de l'avoine à pleine mesure."

Quel charmant spectacle que le bois de bouleaux ! toutes les branches sont ouatées d'une peluche de

givre, les plus petites brindilles se dessinent en blanc sur l'obscurité de l'atmosphère : on dirait une immense corbeille de filigrane, un madrépore d'argent, une grotte avec tous ses stalactites ; les ramifications et les fleurs bizarres dont la gelée étame les vitres n'offrent pas des dessins plus compliqués et plus variés.

"Seigneur Oluf, que vous avez tardé ! j'avais peur que l'ours de la montagne vous eût barré le chemin

ou que les elfes vous eussent invité à danser, dit la jeune châtelaine en faisant asseoir Oluf sur le fauteuil de chêne dans l'intérieur de la cheminée. Mais pourquoi êtes−vous venu au rendez−vous d'amour avec un compagnon ? Aviez−vous donc peur de passer tout seul par la forêt ?

− De quel compagnon voulez−vous parler, fleur de mon âme ? dit Oluf très surpris à la jeune

châtelaine.

− Du chevalier à l'étoile rouge que vous menez toujours avec vous. Celui qui est né d'un regard du

chanteur bohémien, l'esprit funeste qui vous possède ; défaites−vous du chevalier à l'étoile rouge, ou je

n'écouterai jamais vos propos d'amour : je ne puis être la femme de deux hommes à la fois."

Oluf eut beau faire et beau dire, il ne put seulement parvenir à baiser le petit doigt rose de la main de

Brenda ; il s'en alla fort mécontent et résolu à combattre le chevalier à l'étoile rouge s'il pouvait le rencontrer.

Malgré l'accueil sévère de Brenda, Oluf reprit le lendemain la route du château à tourelles en forme de

poivrière : les amoureux ne se rebutent pas aisément.

Tout en cheminant il se disait : "Brenda sans doute est folle ; et que veut−elle dire avec son chevalier à

l'étoile rouge ? "

La tempête était des plus violentes ; la neige tourbillonnait et permettait à peine dedistinguer la terre du

ciel. Une spirale de corbeaux, malgré les abois de Fenris et de Murg, qui sautaient en l'air pour les saisir,

tournoyait sinistrement au−dessus du panache d'Oluf. A leur tête était le corbeau luisant comme le jais qui battait la mesure sur l'épaule du chanteur bohémien.

Fenris et Murg s'arrêtèrent subitement : leurs naseaux mobiles hument l'air avec inquiétude ; ils

subodorent la présence d'un ennemi. − Ce n'est point un loup ni un renard ; un loup et un renard ne seraient qu'une bouchée pour ces braves chiens.

Un bruit de pas se fait entendre, et bientôt paraît au détour du chemin un chevalier monté sur un cheval

de grande taille et suivi de deux chiens énormes.

Vous l'auriez pris pour Oluf. Il était armé exactement de même, avec un surcot historié du même

blason ; seulement il portait sur son casque une plume rouge au lieu d'une verte. La route était si étroite qu'il fallait que l'un des deux chevaliers reculât.

"Seigneur Oluf, reculez−vous pour que je passe, dit le chevalier à la visière baissée. Le voyage que je

fais est un long voyage ; on m'attend, il faut que j'arrive.

− Par la moustache de mon père, c'est vous qui reculerez. Je vais à un rendez−vous d'amour, et les

amoureux sont pressés", répondit Oluf en portant la main sur la garde de son épée.

L'inconnu tira la sienne, et le combat commença. Les épées, en tombant sur les mailles d'acier, en

faisaient jaillir des gerbes d'étincelles pétillantes ; bientôt, quoique d'une trempe supérieure, elles furent

ébréchées comme des scies. On eût pris les combattants, à travers la fumée de leurs chevaux et la brume de leur respiration haletante, pour deux noirs forgerons acharnés sur un fer rouge. Les chevaux, animés de la même rage que leurs maîtres, mordaient à belles dents leurs cous veineux, et s'enlevaient des lambeaux de poitrail ; ils s'agitaient avec des soubresauts furieux, se dressaient sur leurs pieds de derrière, et se servant de leurs sabots comme de poings fermés, ils se portaient des coups terribles pendant que leurs cavaliers se martelaient affreusement par−dessus leurs têtes ; les chiens n'étaient qu'une morsure et qu'un hurlement.

Les gouttes de sang, suintant à travers les écailles imbriquées des armures et tombant toutes tièdes sur la

neige, y faisaient de petits trous roses. Au bout de peu d'instants l'on aurait dit un crible, tant les gouttes

tombaient fréquentes et pressées. Les deux chevaliers étaient blessés.

Chose étrange, Oluf sentait les coups qu'il portait au chevalier inconnu ; il souffrait des blessures qu'il

faisait et de celles qu'il recevait : il avait éprouvé un grand froid dans la poitrine, comme d'un fer qui

entrerait et chercherait le coeur, et pourtant sa cuirasse n'était pas faussée à l'endroit du coeur : sa seule

blessure était un coup dans les chairs au bras droit. Singulier duel, où le vainqueur souffrait autant que le

vaincu, où donner et recevoir était une chose indifférente.

Ramassant ses forces, Oluf fit voler d'un revers le terrible heaume de son adversaire. − O terreur ! que

vit le fils d'Edwige et de Lodbrog ? il se vit lui−même devant lui : un miroir eût été moins exact. Il s'était

battu avec son propre spectre, avec le chevalier à l'étoile rouge ; le spectre jeta un grand cri et disparut.

La spirale de corbeaux remonta dans le ciel et le brave Oluf continua son chemin ; en revenant le soir à

son château, il portait en croupe la jeune châtelaine, qui cette fois avait bien voulu l'écouter. Le chevalier à l'étoile rouge n'étant plus là, elle s'était décidée à laisser tomber de ses lèvres de rose, sur le coeur d'Oluf, cet

aveu qui coûte tant à la pudeur. La nuit était claire et bleue, Oluf leva la tête pour chercher sa double étoile et la faire voir à sa fiancée : il n'y avait plus que la verte, la rouge avait disparu.

En entrant, Brenda, tout heureuse de ce prodige qu'elle attribuait à l'amour, fit remarquer au jeune Oluf

que le jais de ses yeux s'était changé en azur, signe de réconciliation céleste. − Le vieux Lodbrog en sourit d'aise sous sa moustache blanche au fond de son tombeau ; car, à vrai dire, quoiqu'il n'en eût rien témoigné, les yeux d'Oluf l'avaient quelquefois fait réfléchir. − L'ombre d'Edwige est toute joyeuse, car l'enfant du noble

seigneur Lodbrog a enfin vaincu l'influence maligne de l'oeil orange, du corbeau noir et de l'étoile rouge:

L'oeuvre fantastique .
I. Nouvelles

Le chevalier double 59

l'homme a terrassé l'incube.

Cette histoire montre comme un seul moment d'oubli, un regard même innocent, peuvent avoir

d'influence.

Jeunes femmes, ne jetez jamais les yeux sur les maîtres chanteurs de Bohême, qui récitent des poésies

enivrantes et diaboliques. Vous, jeunes filles, ne vous fiez qu'à l'étoile verte ; et vous qui avez le malheur

d'être double, combattez bravement, quand même vous devriez frapper sur vous et vous blesser de votre

propre épée, l'adversaire intérieur, le méchant chevalier.

Si vous demandez qui nous a apporté cette légende de Norvège, c'est un cygne ; un bel oiseau au bec

jaune, qui a traversé le Fiord, moitié nageant, moitié volant.
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 9:09 am

AUX CHAMPS

À Octave Mirbeau



Les deux chaumières étaient côte à côte, au pied d’une colline, proches d’une petite ville de bains. Les deux paysans besognaient dur sur la terre inféconde pour élever tous leurs petits. Chaque ménage en avait quatre. Devant les deux portes voisines, toute la marmaille grouillait du matin au soir. Les deux aînés avaient six ans et les deux cadets quinze mois environ ; les mariages et, ensuite les naissances, s’étaient produits à peu près simultanément dans l’une et l’autre maison.



Les deux mères distinguaient à peine leurs produits dans le tas ; et les deux pères confondaient tout à fait. Les huit noms dansaient dans leur tête, se mêlaient sans cesse ; et, quand il fallait en appeler un, les hommes souvent en criaient trois avant d’arriver au véritable.



La première des deux demeures, en venant de la station d’eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l’autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons.



Tout cela vivait péniblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. À sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d’oies assemblent leurs bêtes. Les enfants étaient assis, par rang d’âge, devant la table en bois, vernie par cinquante ans d’usage. Le dernier moutard avait à peine la bouche au niveau de la planche. On posait devant eux l’assiette creuse pleine de pain molli dans l’eau où avaient cuit les pommes de terre, un demi-chou et trois oignons ; et toute la lignée mangeait jusqu’à plus faim. La mère empâtait elle-même le petit. Un peu de viande au pot-au-feu, le dimanche, était une fête pour tous, et le père, ce jour-là, s’attardait au repas en répétant : « Je m’y ferais bien tous les jours. »



Par un après-midi du mois d’août, une légère voiture s’arrêta brusquement devant les deux chaumières, et une jeune femme, qui conduisait elle-même, dit au monsieur assis à côté d’elle :



– Oh ! regarde, Henri, ce tas d’enfants ! Sont-ils jolis, comme ça, à grouiller dans la poussière.



L’homme ne répondit rien, accoutumé à ces admirations qui étaient une douleur et presque un reproche pour lui.



La jeune femme reprit :



– Il faut que je les embrasse ! Oh ! comme je voudrais en avoir un, celui-là, le tout petit.



Et, sautant de la voiture, elle courut aux enfants, prit un des deux derniers, celui des Tuvache, et, l’enlevant dans ses bras, elle le baisa passionnément sur ses joues sales, sur ses cheveux blonds frisés et pommadés de terre, sur ses menottes qu’il agitait pour se débarrasser des caresses ennuyeuses.



Puis elle remonta dans sa voiture et partit au grand trot. Mais elle revint la semaine suivante, s’assit elle-même par terre, prit le moutard dans ses bras, le bourra de gâteaux, donna des bonbons à tous les autres ; et joua avec eux comme une gamine, tandis que son mari attendait patiemment dans sa frêle voiture.



Elle revint encore, fit connaissance avec les parents, reparut tous les jours, les poches pleines de friandises et de sous.



Elle s’appelait Mme Henri d’Hubières.



Un matin, en arrivant, son mari descendit avec elle ; et, sans s’arrêter aux mioches, qui la connaissaient bien maintenant, elle pénétra dans la demeure des paysans.



Ils étaient là, en train de fendre du bois pour la soupe ; ils se redressèrent tout surpris, donnèrent des chaises et attendirent. Alors la jeune femme, d’une voix entrecoupée, tremblante, commença :



– Mes braves gens, je viens vous trouver parce que je voudrais bien… je voudrais bien emmener avec moi votre… votre petit garçon…



Les campagnards, stupéfaits et sans idée, ne répondirent pas.



Elle reprit haleine et continua.



– Nous n’avons pas d’enfants ; nous sommes seuls, mon mari et moi… Nous le garderions… voulez-vous ?



La paysanne commençait à comprendre. Elle demanda :



– Vous voulez nous prend’e Charlot ? Ah ben non, pour sûr.



Alors M. d’Hubières intervint :



– Ma femme s’est mal expliquée. Nous voulons l’adopter, mais il reviendra vous voir. S’il tourne bien, comme tout porte à le croire, il sera notre héritier. Si nous avions, par hasard, des enfants, il partagerait également avec eux. Mais s’il ne répondait pas à nos soins, nous lui donnerions, à sa majorité, une somme de vingt mille francs, qui sera immédiatement déposée en son nom chez un notaire. Et, comme on a aussi pensé à vous, on vous servira jusqu’à votre mort, une rente de cent francs par mois. Avez-vous bien compris ?



La fermière s’était levée, toute furieuse.



– Vous voulez que j’vous vendions Charlot ? Ah ! mais non ; c’est pas des choses qu’on d’mande à une mère çà ! Ah ! mais non ! Ce serait abomination.



L’homme ne disait rien, grave et réfléchi ; mais il approuvait sa femme d’un mouvement continu de la tête.



Mme d’Hubières, éperdue, se mit à pleurer, et, se tournant vers son mari, avec une voix pleine de sanglots, une voix d’enfant dont tous les désirs ordinaires sont satisfaits, elle balbutia :



– Ils ne veulent pas, Henri, ils ne veulent pas !



Alors ils firent une dernière tentative.



– Mais, mes amis, songez à l’avenir de votre enfant, à son bonheur, à …



La paysanne, exaspérée, lui coupa la parole :



– C’est tout vu, c’est tout entendu, c’est tout réfléchi… Allez-vous-en, et pi, que j’vous revoie point par ici. C’est i permis d’vouloir prendre un éfant comme ça !



Alors Mme d’Hubières, en sortant, s’avisa qu’ils étaient deux tout petits, et elle demanda à travers ses larmes, avec une ténacité de femme volontaire et gâtée, qui ne veut jamais attendre :



– Mais l’autre petit n’est pas à vous ?



Le père Tuvache répondit :



– Non, c’est aux voisins ; vous pouvez y aller si vous voulez.



Et il rentra dans sa maison, où retentissait la voix indignée de sa femme.



Les Vallin étaient à table, en train de manger avec lenteur des tranches de pain qu’ils frottaient parcimonieusement avec un peu de beurre piqué au couteau, dans une assiette entre eux deux.



M. d’Hubières recommença ses propositions, mais avec plus d’insinuations, de précautions oratoires, d’astuce.



Les deux ruraux hochaient la tête en signe de refus ; mais quand ils apprirent qu’ils auraient cent francs par mois, ils se considérèrent, se consultant de l’œil, très ébranlés.



Ils gardèrent longtemps le silence, torturés, hésitants. La femme enfin demanda :



– Qué qu’t’en dis, l’homme ? Il prononça d’un ton sentencieux :



– J’dis qu’c’est point méprisable.



Alors Mme d’Hubières, qui tremblait d’angoisse, leur parla de l’avenir du petit, de son bonheur, et de tout l’argent qu’il pourrait leur donner plus tard.



Le paysan demanda :



– C’te rente de douze cents francs, ce s’ra promis d’vant l’notaire ?



M. d’Hubières répondit :



– Mais certainement, dès demain.



La fermière, qui méditait, reprit :



– Cent francs par mois, c’est point suffisant pour nous priver du p’tit ; ça travaillera dans quéqu’z’ans ct’éfant ; i nous faut cent vingt francs.



Mme d’Hubières trépignant d’impatience, les accorda tout de suite ; et, comme elle voulait enlever l’enfant, elle donna cent francs en cadeau pendant que son mari faisait un écrit. Le maire et un voisin, appelé aussitôt, servirent de témoins complaisants.



Et le jeune femme, radieuse, emporta le marmot hurlant, comme on emporte un bibelot désiré d’un magasin.



Les Tuvache sur leur porte, le regardaient partir muets, sévères, regrettant peut-être leur refus.



On n’entendit plus du tout parler du petit Jean Vallin. Les parents, chaque mois, allaient toucher leurs cent vingt francs chez le notaire ; et ils étaient fâchés avec leurs voisins parce que la mère Tuvache les agonisait d’ignominies, répétant sans cesse de porte en porte qu’il fallait être dénaturé pour vendre son enfant, que c’était une horreur, une saleté, une corromperie.



Et parfois elle prenait en ses bras son Charlot avec ostentation, lui criant, comme s’il eût compris :



– J’t’ai pas vendu, mé, j’t’ai pas vendu, mon p’tiot. J’vends pas m’s éfants, mé. J’sieus pas riche, mais vends pas m’s éfants.



Et, pendant des années et encore des années, ce fut ainsi chaque jour des allusions grossières qui étaient vociférées devant la porte, de façon à entrer dans la maison voisine. La mère Tuvache avait fini par se croire supérieure à toute la contrée parce qu’elle n’avait pas vendu Charlot. Et ceux qui parlaient d’elle disaient :



– J’sais ben que c’était engageant, c’est égal, elle s’a conduite comme une bonne mère.



On la citait ; et Charlot, qui prenait dix-huit ans, élevé dans cette idée qu’on lui répétait sans répit, se jugeait lui-même supérieur à ses camarades, parce qu’on ne l’avait pas vendu.



Les Vallin vivotaient à leur aise, grâce à la pension. La fureur inapaisable des Tuvache, restés misérables, venait de là.



Leur fils aîné partit au service. Le second mourut ; Charlot resta seul à peiner avec le vieux père pour nourrir la mère et deux autres sœurs cadettes qu’il avait.



Il prenait vingt et un ans, quand, un matin, une brillante voiture s’arrêta devant les deux chaumières. Un jeune monsieur, avec une chaîne de montre en or, descendit, donnant la main à une vieille dame en cheveux blancs. La vieille dame lui dit :



– C’est là, mon enfant, à la seconde maison.



Et il entra comme chez lui dans la masure des Vallin.



La vieille mère lavait ses tabliers ; le père, infirme, sommeillait près de l’âtre. Tous deux levèrent la tête, et le jeune homme dit :



– Bonjour, papa ; bonjour maman.



Ils se dressèrent, effarés. La paysanne laissa tomber d’émoi son savon dans son eau et balbutia :



– C’est-i té, m’n éfant ? C’est-i té, m’n éfant ?



Il la prit dans ses bras et l’embrassa, en répétant : – « Bonjour, maman. » Tandis que le vieux, tout tremblant, disait, de son ton calme qu’il ne perdait jamais : « Te v’là-t’i revenu, Jean ? » Comme s’il l’avait vu un mois auparavant.



Et, quand ils se furent reconnus, les parents voulurent tout de suite sortir le fieu dans le pays pour le montrer. On le conduisit chez le maire, chez l’adjoint, chez le curé, chez l’instituteur.



Charlot, debout sur le seuil de sa chaumière, le regardait passer.



Le soir, au souper il dit aux vieux :



– Faut-i qu’vous ayez été sots pour laisser prendre le p’tit aux Vallin !



Sa mère répondit obstinément :



– J’voulions point vendre not’ éfant !



Le père ne disait rien.



Le fils reprit :



– C’est-i pas malheureux d’être sacrifié comme ça !



Alors le père Tuvache articula d’un ton coléreux :



– Vas-tu pas nous r’procher d’ t’avoir gardé ?



Et le jeune homme, brutalement :



– Oui, j’vous le r’proche, que vous n’êtes que des niants. Des parents comme vous, ça fait l’malheur des éfants. Qu’vous mériteriez que j’vous quitte.



La bonne femme pleurait dans son assiette. Elle gémit tout en avalant des cuillerées de soupe dont elle répandait la moitié :



– Tuez-vous donc pour élever d’s éfants !



Alors le gars, rudement :



– J’aimerais mieux n’être point né que d’être c’que j’suis. Quand j’ai vu l’autre, tantôt, mon sang n’a fait qu’un tour. Je m’suis dit : « V’là c’que j’serais maintenant ! »



Il se leva.



– Tenez, j’sens bien que je ferai mieux de n’pas rester ici, parce que j’vous le reprocherais du matin au soir, et que j’vous ferais une vie d’misère. Ça, voyez-vous, j’vous l’pardonnerai jamais !



Les deux vieux se taisaient, atterrés, larmoyants.



Il reprit :



– Non, c’t’ idée-là, ce serait trop dur. J’aime mieux m’en aller chercher ma vie aut’part !



Il ouvrit la porte. Un bruit de voix entra. Les Vallin festoyaient avec l’enfant revenu.



Alors Charlot tapa du pied et, se tournant vers ses parents, cria :



– Manants, va !



Et il disparut dans la nuit.
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 9:10 am

LA FICELLE



Sur toutes les routes autour de Goderville, les paysans et leurs femmes s’en venaient vers le bourg, car c’était jour de marché. Les mâles allaient, à pas tranquilles, tout le corps en avant à chaque mouvement de leurs longues jambes torses, déformées par les rudes travaux, par la pesée sur la charrue qui fait en même temps monter l’épaule gauche et dévier la taille, par le fauchage des blés qui fait écarter les genoux pour prendre un aplomb solide, par toutes les besognes lentes et pénibles de la campagne. Leur blouse bleue, empesée, brillante, comme vernie, ornée au col et aux poignets d’un petit dessin de fil blanc, gonflée autour de leur torse osseux, semblait un ballon prêt à s’envoler, d’où sortait une tête, deux bras et deux pieds.



Les uns tiraient au bout d’une corde une vache, un veau. Et leurs femmes, derrière l’animal, lui fouettaient les reins d’une branche encore garnie de feuilles, pour hâter sa marche. Elles portaient au bras de larges paniers d’où sortaient des têtes de poulets par-ci, des têtes de canards par-là. Et elles marchaient d’un pas plus court et plus vif que leurs hommes, la taille sèche, droite et drapée dans un petit châle étriqué, épinglé sur leur poitrine plate, la tête enveloppée d’un linge blanc collé sur les cheveux et surmontée d’un bonnet.



Puis un char à bancs passait, au trot saccadé d’un bidet, secouant étrangement deux hommes assis côte à côte et une femme dans le fond du véhicule, dont elle tenait le bord pour atténuer les durs cahots.



Sur la place de Goderville, c’était une foule, une cohue d’humains et de bêtes mélangés. Les cornes des bœufs, les hauts chapeaux à longs poils des paysans riches et les coiffes des paysannes émergeaient à la surface de l’assemblée. Et les voix criardes, aiguës, glapissantes, formaient une clameur continue et sauvage que dominait parfois un grand éclat poussé par la robuste poitrine d’un campagnard en gaieté, ou le long meuglement d’une vache attachée au mur d’une maison. Tout cela sentait l’étable, le lait et le fumier, le foin et la sueur, dégageait cette saveur aigre, affreuse, humaine et bestiale, particulière aux gens des champs.



Maître Hauchecorne, de Bréauté, venait d’arriver à Goderville, et il se dirigeait vers la place, quand il aperçut par terre un petit bout de ficelle. Maître Hauchecorne, économe en vrai Normand, pensa que tout était bon à ramasser qui peut servir ; et il se baissa péniblement, car il souffrait de rhumatismes. Il prit par terre le morceau de corde mince, et il se disposait à le rouler avec soin, quand il remarqua, sur le seuil de sa porte, maître Malandain, le bourrelier, qui le regardait. Ils avaient eu des affaires ensemble au sujet d’un licol, autrefois, et ils étaient restés fâchés, étant rancuniers tout deux. Maître Hauchecorne fut pris d’une sorte de honte d’être vu ainsi par son ennemi, cherchant dans la crotte un bout de ficelle. Il cacha brusquement sa trouvaille sous sa blouse, puis dans la poche de sa culotte ; puis il fit semblant de chercher encore par terre quelque chose qu’il ne trouvait point, et il s’en alla vers le marché, la tête en avant, courbé en deux par ses douleurs.



Il se perdit aussitôt dans la foule criarde et lente, agitée par les interminables marchandages. Les paysans tâtaient les vaches, s’en allaient, revenaient, perplexes, toujours dans la crainte d’être mis dedans, n’osant jamais se décider, épiant l’œil du vendeur, cherchant sans fin à découvrir la ruse de l’homme et le défaut de la bête.



Les femmes, ayant posé à leurs pieds leurs grands paniers, en avaient tiré leurs volailles qui gisaient par terre, liées par les pattes, l’œil effaré, la crête écarlate. Elles écoutaient les propositions, maintenaient leurs prix, l’air sec, le visage impassible, ou bien tout à coup, se décidant au rabais proposé, criaient au client qui s’éloignait lentement : – C’est dit, maît’Anthime. J’vous l’donne. Puis peu à peu, la place se dépeupla et l’angélus sonnant midi, ceux qui demeuraient trop loin se répandirent dans les auberges.



Chez Jourdain, la grande salle était pleine de mangeurs, comme la vaste cour était pleine de véhicules de toute race, charrettes, cabriolets, chars à bancs, tilbury, carrioles innommables, jaunes de crotte, déformées, rapiécées, levant au ciel, comme deux bras, leurs brancards, ou bien le nez par terre et le derrière en l’air.



Tout contre les dîneurs attablés, l’immense cheminée, pleine de flamme claire, jetait une chaleur vive dans le dos de la rangée de droite. Trois broches tournaient, chargées de poulets, de pigeons et de gigots ; et une délectable odeur de viande rôtie et de jus ruisselant sur la peau rissolée, s’envolait de l’âtre, allumait les gaietés, mouillait les bouches.



Toute l’aristocratie de la charrue mangeait là, chez maît’Jourdain, aubergiste et maquignon, un malin qui avait des écus. Les plats passaient, se vidaient comme les brocs de cidre jaune. Chacun racontait ses affaires, ses achats et ses ventes. On prenait des nouvelles des récoltes. Le temps était bon pour les verts, mais un peu mucre pour les blés.



Tout à coup le tambour roula, dans la cour, devant la maison. Tout le monde aussitôt fut debout, sauf quelques indifférents, et on courut à la porte, aux fenêtres, la bouche encore pleine et la serviette à la main.



Après qu’il eut terminé son roulement, le crieur public lança d’une voix saccadée, scandant ses phrases à contretemps : – Il est fait assavoir aux habitants de Goderville, et en général à toutes les personnes présentes au marché, qu’il a été perdu ce matin, sur la route de Beuzeville, entre neuf heures et dix heures, un portefeuille en cuir noir contenant cinq cents francs et des papiers d’affaires. On est prié de le rapporter à la mairie, incontinent, ou chez maître Fortuné Houlbrèque, de Manerville. Il y aura vingt francs de récompense.



Puis l’homme s’en alla. On entendit encore une fois au loin les battements sourds de l’instrument et la voix affaiblie du crieur ;



Alors on se mit à parler de cet événement, en énumérant les chances qu’avait maître Houlbrèque de retrouver ou de ne pas retrouver son portefeuille. Et le repas s’acheva.



On finissait le café, quand le brigadier de gendarmerie parut sur le seuil.



Il demanda :



– Maître Hauchecorne, de Bréauté, est-il ici ?



Maître Hauchecorne, assis à l’autre bout de la table, répondit :



– Me v’là.



Et le brigadier reprit :



– Maître Hauchecorne, voulez-vous avoir la complaisance de m’accompagner à la mairie ? M. le maire voudrait vous parler.



Le paysan, surpris, inquiet, avala d’un coup son petit verre, se leva et, plus courbé encore que le matin, car les premiers pas après chaque repos étaient particulièrement difficiles, il se mit en route en répétant :



– Me v’là, me v’là



Et il suivit le brigadier.



Le maire l’attendait, assis dans un fauteuil. C’était le notaire de l’endroit, homme gros, grave, à phrases pompeuses.



– Maître Hauchecorne, dit-il, on vous a vu ce matin ramasser, sur la route de Beuzeville, le portefeuille perdu par maître Houlbrèque, de Manerville.



Le campagnard, interdit, regardait le maire, apeuré déjà par ce soupçon qui pesait sur lui, sans qu’il comprît pourquoi.



– Mé, mé, j’ai ramassé çu portafeuille ?



– Oui, vous-même.



– Parole d’honneur, j’ n’en ai seulement point eu connaissance.



– On vous a vu.



– On m’a vu, mé ? Qui ça qui m’a vu ?



– M. Malandain, le bourrelier.



Alors le vieux se rappela, comprit et, rougissant de colère.



– Ah ! i m’a vu, çu manant ! I m’a vu ramasser ct’e ficelle-là, tenez, m’sieu le Maire.



Et fouillant au fond de sa poche, il en retira le petit bout de corde.



Mais le maire, incrédule, remuait la tête :



– Vous ne me ferez pas accroire, maître Hauchecorne, que M. Malandain, qui est un homme digne de foi, a pris ce fil pour un portefeuille ?



Le paysan, furieux, leva la main, cracha de côté pour attester son honneur, répétant :



– C’est pourtant la vérité du bon Dieu, la sainte vérité, m’sieu le Maire. Là sur mon âme et mon salut, je l’répète.



Le maire reprit :



– Après avoir ramassé l’objet, vous avez même encore cherché longtemps dans la boue si quelque pièce de monnaie ne s’en était pas échappée.



Le bonhomme suffoquait d’indignation et de peur.



– Si on peut dire !… si on peut dire !…des menteries comme ça pour dénaturer un honnête homme ! Si on peut dire !…



Il eut beau protester, on ne le crut pas.



Il fut confronté avec M. Malandain, qui répéta et soutint son affirmation. Ils s’injurièrent une heure durant. On fouilla, sur sa demande, maître Hauchecorne. On ne trouva rien sur lui.



Enfin le maire, fort perplexe, le renvoya, en le prévenant qu’il allait aviser le parquet et demander des ordres.



La nouvelle s’était répandue. À sa sortie de la mairie, le vieux fut entouré, interrogé avec une curiosité sérieuse et goguenarde, mais où n’entrait aucune indignation. Et il se mit à raconter l’histoire de la ficelle. On ne le crut pas. On riait.



Il allait, arrêté par tous, arrêtant ses connaissances, recommençant sans fin son récit et ses protestations, montrant ses poches retournées, pour prouver qu’il n’avait rien.



On lui disait :



– Vieux malin, va !



Et il se fâchait, s’exaspérant, enfiévré, désolé de n’être pas cru, ne sachant que faire, et contant toujours son histoire.



La nuit vient ; Il fallait partir. Il se mit en route avec trois voisins à qui il montra la place où il avait ramassé le bout de corde ; et tout le long du chemin il parla de son aventure.



Le soir, il fit une tournée dans le village de Bréauté, afin de la dire à tout le monde. Il ne rencontra que des incrédules.



Il en fut malade toute la nuit.



Le lendemain, vers une heure de l’après-midi, Marius Paumelle, valet de ferme de maître Breton, cultivateur à Ymauville, rendait le portefeuille et son contenu à maître Houlbrèque, de Manerville. Cet homme prétendait avoir en effet trouvé l’objet sur la route ; mais ne sachant pas lire, il l’avait rapporté à la maison et donné à son patron.



La nouvelle se répandit aux environs. Maître Hauchecorne en fut informé. Il se mit aussitôt en tournée et commença à narrer son histoire complétée du dénouement. Il triomphait.



– C’qui m’faisait deuil, disait-il, c’est point tant la chose, comprenez-vous ; mais c’est la menterie. Y a rien qui vous nuit comme d’être en réprobation pour une menterie.



Tout le jour il parlait de son aventure, il la contait sur les routes aux gens qui passaient, au cabaret aux gens qui buvaient, à la sortie de l’église le dimanche suivant. Il arrêtait des inconnus pour la leur dire. Maintenant il était tranquille, et pourtant quelque chose le gênait sans qu’il sût au juste ce que c’était. On avait l’air de plaisanter en l’écoutant. On ne paraissait pas convaincu. Il lui semblait sentir des propos derrière son dos.



Le mardi de l’autre semaine, il se rendit au marché de Goderville, uniquement poussé par le besoin de conter son cas. Malandain, debout sur sa porte, se mit à rire en le voyant passer. Pourquoi ?



Il aborda un fermier de Criquetot, qui ne le laissa pas achever et, lui jetant une tape dans le creux de son ventre, lui cria par la figure : « Gros malin, va ! » Puis lui tourna les talons.



Maître Hauchecorne demeura interdit et de plus en plus inquiet. Pourquoi l’avait-on appelé « gros malin » ?



Quand il fut assis à table, dans l’auberge de Jourdain, il se remit à expliquer l’affaire. Un maquignon de Montivilliers lui cria :



– Allons, allons, vieille pratique, je la connais, ta ficelle !



Hauchecorne balbutia :



– Puisqu’on l’a retrouvé çu portafeuille ?



Mais l’autre reprit :



– Tais-toi, mon pé, y en a qui trouve et y en a un qui r’porte. Ni vu ni connu, je t’embrouille !



Le paysan resta suffoqué. Il comprenait enfin. On l’accusait d’avoir fait reporter le portefeuille par un compère, par un complice.



Il voulut protester. Toute la table se mit à rire.



Il ne put achever son dîner et s’en alla, au milieu des moqueries.



Il rentra chez lui, honteux et indigné, étranglé par la colère, par la confusion, d’autant plus atterré qu’il était capable, avec sa finauderie de Normand, de faire ce dont on l’accusait, et même de s’en vanter comme d’un bon tour. Son innocence lui apparaissait confusément comme impossible à prouver, sa malice étant connue. Et il se sentait frappé au cœur par l’injustice du soupçon.



Alors il recommença à conter l’aventure, en allongeant chaque jour son récit, ajoutant chaque fois des raisons nouvelles, des protestations plus énergiques, des serments plus solennels qu’il imaginait, qu’il préparait dans ses heures de solitude, l’esprit uniquement occupé par l’histoire de la ficelle ; On le croyait d’autant moins que sa défense était plus compliquée et son argumentation plus subtile.



– Ça, c’est des raisons d’menteux, disait-on derrière son dos.



Il le sentait, se rongeait les sangs, s’épuisait en efforts inutiles.



Il dépérissait à vue d’œil.



Les plaisants maintenant lui faisaient conter « la Ficelle » pour s’amuser, comme on fait conter sa bataille au soldat qui a fait campagne. Son esprit, atteint à fond, s’affaiblissait.



Vers la fin de décembre, il s’alita.



Il mourut dans les premiers jours de janvier et, dans le délire de l’agonie, il attestait son innocence, répétant :



– Une ‘tite ficelle …une ‘tite ficelle … t’nez, la voilà, m’sieu le Maire.
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Jeu Juin 27, 2013 9:14 am

LA FICELLE
L'histoire
C’est jour de marché dans le bourg normand de Goderville où se rend un paysan, maître Hauchecorne. Maître Hauchecorne ramasse un petit morceau de ficelle, sous les yeux d’un bourrelier, Malandain, avec lequel il est fâché. Plus tard, un crieur public fait savoir que quelqu’un a perdu un portefeuille. Maître Hauchecorne est accusé d’avoir trouvé et conservé le portefeuille. il est dénoncé par Malandain. Convoqué chez le maire pour s’expliquer,on ne peut rien retenir contre Hauchecorne, mais il n’arrive pas non plus à prouver son innocence. Tous ceux qu’il rencontre alors sont persuadés qu’il a conservé le portefeuille.Le lendemain, un valet de ferme restitue le portefeuille qu’il a trouvé sur la route; maître Hauchecorne se croit enfin délivré. Hélas, dans les conversations, plus il raconte son récit et plus les autres croient que c’est lui qui, après avoir trouvé le portefeuille, l’a fait rapporter par un tiers. Hauchecorne tombe dans l’obsession, il est malade puis il meurt et ses derniers mots sont encore pour clamer son innocence, c’est « une ‘tite ficelle » était sa dernière phrase.

Les thèmes
L'individu confronté à la foule cruelle et stupide.Il cherche incessamment à prouver son innocence mais ne peut que sombrer dans la maladie et la folie.Il manque de force et de courage et doit par la suite mourir.

Maitre Hauchecorne, un héros ?
D’habitude, héros suppose des traits caractéristiques comme le courage, la force et l’intelligence. S’il y a des situations menaçantes, le héros agit tout de suite pour se défendre ou pour sauver la vie des autres. Il sacrifie sa propre vie. Dans la guerre, on parle d’un héros, si il a réussi à emporter la victoire. Il y a aussi des héros tragiques. Ce sont des personnages qui doivent faire des choix difficiles.Mme Loisel, le personnage principal de « La Parure » correspond plus ou moins à une héroïne tragique au sens classique. Elle tâche de payer toutes ses dettes et à la fin, elle y réussit. Cependant, le gueux n’est pas un héros. Un jour, il a un accident fatal qui le réduit à la mendicité. C’est son sort triste qui lui est donné par hasard. Il souffre sans cesse et il a peur des gens qui lui refusent l’aumône. Le gueux n’a pas de force ou de courage et, par conséquent, on ne peut pas parler d’un vrai héros. Dans « La Ficelle », le destin de la figure centrale est comparable à celui du gueux. Maître Hauchecorne n’est pas susceptible de prouver son innocence. Il devient - comme le gueux ou la folle, une femme malade qui ne reçoit pas d’aide et qui doit mourir - une victime de la société qui échoue à cause de la cruauté vécue des gens en général et par suite de leur stupidité qui culmine à la simplicité et la platitude.
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Lun Juil 01, 2013 6:03 pm

c est très intéressant
  
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Sam Juil 06, 2013 3:45 pm

   
    
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   Lun Juil 29, 2013 8:23 pm

   
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MessageSujet: Re: Tous le programme de Français pour le TRONC COMMUN au Maroc   

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